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De vieilles légendes circulent à présent dans les plus sombres ruelles de certaines villes. A Tortuga, les vieux ivrognes témoignent de leur engouement à en savoir bien plus que les autres ; certains parlent, bien trop. Quelque part en mer, se trouve une île, habitée ou non, nul ne le sait. Une seule chose reste certaine, c'est qu'elle reste protégée par un grand navire avec des voiles noires; s'étant comme figé dans le temps. Un équipage maudit et obligé de rester aux bords de cette île, à faire ce devoir, celui de la défendre d'opportuns visiteurs et autres petits curieux.

On raconte qu'ils seraient possédés, maudits ; que la déesse des mers elle-même les auraient condamnés à cette éternelle vie, uniquement consacrée à ce même et lancinant devoir. Les rares personnes s'étant approchés de cet endroit, n'en sont jamais revenus pour le prouver. La Fontaine de Jouvence existe-t-elle réellement?


Une carte mènerait à ce fameux secret, une carte que possèderait le capitaine Jack Sparrow. (more?)

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DÉBUT FÉVRIER 2010 - ouverture du forum, AGAINST THE WORLD.

NEWS DU CINQ MARS 2010 - le forum change de design pour adopter le numéro deux, what we fighting for.
 
NEWS DU VINGT-HUIT MARS 2010 - en cette fin de mois et pour fêter la venue du mois d'avril, la troisième version all we need est mise en place ; n'hésitez pas à donner votre avis sur la troisième version ici même, (:

NEWS DU NEUF AVRIL 2010 - un recensement à été mis en place, et tous les membres sont conviés à signaler leur présence à cet endroit. Pour continuer sur une note plus joyeuse, un concours prévoyant l'emblème de la chronique mensuelle d'ATW est officiellement lancé dans la galerie artistique du forum ; que vous pourrez retrouver en lien direct ici-même; =D Bon courage à tous!

NEWS DU PREMIER MAI 2010 - le forum change de nouveau de design pour adopter sa quatrième version, be prepared ; (:

NEWS DU DEUX MAI 2010 - le recensement du forum étant terminé, les membres ne s'étant pas manifestés ont été supprimé.

NEWS DU VINGT-DEUX JUIN 2010 - nouveau design mit en place, ce dernier en est à sa cinquième version, all i ever wanted is war.

NEWS DU PREMIER OCTOBRE 2010 - après un hiatus, le forum reviens parmi nous, avec une nouvelle version du design (world domination, one step at a time), ainsi qu'une intrigue (inscriptions à cet endroit) ! bon jeu à tous ! /o


/ INSCRIPTIONS A L'INTRIGUE :
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 we’re in deep shit. • pv mercy.

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Lady Elvira L. G. GreyG O V E R N O R; ♣ « despote & politicienne manipulatrice »

« Inscrit(e) le » : 17/08/2009
« Parchemins enregistrés » : 624
« Where are you ? » : quelque part derrière mon arc-en-ciel, à jeter des fleurs partout où je passe. peace&love.
« RP Age » : twenty-nine years old. (she's not a old lady)
« What do you want ? » : un coeur. *sbaf*
« Quote » :
    'In order to get power and retain it, it is necessary to love power; but love of power is not connected with goodness but with qualities that are the opposite of goodness, such as pride, cunning and cruelty.' - cf. Leo Nikolaevich Tolstoy (quotation)



ONE-WAY TO KNOW~
« Parti Politique »
: Winners.
« Profession Exercée »
: Dictator Governor of Port Royal | Beckett's Assistant
« Relationnel »
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MessageSujet: we’re in deep shit. • pv mercy.   Jeu 8 Avr - 2:00




