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De vieilles légendes circulent à présent dans les plus sombres ruelles de certaines villes. A Tortuga, les vieux ivrognes témoignent de leur engouement à en savoir bien plus que les autres ; certains parlent, bien trop. Quelque part en mer, se trouve une île, habitée ou non, nul ne le sait. Une seule chose reste certaine, c'est qu'elle reste protégée par un grand navire avec des voiles noires; s'étant comme figé dans le temps. Un équipage maudit et obligé de rester aux bords de cette île, à faire ce devoir, celui de la défendre d'opportuns visiteurs et autres petits curieux.

On raconte qu'ils seraient possédés, maudits ; que la déesse des mers elle-même les auraient condamnés à cette éternelle vie, uniquement consacrée à ce même et lancinant devoir. Les rares personnes s'étant approchés de cet endroit, n'en sont jamais revenus pour le prouver. La Fontaine de Jouvence existe-t-elle réellement?


Une carte mènerait à ce fameux secret, une carte que possèderait le capitaine Jack Sparrow. (more?)

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DÉBUT FÉVRIER 2010 - ouverture du forum, AGAINST THE WORLD.

NEWS DU CINQ MARS 2010 - le forum change de design pour adopter le numéro deux, what we fighting for.
 
NEWS DU VINGT-HUIT MARS 2010 - en cette fin de mois et pour fêter la venue du mois d'avril, la troisième version all we need est mise en place ; n'hésitez pas à donner votre avis sur la troisième version ici même, (:

NEWS DU NEUF AVRIL 2010 - un recensement à été mis en place, et tous les membres sont conviés à signaler leur présence à cet endroit. Pour continuer sur une note plus joyeuse, un concours prévoyant l'emblème de la chronique mensuelle d'ATW est officiellement lancé dans la galerie artistique du forum ; que vous pourrez retrouver en lien direct ici-même; =D Bon courage à tous!

NEWS DU PREMIER MAI 2010 - le forum change de nouveau de design pour adopter sa quatrième version, be prepared ; (:

NEWS DU DEUX MAI 2010 - le recensement du forum étant terminé, les membres ne s'étant pas manifestés ont été supprimé.

NEWS DU VINGT-DEUX JUIN 2010 - nouveau design mit en place, ce dernier en est à sa cinquième version, all i ever wanted is war.

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 Chapitre 1 [Elvi & Gracy]

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Miss Grace E. Beckett♥ LA DAME DE COEUR

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MessageSujet: Chapitre 1 [Elvi & Gracy]   Sam 5 Juin - 1:50

Grace & Elvira

Chapitre 1 : En prison...

Il existe dans chaque ville une hiérarchie définie, presque naturelle, et presque impossible à briser. Ainsi, lorsque vous naissez en haut de l’échelle, les risques de descendre sont moindres, quand à ceux qui sont nés en bas, l’espoir même de monter n’est pas envisageable. C’est une loi que nul ne pourrait briser, une loi plus forte encore que celle écrite par les hommes. Cette règle imposée par la nature avait d’ailleurs tendance à en exaspérer plus d’un qui du haut de leur petite bourgeoisie ridicule espéraient ardemment rejoindre le cercle oh combien restreint et mystifié de l’aristocratie.

Les pauvres ne savaient pas encore combien il leur était impossible d’accéder à une telle place dans la société. Il était si rare qu’une famille puisse acquérir un quelconque titre de noblesse qui soit légitimé aux yeux de tous qu’il pouvait s’écouler des siècles et vingt générations avant de parvenir à faire accepter la pureté de son nom. De plus, il était à Port Royal une haute société cruelle, méchante, divine mais effrayante. Une haute société restreinte et repliée sur elle-même, totalement opposée à l’entrée dans leurs rangs de pauvres misérables enrichis par le travail.