« c'est notre vraie nature, c'est d'avoir quatorze ans,
c'est d'foncer droit dans le mur, mais y aller en s'marrant »

we’re in business of the misery


La silhouette féminine à l'épaisse chevelure d'un blond très clair, nonchalamment retenue par un élégant chignon à quelques centimètres de sa nuque, arpentait les couloirs du navire. Gardant sa démarche fière avec une certaine difficulté devant les quelques tremblements que subissait le navire, ce dernier ne faisait que tanguer de droite à gauche sans éprouver l'envie de s'arrêter. Sa main droite se plaqua contre un des murs, fermement. La chevalière familiale à son annulaire brilla légèrement, alertant par ce fait le regard verdâtre de la jeune femme. Elle aimait cette bague. C'était sa marque de fabrique, ce qui prouvait officiellement son appartenance à la famille Grey, son appartenance à la noblesse, à la richesse et à la soif d'ambition qui la dévorait d'année en année. Brusquement, le son des vagues ou encore du navire s'agitant de tous les côtés n'avait plus aucune importance. Car un tout autre son l'interpella. Instinctivement, le visage d'Elvira Grey se tourna vers le fond du couloir, où se trouvait sa cabine personnelle. Son visage avait subitement pâlit, bien plus que d'ordinaire. Le son qui résonnait entre ces murs de bois peints et vernis un nombre incalculable de fois aux frais de la Compagnie des Indes était une mélodie. Une vieille mélodie, douce, et envoûtante. Sa mélodie. Ce son ne résonnait que lorsqu'elle ouvrait une petite boîte, lui appartenant. Une précieuse boite vernie en un rouge sang, aux contours dorées et à l'écriteau usé par le temps. Son père le lui avait offert pour sa naissance, à l'époque où elle était incapable de voir la froideur et l'intransigeance de son géniteur, où elle pensait encore obtenir son affection. Et aussi futile que cela semblait être, Elvira y tenait extrêmement. C'était bien plus qu'une petite boîte pour elle, c'était un trésor.

Un claquement sonore retentit soudainement. La porte de la cabine de lady Grey se referma d’un coup sec, presque tranchant. Elvira Grey ne bougea pas d’un cil, se tenant comme à l’ordinaire bien droite, stoïque, analysant en premier lieu les raisons qui auraient pu pousser sa bras droite à entrer dans ses appartements en ayant bien à l’esprit que la Gouverneur ne s’y trouverait pas à cette heure de l’après-midi. Mais où étais-donc passée lady Grey ? En réalité, elle s’était tout simplement permit de s’isoler un moment dans la cale du One of Blades, seule, avec ses sombres pensées. Une bonne heure suffit à la lady pour faire le point sur certaines choses. Peu après, la silhouette d’autorité à Port Royal avait quitté les sous-sols du galion pour errer sur le pont, à contempler les membres de l’équipage travailler, et en sermonner quelques uns si la rambarde du One of Blades n’était pas assez polie, ou si les dalles de bois du sol manquaient de craquer, ou encore si tout n’était pas en ordre au goût de notre exigeante caricature. Hors, elle oublia une chose, un grossier détail qui allait causer bien plus de dégâts que prévu – le navire avait rencontré quelques difficultés à naviguer depuis quelques heures déjà, s’étant fait par deux reprises attaqués par un navire ennemi, portant l’étendard pirate. Ils avaient remportés le combat, mais quelques dégâts que certains jugeaient mineurs pour le moment avaient été faits au One of Blades. Elvira n’avait pas songé un seul instant à cette faute de parcours, cette erreur dans ses planifications. Ils avaient décidés de se rendre dans la belle ville de Londres, du moins, lady Grey l’avait souhaité. Elle avait fait préparer le navire pour ce long voyage, et bien évidemment, avait convoqué sa très chère associée à ses côtés. Comment les imaginer l’une sans l’autre ? Ce serait presque un crime scandaleux. Il n’y avait pas d’équipe malfaisante sans les deux uniques membres du duo, Elvira Grey n’était rien sans Astris Imnell, et inversement. La pratique et la fourberie de l’une, associée au machiavélisme et aux méthodes peu scrupuleuses de l’autre les rendaient imbattables. Elvira devait admettre une chose, la relation qu’elle entretenait avec cette femme était certes inexplicable, mais tellement profonde. Il y a bien longtemps qu’Elvira avait renoncé à garder un cadre professionnel avec elle, se laissant aller à une ambiance bien plus complice et détendue. Chose rare, dans le cas de miss Grey, qui mettait un point d’honneur à ne pas confondre privé et professionnel. Il n’y avait qu’avec deux uniques personnes que cette notion s’évaporait en un claquement de doigt. A stris Imnell et Sydney Hopks. En même temps, c’était assez ironique de sa part, de faire de ses employées ses bonnes vieilles copines. Mais Astris était si complémentaire, ensemble elles feraient des merveilles. La noble lui avait légué sa confiance, et elle n’était pas vraiment prête à la reprendre de sitôt. Lynne se souvenait d’un jour, où elle avait rencontré pour la toute première fois Astris Imnell – à l’époque, la jeune femme n’était pas Gouverneur, et n’avait ainsi aucuns droits de ce genre, mais pourtant, elle lui avait fait une offre que la jeune citoyenne ne pouvait refuser. Celle de travailler ensemble pour satisfaire les intérêts des deux. Elle l’avait donc couverte de ses délits, et c’est à partir de là qu’un lien commençait petit à petit à naître entre les deux blondes. Comment décrire cela – Elvira Grey ne l’avouerait jamais à voix haute, mais elle se languissait à chaque fois de voir miss Imnell. Elles étaient comme – des sœurs jumelles, voilà. Des sœurs. Cette réalité l’avait à chaque fois étonnée, elle qui s’était pourtant jurée de ne jamais faire dans le sentimentalisme. Quelque chose en Astris l’alertait et l’apaisait. Physiquement, les deux femmes avaient comme qui dirait un petit air de famille, sans plus ? Vraiment ? Et caractériellement – cette notion de domination était frappante. Parfois, Elvira plaisantait en songeant qu’Astris était comme la petite sœur qu’elle n’avait jamais eue. Mais qui sait ?