Et au milieu de ce cocon protecteur et rassurant se trouvait Lady Beckett, aussi appelée Miss Grace par les intimes. Jeune femme de 25 ans et des poussières, elle était la sœur du très estimé Lord Beckett, et donc particulièrement bien placée dans les rangs de la noblesse des îles. Autre point que tous lui accorderaient sans un doute, c’est sa grande beauté. Grace avait toujours su cultiver avec soin son apparence. Cependant elle avait la tendance étonnante de ne jamais sortir sans gants. L’habitude pourrait paraître étrange et déplacée dans un espace si chaud, mais elle ne souhaitait pas que les marques d’un passé trop encombrant viennent briser un règne si plaisant. Alors vêtue de ses robes cousues de fils d’or et d’argent, ornée de diadème en diamant et de bracelets de saphir, elle passait son temps à négocier le prix de l’émeraude ou du rubis, rendait visite aux uns et aux autres dans son carrosse princier, sans oublier bien sûr les immenses réceptions qu’elle avait pu donner, quelques années plus tôt, et dont le souvenir glorieux restait probablement gravé dans les mémoires.
Oui, une chose peut-être dite avec certitude, quoique vous ayez à demander, c’est Grace qu’il faut convaincre. Si vous y parvenez, votre cause est presque gagnée. Elle n’est certes ni politicienne ni économiste, elle ne s’intéresse pas aux affaires de la ville et cette guerre l’ennuie, mais elle pourrait vous être d’une grande d’aide si elle pouvait en toucher deux mots à quelques unes de ses relations. Et c’est un soutien dont nombre d’entre vous ne pourrons se passer dans les années à venir.

« CARLA ! »

Furieuse, Grace sortit de sa chambre en claquant les portes, vêtue de sa chemise de nuit en tenant un corset rouge groseille dans sa main. Visiblement, la couleur ne lui convenait pas, et il ne devait pas exister pire pour un domestique de la famille Beckett que de se tromper de couleur dans les choix de vêtements de la cadette. C’était une forcenée, une folle furieuse qui, sans ce domaine pour lequel elle excellait sans l’ombre d’un doute, passerait probablement pour la plus enragée idiote de tout l’empire anglais.
La pauvre Carla, quoiqu’habituée aux crises de sa maîtresse, arriva en baissant la tête pour l’aider à s’habiller. Il faut dire que cela devait être le moment le plus important de la journée, et cela conditionnait drôlement l’humeur de Grace pour les heures à venir. Quand enfin l’on en vint à faire le nœud de son corset, bien trop serré, Grace renvoya sa servante sans un mot de remerciement et s’installa à sa coiffeuse l’air songeuse.
Elle avait rendez-vous avec sa grande amie, Elvira. Si d’habitude elles allaient faire des essayages ou marchander des bijoux, cette fois-ci allait être différente. Elle lui avait donné rendez-vous au Fort Charles, chose étrange, tout de même, en y repensant. Mais elle ne se posait pas plus de questions que cela, si ce n’était de savoir si le collier en onyx qu’elle avait prévu de porter irait suffisamment bien avec le vert forêt de sa robe. Et cette préoccupation parut devenir cruciale quand elle réalisa que décidément le rubis ne pouvait pas se mettre avec une robe verte. Plutôt que d’accorder le bijou comme n’importe qui l’aurait fait, Grace rappela Carla pour changer entièrement sa tenue.

Un jour comme les autres. Il fallu presque deux heures à la jeune femme pour se préparer et être totalement prête à sortir, enfin satisfaite de l’agencement de ses accessoires. Elle avait opté pour différentes teintes de rouges sombres assorties, sans oublier bien sûr le corset d’un noir profond qui mettait en valeur la couleur de la robe. Oh, le rouge n’était certainement pas la couleur qui allait le mieux à Grace, à cause de ses yeux bleus, mais le diamant s’accordait très bien à cette couleur, et c’était ça l’important.
Traversant la ville à bord de son petit carrosse richement décoré, elle salua la foule avec des airs de princesse héritière. D’ailleurs, elle se demandait des fois si elle n’était pas de sang royal quelque part, pour se sentir si bien dans les bains de foule. Et puis le fin véhicule se fraya un chemin jusqu’au fort. Là, aidée par un cochet à qui elle n’adressa pas même un regard, elle descendit de l’attelage avec élégance, avant de se diriger d’un part déterminé vers l’entrée.
Conduite au sous sol, elle observa les murs avec un air absolument dégouté, tâchant au mieux de refouler de vieux souvenirs qui commençaient à tirailler sa mémoire de tous les côtés. Pas le moment, pas maintenant, s’il vous plait. Elle cligna des yeux, et tâcha de reprendre contenance, sans se soucier de ses sensations désagréables.

« Charmant endroit… »

Sembla-t-elle murmurer en se demandant pourquoi Elvira lui avait donné rendez-vous dans une prison. Une prison, non mais quelle idée, pour une Lady de son rang. Elle voulut se moquer de l’homme qui se trouvait le plus proche d’elle, mais il lui montra les dents et elle bondit en arrière en hurlant. Non, vraiment, quel horrible endroit…répugnant. Et ces hommes, des abominations de la nature, vraiment ! Pas étonnant qu’ils soient en prison ! Elle eut un soupire triste en pensant à son cher frère qui était à l'origine de cette politique drastique.


Dernière édition par Miss Grace E. Beckett le Lun 12 Juil - 13:36, édité 2 fois
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Lady Elvira L. G. GreyG O V E R N O R; ♣ « despote & politicienne manipulatrice »

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MessageSujet: Re: Chapitre 1 [Elvi & Gracy]   Mer 9 Juin - 21:38



« le malheur des uns fait le bonheur des autres »



Une prison. Oui, exactement, une prison. Avec ses geôles, ses cellules en acier rouillé et ses prisonniers se lamentant jour après jour, impatients de connaître enfin ce que les grands d'en haut avaient décidés de faire d'eux. N'importe qui aurait rapidement songé que lady Grey était quelque peu tombé sur la tête pour amener Grace Beckett dans cet endroit. Surtout si l'on connaissait la réputation de cette dernière, qui n'était plus à prouver pour personne désormais. Mais Elvira, heureusement, n'était pas restée trop longtemps exposée au soleil, elle avait une idée derrière la tête. La présence de Gray dans les geôles ne serait que provisoire, c'était pour son entraînement intensif. Cela faisait un certain temps que les deux grandes amies s'étaient vouées à un arrangement digne de ce nom. Grace l'emmenait dans de nombreuses boutiques, chez des joailliers, ou au tailleur de marque du coin. Elle conseillait la petite blonde, en somme, dans l'art des apparences ; bien qu'Elvira Grey ait un style à peu près convenablement sophistiqué. Elle aimait les entrées théâtrales, ainsi, ses tenues devaient forcément être fabuleuses ! Grace se ferait sans doute un plaisir de l'aider à prévoir sa prochaine petite sortie, et envisager le maquillage assortit. Les deux femmes s'étaient bien trouvées. Toutes les deux nées avec une cuillère en argent dans la bouche, nobles, lady, et capricieusement hautaines.

Lady Grey était le mentor de miss Beckett, à proprement parlé. La charmante blonde survoltée était une ambitieuse née. Elle était parvenue à se hisser dans un milieu d'hommes, et ne cachait que très légèrement sa folie des grandeurs. Grace admirait cela, tout comme Elvira estimait beaucoup le don qu'avait la brunette pour accorder les couleurs et les bijoux. Ainsi, prenant ce rôle très à cœur, et aimant par-dessus tout avoir une personne à qui parler pendant des heures de " Comment Elvira Grey est devenue Lady Grey " ; la blondinette avait entreprit d'organiser une petite séance de torture ce jour-là, et naturellement, elle y avait conviée miss Beckett. Cette dernière ne devait pas se douter de la surprise que lui avait réservée sa chère amie -- honnêtement, ça, c'était de la surprise. Mais Elvira pensait que Grace devait s'endurcir, moralement. Il lui fallait donc goûter au plaisir de voir la chair brûlée et ensanglantée sous les coups de fouet, ou les lames argentées sur le dos des forbans. Grace se devait de connaître toutes les ficelles du métier, tout ce qui faisait l’intime fierté d’Elvira Grey. Ou plutôt, comment devenir sadique en dix leçons. Lady Grey n’avait pas la naïveté de penser que Grace serait quelque peu horrifiée aux premiers abords en apprenant ce que la blonde lui avait préparé. Mais Elvira espérait que cette hésitation ou dégoût finisse par se transformer en un certain intérêt, en une curiosité.

Pour saisir toute l'histoire, il suffisait de regarder l'emploi du temps de lady Grey. Tous les vendredis, la demoiselle descendant dans les geôles du fort Charles ; et ordonnait au geôlier - un très bon ami soi-dit en passant qui lui permettait de faire torturer qui elle voulait gratuitement - d'ouvrir une cellule au hasard, d'en faire sortir le premier prisonnier pirate qu'il apercevrait de ses petits yeux méchants grisâtres, afin de le plaquer contre le mur froid du cachot. Solidement attaché par des fers, le prisonnier, et oh, pauvre victime, n'avait plus l'opportunité ou encore la chance d'espérer s'enfuir ce jour-là. Ensuite, la charmante aristocrate se délectait de gentiment commander au geôlier d'arracher la chemise du pirate, afin de voir apparaître la fraîche peau nue, brillante, et tendre de son dos. Les coups de fouet s'enchaînaient généralement, après cette courte introduction à l'art de la torture. Le geôlier ne se ménageait jamais en la présence d'Elvira Grey, il savait qu'elle aimait cela. Voir les autres souffrir à sa place. Voir la vermine trembler et supplier indéfiniment d'épargner sa vulgaire carcasse osseuse. Bien que tout le monde avait conscience que le pardon, l'armistice ou encore la compassion seraient des sentiments qui ne verraient jamais le jour dans les yeux de lady Grey junior.