« THE EXCITED PRINCESS » Mercy ? – fit une voix dans le dos de le jeune femme blonde. L’arrivante dévisagea lourdement le dos de son interlocutrice, sondant de ses petits yeux verts émeraude les mèches claires d’Astris Imnell.

La pièce étonnamment plongée dans la pénombre la plus totale évoquait bien l’état d’esprit de sa propriétaire. Comme un puits noir sans fond. Au coin, sur le bureau, quelques bougies à peine éclairées scintillaient violemment. Le regard d’Elvira Grey dévia d’Astris jusqu’au feu rougeoyant suspendu au bout d’une bougie de cire blanche. Le subtil mélange du rouge à l’orangé la fit négligemment sourire ; une combinaison efficace. Comme aux cartes. Comme elles.


« THE EXCITED PRINCESS » Qu'est ce que -- – la femme s'interrompit d'elle-même. Les yeux rivés sur la petite boîte à musique d'un rouge sang entre les mains de sa bras droite. Sa première réaction fut d'entrouvrir très lentement ses fines lèvres rosées, mimant quelques mots qui ne sortirent absolument pas. Ses lèvres ne faisaient que remuer sans que ses cordes vocales ne se décident à mettre un son sur ces mots muets. Interloquée, déstabilisée, perdue, perturbée, Elvira ne trouva rien à redire ; pour une des rares fois de son existence. – Où as-tu trouvé cette boîte? – se contenta-elle tout simplement de dire d'une voix neutre, presque froide. Cela ne lui ressemblait pas - du moins, pas devant Mercy - ; mais le simple fait que sa partenaire en affaires ait découvert un objet qui avait une si grande valeur sentimentale aux yeux de la Gouverneur, lui faisait perdre ses moyens.

La mélodie enivrait toute la pièce, et Elvira Grey ne su quoi murmurer de plus. Elle n'osait plus faire le moindre bruit, ni susurrer le moindre mot.





    "The way you held me, I knew that this could be. What I've been waiting to find. Darling, look at me, I've fallen like a fool for you ; darling, can't you see, I'd do anything you want me to. I tell myself I'm getting in to deep, then I fall a little farther every time you look at me."
      |LOOK AT ME - CARRIE UNDERWOOD|

    Spoiler:
     
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Astris C. ImnellDESIRE I know you've suffered

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« RP Age » : _26 ans.
« What do you want ? » : _ dominer les hommes - déjà fait ?
« Quote » : Do what you want, but please, shut up/
Now you’re looking for the secret... But you won’t find it, because, of course, you’re not really looking. You don’t really want to work it out... You want to be fooled.