Grace Beckett -- la lady aimait l'appeler Gray, tout court, ni plus ni moins. En témoignage à leur profonde amitié. Étais-ce si surprenant de voir qu'Elvira avait des amies proches ? Peut-être...Mais le fameux dicton qui se ressemble s'assemble était tout trouvé ! Lady Grey appréciait énormément la présence de miss Beckett à ses côtés, elles s'entendaient tellement bien. Et ce n'était pas parce qu'elle était la petite sœur de lord Cutler Beckett, loin de là. La noblesse est un cercle tellement vicieux et petit, que tout le monde se connaît, quasiment. Leurs avis ne divergeaient que peu souvent, voir jamais, et puis, elles étaient toutes les deux pour la politique drastique du frère de la brunette ; ainsi, forcément, cela rapproche davantage. Mais ces temps-ci, Elvira ne tenait pas trop à parler du frère de Gray, il avait soudainement disparu de l'ordre naturel de leurs sujets de conversations. D'ordinaire, Nor ne pouvait s'empêcher de demander des nouvelles à cette dernière sur sa famille, si elle se portait bien, si les rapports avec son frère étaient toujours aussi cordiaux et fraternels. Des petites attentions amicales, peut-être futiles, mais tellement importantes. Mais d'un coup de baguette magique, elle s'était tu ; mise en mode silencieux brutalement.


LADY GREY – « Ha ; ma chère, pardonnez mon léger retard, » fit une voix à l’accent britannique bien accentué, et au timbre anormalement princier. « Ma discussion s’est éternisée, quel ennui. » la silhouette d’Elvira Lynne Goneril Grey se dressa à l’encadrement d’une grande porte en bois légèrement abîmée par le temps.

La main négligemment posée contre la porte, et l’autre sur une de ses hanches élancées, la belle noble afficha un petit sourire à la vue de sa bonne amie. Ha, Grace…Elle l’avait toujours adorée, et ce depuis de très nombreuses années. Depuis la première fois où les deux femmes s’étaient rencontrées, en faite. Immédiatement, Elvira avait su que cette fameuse brune capricieuse était son égale, une personne qu’elle se plairait plus tard à côtoyer chaque jour. Leurs points communs et goûts se concordaient à merveille, et il fallait reconnaître qu’Elvira avait souvent fantasmé de trouver une femme aussi peste qu’elle dans ce vaste monde. En faite, Grace lui rappelait sa propre personne, en plus jeune…Et venant d’Elvira Grey, il s‘agissait d’un compliment en or.


LADY GREY – « Alors, qu’en pensez-vous ? » demanda la figure tragédienne, en parlant des geôles en général. Elle désirait un avis quelque peu objectif venant de Grace. Puis, la noble lâcha la porte non sans un léger regret pour se placer aux côtés de miss Beckett. « J’ai bien réfléchis à notre précédente discussion, vous savez, il y a deux jours, et j’ai trouvé le moyen idéal pour endurcir notre esprit, et nous détendre quelque peu…Vous allez apprécier, Gray. » poursuivit-elle sur un ton on ne peut plus jovial. Étonnant venant d’elle ? Plus rien n’était surprenant, désormais.

Lady Grey détailla la vaste salle de son regard inquisiteur et quelque peu critiquable. Elle attendrait un peu avant de demander au geôlier de s’occuper d’une cellule, histoire de mettre Gray au parfum avant. Nor, surnom officiel d'Elvira, détourna son attention des geôles pour revenir vers la jolie brunette. Cette dernière était tout juste revenue après quatre longues années d'absence. Et cela paraissait étrange, quand on sait que les deux femmes étaient plutôt proches avant cette fameuse disparition, qu'Elvira ne sache absolument rien de ce qu'était devenue Grace. Ou du moins, qu'elle ait gobé aussi facilement cette version de la disparition. Elvira sentait que cette histoire était louche, extrêmement louche, mais s'abstenait de l'avouer à haute voix. Qui sait, peut-être que la vérité était bien plus difficile à entendre.