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MessageSujet: Re: we’re in deep shit. • pv mercy.   Dim 11 Avr - 18:24


SHARK IN THE WATER
don't tell me that it's over

    C'était avec de bonnes intentions qu'Astris poussa la porte du bureau de sa partenaire, la voix encore suintante du prénom de la Gouverneur qu'elle appelait sans pause depuis plus de dix minutes. La plus jeune des deux blondes avait remarqué l'état pitoyable du bateau qui ne manquerait pas à se fendre en mille morceaux si l'on ne réduisait pas la vitesse et changeait de cap, car les courants contraires ne faisaient qu'amocher encore plus le galion déjà fatigué. La callipyge Imnell comptait donc prévenir Elvira le plus rapidement possible, mais elle fut incapable de la retrouver. C'est donc avec bonne foi qu'elle décida d'aller jeter un œil dans son bureau, sans aucune idée malsaine à l'esprit. Comment pourrait-elle ? Becky était bien plus qu'une simple partenaire à ses yeux. Un lien étrange les unissait, et malgré le refus d'affection dont s'entêtait Astris, elle ne pouvait le nier. Elle l'aimait comme une sœur, et ce n'était pas près de changer.

    Mercy poussa alors la porte lourde et vernis, et passa sa tête dans l'entrebâillement. L'air y était chaud et sec, et la pénombre faisait danser les maigres bougies quasiment inutiles. Aucune trace de Becky. Astris soupira, dégageant nonchalamment ses cheveux de sa nuque. Tandis qu'elle refermait doucement la porte, son regard s'attarda vers un tiroir encore ouvert. Elle plissa les yeux et aperçut une boite familière qui dépassait du linge proprement plié. Incapable de retenir sa surprise mêlée à son incompréhension, elle se faufila dans la pièce et saisit le petit coffret rouge, les yeux brillants comme une gamine retrouvant son trésor. Mais cela ne pouvait pas être possible. Astris ne voulait pas croire que sa boîte à musique qu'elle chérissait tant s'était retrouvée dans le bureau de celle qu'elle appréciait plus que tout au monde. Paradoxalement, on ne pouvait que lui jouer des tours. La blonde ouvrit alors, tremblante, le précieux coffret. Puis une mélodie s'en échappa alors doucement. Sa mélodie. Légère, trouble, mystérieuse. Astris ne comprenait pas. Que se passait-il ? Pourquoi sa boîte à musique, cette boîte à musique qu'elle n'avait ouverte qu'une seule fois, qui lui rappelait de si mauvais souvenir et qu'elle avait abandonnée sur une plage loin d'ici s'était-elle retrouvée dans les affaires d'Elvira Grey, flambant neuve ?

    – Mercy ? la voix de Becky s'éleva délicatement dans les airs, comme si la Gouverneur s'était retenue de parler trop fort. L'ambiance de la pièce devait y être pour quelque chose, car la lumière tamisé inspirait un calme mystérieux et étrange avec laquelle la mélodie de la boîte à musique s'accordait à merveille. On eût dit que tout était calculé, comme une œuvre d'art ou le bouquet final d'un feu d'artifice. Astris sentit alors le regard sa sœur lui traverser le corps, et la jeune blonde se mit à sourire, énigmatique et peut-être ironique.

    – Qu'est ce que -- Mercy ne se retournait toujours pas, le regard perdu dans le fond de la boite à musique qui tournait encore. Où as-tu trouvé cette boîte? son ton était étonnement neutre, mais Astris savait qu'intérieurement, Becky bouillonnait. Elle la connaissait assez pour savoir quand son ton froid et neutre était spontané ou au contraire, durement calculé. Mais sa partenaire était très forte à ce jeu-là, et rien n'était certain.

    Astris se retourna alors, et plongea ses yeux marrons dans l'océan émeraude d'Elvira, et se releva, la boîte toujours tenue contre sa poitrine.
    Dans tes affaires, figure-toi. trancha la cadette, le regard froncé mais plus doux que sa voix. Il n'y avait aucune agression dans ses dires, juste de la surprise, de incompréhension et de l'excitation. Maintenant à mon tour de te poser la même question; où as-tu trouvé ça, Becky ? murmura-t-elle à moitié, désignant le coffret de l'œil, les lèvres pincées.

    Elle tenta alors de se rapprocher, d'une démarche féline qui se voulait mielleuse. Elle voulait juste tirer cette affaire au clair, pour que son esprit cesse de la torturer avec des questions auxquelles, vraisemblablement, Elvira seule avait les réponses. Mais Astris n'était pas aveugle. Elle voyait très bien, étonnament bien même, que cette affaire touchait Becky au moins autant qu'elle la touchait elle. Dans un élan non maîtrisé d'affection, comme une connexion soudaine, un lien fort et spontané, elle attrapa la main de sa partenaire et la serra. Entre ses doigts chauds, elle sentit une bague imposante et lourde qu'elle ne put s'empêcher de regarder...
    Les yeux d'Astris s'affolèrent soudainement à la vue du bijou, son sang ne fit qu'un tour dans son cerveau qui ne semblait plus être irrigué, elle avait chaud, elle se sentait au bord de l'évanouissement. Sa bouche était entrouverte, trahissant avec le reste de son corps sa surprise affolée. Elle lâcha alors soudainement la main de Becky mais n'eut le temps de rien d'autre. Le bateau trembla violemment, et Astris crut un instant que c'était la surprise qui lui donnait des hallucinations. Mais la réalité était bien celle là, et le One of Blades se mit soudainement à tanguer d'un côté puis de l'autre. Les bougies se renversèrent, les meubles les suivirent. Les deux blondes s'échappèrent alors du bureau pour se diriger difficilement sur le pont en travers, et apercevoir l'affolement qui régnait sur le galion. Il avait lâché. Par chance, le bateau coulait assez lentement pour avoir le temps d'atteindre l'île la plus proche. Elles donnèrent l'ordre et le One of Blades changea de cap pour l'île inconnu qui s'offrait à eux comme une terre promise.

    Par chance, ils accostèrent rapidement sur la plage de sable blanc. Dès lors, Astris prit l'initiative de donner les ordres et pria aux marins de remettre le One of Blades en état pendant qu'elle et Elvira partirait à la découverte de l'île. Cette proposition était alléchante, mais le souvenir de la bague et du coffret à musique rendit Mercy plus grave:

    Becky, je crois qu'il faut qu'on parle. dit-elle d'un ton monocorde mais plein d'une émotion mal dissimulé. De la boîte, mais aussi... elle hésita un peu, puis sortit la même que portait Elvira. De ça. Je n'ai pas eu longtemps pour réfléchir, mais je ne pense pas que cela soit juste une coïncidence. ses paupières n'étaient plus froncées, son front s'était détendu. Cette révélation était dure à avaler, mais elle était pourtant évidente. C'était tellement étrange que ça en devenait surnaturel. Peut-être se trompait-elle ? C'était à Elvira d'en décider. Taire, étouffer. Ou en parler.

    Astris ne pu retenir un sourire. Tout ça était d'un ironique affligeant, et serait digne d'un roman fabuleux. Cette île prêtait à cette situation un air d'aventure non refoulable auxquelles les deux blondes avaient toujours aimé jouer. Le danger, l'inconnu. Foulant le sable de leur pied, Astris jeta un regard au galion bancale où quelques hommes s'affairaient au travail, puis se tourna vers sa partenaire, son amie, sa sœur ? en attendant une réponse, ou du moins, une autre constatation pour avancer.
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Lady Elvira L. G. GreyG O V E R N O R; ♣ « despote & politicienne manipulatrice »

« Inscrit(e) le » : 17/08/2009
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MessageSujet: Re: we’re in deep shit. • pv mercy.   Jeu 13 Mai - 4:48

- Dans tes affaires, figure-toi. Ah, la belle blonde en aurait presque éprouvé de la culpabilité. Etais-ce grave d’avoir ce genre de choses ? Où voulait en venir Astris ? Légèrement tétanisée et demeurant malgré tout stoïque, Elvira leva brièvement les yeux vers son équipière, cherchant une lueur au fond de son regard étincelant. Et c’est là, que la belle lionne nota une chose à l’allure si banale, mais qui lui paraissait maintenant extrêmement importante. Leurs iris couleur émeraude se ressemblaient. Elvira ne parvenait plus à penser à autre chose que cette récente découverte, mais pourquoi à cet instant, alors que les deux femmes se connaissaient depuis très longtemps, déjà. Pourquoi ? Parce que la situation l’exigeait, soufflait la voix svelte de sa conscience. Maintenant à mon tour de te poser la même question; où as-tu trouvé ça, Becky ? La suite de la scène semblait presque calculée à l’avance, Elvira se mura dans un silence, sans donner d’explication. Aucun mot, aucun geste ne vint brusquer ce mutisme soudain. Mercy ne lui en voudrait pas ; elle connaissait les réactions de son employeuse. Et par expérience, Astris devait sûrement se douter qu’un silence pesant signifiait bien plus qu’on ne pourrait le penser. La noble contempla avec intérêt les traits faciaux de Mercy, ils étaient fins, élégants, comme les siens. Le regard inquisiteur d’Elvira s’arrêta net au niveau de ces lèvres pincées, elle en déduit naturellement que son amie ressentait de l’anxiété, et peut-être même, de l’incompréhension.