    "The way you held me, I knew that this could be. What I've been waiting to find. Darling, look at me, I've fallen like a fool for you ; darling, can't you see, I'd do anything you want me to. I tell myself I'm getting in to deep, then I fall a little farther every time you look at me."
      |LOOK AT ME - CARRIE UNDERWOOD|

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MessageSujet: Re: Chapitre 1 [Elvi & Gracy]   Ven 2 Juil - 1:59

Vous devez connaître cette force incroyable qui fait que l’homme est homme. Cette force extraordinaire qui nous enchaîne et nous prive de tout espoir de liberté. Cette force qui nous dépasse et qui nous réduit à l’esclavage. Vous l’aurez bien compris, je vous parle là de notre mémoire. De cette immense richesse qui nous permet de vivre non plus comme des animaux, mais bel et bien comme des hommes. Qui nous permet d’appréhender le futur en tenant compte du passé. Qui nous permet de ne pas reproduire les mêmes erreurs. Mais cette puissance qui nous habite, aussi bénéfique soit-elle, reste et restera une malédiction. Une chaîne d’acier incassable, ennemie mortelle de nos paisibles nuits. Menaçante, derrière ses habits rassurants, sournoise derrière son sourire enjôleur. Elle nous attaque, nous brûle de l’intérieur. Alors finalement, est-ce notre alliée, notre ennemie ? Où dois-je mettre les limites, ai-je le droit de renier mon passé ? Puis-je choisir ce dont je me souviens ?

Souvent on pense que l’on peut oublier, passer l’éponge, fermer la porte, tourner la page, et qu’importe l’expression utilisée. Mais en réalité, en réalité on ne peut pas oublier. Il n’est pas encore permis d’espérer maîtriser sa mémoire. Certains obtiennent une seconde chance. Mais elle n’est qu’un cadeau de la nature, une sorte de don gratuit qu’elle peut reprendre à tout instant. Le danger, lorsque l’on oublie, c’est que d’autres autours se rappellent. D’autres peuvent témoigner. Et être seul à oublier s’avèrerait alors encore pire.
Les souvenirs alors, aussi terribles soient-ils, ne doivent pas être occultés. Ils ne peuvent en aucun cas se dissocier de l’être que nous sommes, car après tout, c’est eux qui font que nous existons. Grace l’avait assez bien compris. Si elle avait longtemps souhaité que tout cela s’efface de sa mémoire à jamais, elle avait finalement réalisé à quel point il était important qu’elle se souvienne de chaque petit détail. Pour que jamais cela ne se reproduise. Et le plus étonnant était qu’elle semblait s’en remettre plutôt bien, compte tenu des circonstances. Oh, tout ne serait plus jamais comme avant, c’était certain, mais chassez le naturel, il revient au galop. A peine revenue de ces quatre années d’exil, et elle s’était précipitée sur ses affaires comme la misère sur le monde. Elle ressentait depuis son retour un tel besoin de dépenser de l’argent et de céder à tous ses caprices qu’elle avait du acheter plus de robes en deux semaines qu’elle ne l’avait fait pendant des mois avant de quitter Port Royal.
Une chose certaine au moins, elle avait du manquer aux commerçants. Sur le chemin de la prison, elle s’était demandé d’ailleurs comment ils avaient pu survivre en son absence. Après tout, n’était-elle pas le centre même de leur production ? Mais cela n’avait guère d’importance. La seule chose qui comptait était qu’elle était revenue et qu’elle avait récupéré sa place sans peine. Ça, c’était important. Ça, ça valait la peine d’être raconté. Le reste, on s’en moquait éperdument.

Grace inspira profondément en observant les lieux. Répugnant. Ignoble. Sale. Repoussant. Beurk. Et tous ces hommes crasseux enfermés là-dedans, rien que d’y penser elle en était dégoutée. Du dégout, oui, c’était probablement la première chose qu’elle ressentait dans un endroit pareil. Du mépris, aussi. Que ce soit pour les prisonniers que pour ceux qui y travaillaient. Mais elle devait attendre Elvira, et elle la questionnerait après sur la raison de sa présence si lumineuse au milieu de cette horreur, de cet amas de choses affreuses et infâmes.
C’est alors qu’une voix la tira de sa contemplation, si du moins le terme pouvait être adapté pour exprimer tout le dédain qu’elle éprouvait à observer les lieux. Enfin, une voix. Non. Pas une voix. Une voix, c’est trop large, trop imprécis. Il pourrait s’agir de n’importe quelle voix, de n’importe qui. Or ce n’était pas n’importe qui. Non, Grace aurait reconnu cette voix entre mille s’il l’avait fallu. Elle l’aurait même après des années d’absence. Parce qu’elle ne changeait pas. Parce qu’elle lui était si familière que des siècles auraient pu passer sans qu’elle ne l’oublie. Elvira. Nor. Ou peu importe comment vous souhaitez l’appeler. Une amie si chère à son cœur. La seule, peut-être. Sûrement.