Puis, elle en revint à la fameuse boîte. Que de mystères. Elle s’en voulait pendant une brève seconde, d’avoir cru que sa partenaire avait tenté une effraction dans ses appartements dans l’unique but de la voler. Quelle sottise. Lynne fatiguait en fin de semaine, et cette pulsion paranoïaque n’arrangeait décidément rien. Ce n’était pas qu’elle ne faisait pas confiance à son amie, loin de là, mais le fait de s’être retrouvée face à un trait marquant de son enfance lui provoquait de drôles de sensations déplaisantes. Elvira détestait repenser au passé, à son propre passé. La réaction de Mercy lui échappa malheureusement, encore subjuguée par cette petite boîte à musique, elle semblait littéralement partie dans un autre monde. Les mots de sa partenaire auraient pu l’offenser, Elvira aurait pu se sentir légèrement agressée sur les bords, probablement en faute. Mais ce n’est pas ce que la dame aux cheveux d’or ressentit, les mots s’échappant des lèvres rosées d’Astris ne la blesseraient jamais. Car elle savait qu’au-delà du ton tranchant, ou de la question remplie de sous-entendus, Mercy lui paraîtrait éternellement amicale, et nullement accusatrice. C’était sa Mercy, en somme. Et peut importe ce qu’elle pourrait bien faire, jamais Elvira ne lui reprocherait quoi que ce soit, elle lui offrait une confiance presque aveugle, mais entièrement méritée. Miss Imnell lui avait prouvé tant de choses par le passé, y compris sa très grande valeur, et son importance dans la vie de l’aristocrate. Elvira Grey se contenta de fixer d’un air indifférent son interlocutrice, pendant que son esprit vagabondait encore dans des questions existentielles.

Lorsque son amie lui prit délicatement sa main, une agréable sensation se diffusa en elle, comme l’impression d’être soulagée d’une certaine tension. Elle se sentait rassurée ; et pas seulement de ne plus être la seule de perdue dans cette histoire. Le geste de Mercy lui paru anodin, elles étaient assez proches. En faite, Elvira avait toujours semblé hostile aux marques d’affection amicales, et personne n’oserait ne serais-ce que lui prendre la main sans reconnaître qu’il y avait un fort risque de rejet en réponse. Mais Mercy – c’était différent, elle était son roc, et la complexité de leur relation lui échappait continuellement. Elvira ne cherchait pas à comprendre, elle adorait parler avec Mercy, et connaître son avis, sa compagnie lui était vitale. Les deux jeunes femmes se connaissaient très bien, elles avaient conscience des défauts ou qualités de l’autre, ainsi que de leurs ambitions, ou peurs secrètes. Elvira arrivait à présent à cerner le caractère d’Astris, et la réaction qu’elle eut à la vue de sa main la déstabilisa. Que lui arrivait-il ? Ses iris fixèrent la même chose que sa bras droite, mais rien ne lui semblait bouleversant à ce point. Peut-être que ce n’était pas cela que regardait la jeune Imnell. Le sol ? Le parquet ? Ses chaussures ? Elles ne lui plaisaient pas ? C’est vrai que le noir et le bordeaux pouvait être plutôt un choix vestimentaire intriguant, quoique bien trop sombre pour sa personnalité. Mais Astris n’était pas futile au point de dévisager un détail de ce genre, non, c’était autre chose de bien plus important. En toute honnêteté, le visage crispé de Mercy n’était pas une vue familière à l’héritière. Ce genre d’expression faciale lui était même plutôt rare, elle qui gardait un calme permanent, et ne se pétrifiait que lorsque les choses s’aggravaient à l’extrême. (…) Il ne lui fallut pas plus d’une seconde pour remarquer les tremblements incessants du One of Blades, et instinctivement, ses yeux s’écarquillèrent alors qu’elle tenta de s’agripper aux bords du bureau en bois massif vernis, pour ne pas tomber à la renverse. Les muscles de ses doigts se crispèrent sous l'effort, et l'expression faciale de la noble passa rapidement à de la peur.