Grace se retourna lentement, affichant ce petit sourire en coin qui lui était si propre et leva les yeux vers elle. Il était admis que la gouverneure faisait partie des femmes les plus élégantes que Grace avait été donnée de voir tout au long de sa vie. Et elle avait pourtant rencontré du monde. Des rustres, pour la plupart, même au cœur de la noblesse anglaise. Des incapables, des idiots, ignorant tout de la mode et de ses nuances si pures. Ils n’avaient rien compris à l’accord des couleurs, au choix des matières, au mariage des pierres… Mais elle devait l’avouer, Elvira avait atteint dans ce domaine un niveau d’excellence. Peut-être même égal au sien. Peut-être. Grace n’aimait pas admettre qu’on pouvait l’égaler dans le seul domaine où elle valait réellement quelque chose. Dans le seul domaine où elle exerçait une quelconque influence.

« Vous êtes excusée »

Esquissant une légère révérence à peine perceptible, Grace réprima un mouvement agacé quand un insecte non identifié frôla son oreille. Elle haïssait les insectes. Elle haïssait la saleté et cette puanteur. Elle détestait le noir, elle ne voulait plus jamais qu’il fasse noir. D’ailleurs, elle dormait avec des bougies allumées dans sa chambre. Mais c’est du détail. Sans rapport avec ce qui allait se passer ce jour-là. Déplissant sa jupe d’un geste capricieux, elle se contenta de lever les yeux vers son amie et de plisser le nez.

« Si je comprends que vous puissiez être fière d’un tel endroit, ma chère, mais je dois avouer que je ne m’y sens pas tout à fait à mon aise. La saleté, probablement… »

Une moue de dégoût passa l’espace de quelques secondes sur son visage. Mais il était certain qu’elle ne souhaitait aucunement que l’insalubrité de cet endroit s’améliore. D’après elle, ils ne méritaient pas mieux qu’une porcherie, qu’un marais plein de boue, et elle les trouvait déjà bien chanceux d’avoir un toit. Enfin, tant qu’ils ne s’évadaient pas. C’était le principal, non ?
Agitant nonchalamment son éventail, elle s’humecta les lèvres, songeuse. Endurcir son esprit. Elle en avait grandement besoin, c’est vrai. Quoique, elle avait découvert qu’elle était remarquablement résistante, finalement. Mais elle comptait sur Elvira pour l’aider. Elle se tourna vers elle, laissant apparaître ses dents parfaitement blanches, bien qu’un peu trop pointues. Si cela pouvait sembler étrange, si cette amitié pourrait vous paraître anormale, ou même malsaine, sachez que vous n’avez pas tort. Elles sont à craindre autant séparément qu’ensemble. Peut-être même plus ensemble. Car elles sont complices, trop sûrement, et terribles quand elles sont toutes les deux. Ça n’avait pourtant rien de surprenant, et qui les connaissaient assez savait qu’elles étaient prédestinées à s’apprécier.

« Vraiment ? C’est donc pour cela que vous m’avez fait venir dans cet… endroit ! Et qu’allons-nous donc faire, Nor-adorée ? »

Elle planta son regard bleu glace dans les yeux d’Elvira, l’air suspicieux. Qu’est-ce qu’Elvira avait bien pu lui préparer ? L’emmener dans une prison miteuse, la forcer à supporter l’odeur, et supposer que ça pourrait la détendre, elle ne voyait vraiment, mais vraiment pas de quoi cela pouvait s’agir. Elle posa une main sur sa hanche, sans quitter son amie du regard, se demandant seulement qu’est-ce qu’Elvira avait bien pu inventer cette fois-ci. Et elle s’attendait à tout, ou presque, car la connaissant, elle était capable de lui faire faire n’importe quoi.


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MessageSujet: Re: Chapitre 1 [Elvi & Gracy]   

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Chapitre 1 [Elvi & Gracy]

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