Jamais dans sa vie, la lady n'avait pu se faire une aussi grande frayeur. Le One of Blades n'arborait pas non plus cet état très souvent. Lui qui aspirait à la propreté, à la perfection, le grand galion en prit sévèrement pour son argent. Et les frais de réparation risquaient fort d'être salés. Elvira fronça un sourcil à cette pensée, elle détestait devoir verser des tonnes pour des petits détails. Et déjà, l'esprit de l'aristocrate tentait de trouver une parade pour payer moitié prix ; ou pas du tout. Cette femme était si avare, et bien trop sur ses propres sous. Ainsi que sur ceux des autres. Décollant au fur et à mesure ses doigts de la table, ce n'est qu'une fois bien rassurée que le navire ne bougerait définitivement plus, que la dame de Cœur se décida à reporter son attention sur Astris. Cette dernière lui avait emboité le pas, et se dirigeait vers le pont. L'aristocrate rejoignit le haut du navire, afin de constater des dégâts de par ses propres yeux. Et ce fut de très, très loin beau à voir. La langue de la noble claqua nerveusement contre son palet humide, l'addition allait chiffrer. Tout était à refaire, le parquet, les décorations dorées et autres petites écorchures faites dans le bois épais. Mais surtout -- la peinture. Ah, la peinture était en sale état. Elle resta en retrait quelques secondes, le temps pour les soldats de s'affairer autour des dégâts qui leur semblaient les plus majeures et rapidement réparables. Le One of Blades reprendrait la route dans quelques temps, sans doute ; mais pour le moment, camper sur l'île leur semblait la meilleure option à prendre. Elvira croisa enfin le regard de sa bras droite, et une sensation de pure gêne l'envahie. D'un commun accord discret, elles se retirèrent plus loin, près des arbres et autres fougères exotiques verdâtres.

- Becky, je crois qu'il faut qu'on parle. Mercy abordait une mine grave, et le timbre de sa voix le confirmait aux yeux d’Elvira. L’époque des belles paroles, du ton joyeux et des rires fusants de tous les côtés se mettait drôlement à lui manquer -- De la boîte, mais aussi... Non, elle ne voulait pas voir cela. Elle préférait se mentir, cacher ce qui la bouleversait tant. Ce serait impossible, démesurément impossible qu’elles puissent entretenir ce genre de -- lien. Et pourtant. Dés l’instant où ses yeux d’ordinaire si froids et perçants se posèrent sur la bague jumelle ; son corps fut secoué d’une horrible sensation glacée. Comme si un seau d’eau s’était par magie déversé au-dessus de sa tête. Comme si son cœur menaçait d’imploser dans sa poitrine, et encore comme si sa voix s’éteindrait à jamais. De ça. Je n'ai pas eu longtemps pour réfléchir, mais je ne pense pas que cela soit juste une coïncidence.

Son souffle faillit se couper, brusquement. Elle ignorait quel était ce sentiment qui l’assaillait, mais le regard déterminé et confus de Mercy la fit réaliser à quel point la situation prenait une bien tragique tournure. Elvira bloquait sur la réalité. Elle essayait d’ignorer ce qui se trouvait juste sous son nez. Devant ses yeux. L’anneau que lui montra sa bras droite scotcha sa patronne sur place. Ainsi, ils étaient bien plus proches qu’on aurait pu le penser. Un lien inexplicable et probablement familial les unissait. Elvira Grey ne se sentirait plus jamais seule, désormais. Et oh que non, ce n’était pas une coïncidence. Même si l’aristocrate l’aurait souhaité. Elvira s’apprêtait enfin à parler, elle inspira une grande bouffée d’air frais tropical, scrutant négligemment les alentours, voulant s’assurer que personne n’entendrait leur conversation :

- Je –, entama la jolie blonde d’un ton qui se voulait hésitant, c’est – je –

Bloquée nette dans sa progression, ses cordes vocales la lâchèrent, et l’inspiration également. Elle perdit le fil de ses mots, et se retrouva confrontée à ce qu’on appellerait un état de choc psychologique. Les lèvres à présent entrouvertes, ces dernières commencèrent à trembler, très doucement, mais sûrement. Et ce geste inconscient que lui envoyait son corps, lui prouvant que même si son esprit borné refusait d’admettre la vérité, il y aurait toujours quelque chose qui le lui rappellerait. La même bague, le même emblème, la même lettre, la même famille. En faite, une des raisons pour laquelle Elvira préférait fermer les yeux, était l’hypothèse que si Mercy possédait cette même bague familiale, venant de son père, de leur père. Cela voudrait dire que ce dernier avait eut une aventure avec la mère de Mercy, et en vu de leur âge respectif – cela ce serait produit alors qu’il était toujours marié. Elvira ne l’acceptait pas. Les fondations même du mariage de ses parents lui avaient semblé à l’époque si parfaites, tellement concrètes qu’un dérapage entrainant la venue d’un enfant lui paraissait irréaliste. Et bouleversait par-dessus le marché ses principes, ainsi que ses notions. Son père lui aurait mentit, à elle, et à sa mère. Cette histoire l’intriguait fortement, bien que nous devions admettre que le comportement de son géniteur l’écœurait. Le sang de la noble bouillonnait nerveusement dans ses veines, et les premiers signes de la frustration se signalèrent. Elle était en colère, très. Mais ce n’était pas la faute de Mercy, s’acharnait-elle à penser. En faite, qui serait à blâmé, le coupable ? Elvira soupira longuement, pendant que ses tremblements continuels commençaient petit à petit à s’évaporer. Elle essayait de retrouver une sensation de parfaite plénitude, un calme serein, même si ce flot de questions circulant dans sa tête ne prenait toujours pas fin. Mercy était donc sa demi-sœur, et cela expliquerait en partie la relation fusionnelle que les deux petites blondes se livraient depuis leur première rencontre.

- Je ne pense pas non plus, parvint-elle difficilement à susurrer d’une voix basse. Tu vois, Mercy, nous partageons la même cabine, les mêmes pensées, planifications et autres ambitions, et désormais, le sang. étrangement, un faible sourire s’afficha à ses lèvres. Tu m’en vois ravie.

Étais-ce tout ? Vraiment ? Elvira Grey s'interrompit, et préféra changer de sujet. Le regard pointé vers l'horizon. Cette île était paradisiaque aux premiers abords, mais ce ne devait qu'être une impression. Tout était malheureusement possible, même le pire. C'est ce que la sulfureuse avocate du Diable craignait.

- Une chose est sûre, continua la noble, d'un ton bien plus dépité et contrarié. nous devrons rester ici un certain temps. Elvira ne parvenait pas à saisir le bon côté des choses, y en avait-il au fond ? L'histoire de cette bague, de ce coffre ainsi que du lien parenté lui restait en travers de la gorge. Ce n'est pas que l'idée d'avoir Astris comme demi-sœur la dérangeait, au contraire, mais la blonde pensait à ce que tout cela risquait d'engendrer par la suite. Que se passerait-il ? Astris viendrait vivre dans son manoir ? Aurait-elle une part d'héritage ? Qu'est ce que cela changerait pour elles ? As-tu questionné les soldats afin de savoir dans exactement combien de temps aurions-nous enfin l'immense honneur de rejoindre Londres ? souffla-t-elle, moqueusement. Ah mais la belle serait-elle frustrée ? Énormément. Et dans ces cas-là, l'ironie et les sarcasmes étaient de mise.

Lady Grey pensa notamment à troquer sa robe contre un uniforme rouge et blanc. Elle ne trouvait pas cela pratique sur une île, les plis risqueraient certainement de s'écorcher contre les branches, épines ou autre. Et comment circuler avec pleins de froufrous décoratifs et autres dentelles, sérieusement ?

[ désolée du retard éè ]





    "The way you held me, I knew that this could be. What I've been waiting to find. Darling, look at me, I've fallen like a fool for you ; darling, can't you see, I'd do anything you want me to. I tell myself I'm getting in to deep, then I fall a little farther every time you look at me."
      |LOOK AT ME - CARRIE UNDERWOOD|

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