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De vieilles légendes circulent à présent dans les plus sombres ruelles de certaines villes. A Tortuga, les vieux ivrognes témoignent de leur engouement à en savoir bien plus que les autres ; certains parlent, bien trop. Quelque part en mer, se trouve une île, habitée ou non, nul ne le sait. Une seule chose reste certaine, c'est qu'elle reste protégée par un grand navire avec des voiles noires; s'étant comme figé dans le temps. Un équipage maudit et obligé de rester aux bords de cette île, à faire ce devoir, celui de la défendre d'opportuns visiteurs et autres petits curieux.

On raconte qu'ils seraient possédés, maudits ; que la déesse des mers elle-même les auraient condamnés à cette éternelle vie, uniquement consacrée à ce même et lancinant devoir. Les rares personnes s'étant approchés de cet endroit, n'en sont jamais revenus pour le prouver. La Fontaine de Jouvence existe-t-elle réellement?


Une carte mènerait à ce fameux secret, une carte que possèderait le capitaine Jack Sparrow. (more?)

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Thanks to Steyda (Gabriel).
THE STAFF


DÉBUT FÉVRIER 2010 - ouverture du forum, AGAINST THE WORLD.

NEWS DU CINQ MARS 2010 - le forum change de design pour adopter le numéro deux, what we fighting for.
 
NEWS DU VINGT-HUIT MARS 2010 - en cette fin de mois et pour fêter la venue du mois d'avril, la troisième version all we need est mise en place ; n'hésitez pas à donner votre avis sur la troisième version ici même, (:

NEWS DU NEUF AVRIL 2010 - un recensement à été mis en place, et tous les membres sont conviés à signaler leur présence à cet endroit. Pour continuer sur une note plus joyeuse, un concours prévoyant l'emblème de la chronique mensuelle d'ATW est officiellement lancé dans la galerie artistique du forum ; que vous pourrez retrouver en lien direct ici-même; =D Bon courage à tous!

NEWS DU PREMIER MAI 2010 - le forum change de nouveau de design pour adopter sa quatrième version, be prepared ; (:

NEWS DU DEUX MAI 2010 - le recensement du forum étant terminé, les membres ne s'étant pas manifestés ont été supprimé.

NEWS DU VINGT-DEUX JUIN 2010 - nouveau design mit en place, ce dernier en est à sa cinquième version, all i ever wanted is war.

NEWS DU PREMIER OCTOBRE 2010 - après un hiatus, le forum reviens parmi nous, avec une nouvelle version du design (world domination, one step at a time), ainsi qu'une intrigue (inscriptions à cet endroit) ! bon jeu à tous ! /o


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 ft. Elvira G ♣ Allégeance en D mineur.

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Willem L. JoyceVICE-AMIRAL

« Inscrit(e) le » : 03/07/2010
« Parchemins enregistrés » : 27
« Where are you ? » : offshore.
« RP Age » : 27 ans.
« Quote » :
Le gouffre de tes yeux, plein d'horribles pensées,
Exhale le vertige, et les danseurs prudents
Ne contempleront pas sans d'amères nausées
Le sourire éternel de tes trente-deux dents.



ONE-WAY TO KNOW~
« Parti Politique »
: La Couronne d'Angleterre.
« Profession Exercée »
: Vice-Amiral.
« Relationnel »
:
MessageSujet: ft. Elvira G ♣ Allégeance en D mineur.   Ven 23 Juil - 1:13




Ses lèvres s’incurvèrent contre l’alcôve de son cou, et ses doigts voguaient sur sa peau frémissante comme un navire sur une mer houleuse irait s’échouer lentement. Elle soupira de satisfaction, resserrant ses doigts dans la chevelure cendrée de l’homme qui s’était légèrement redressé, avant de laisser retomber sa main sur sa poitrine nue. Elle laissa son visage rouler sur la taie d’oreiller, coulant son regard cafardeux vers le dos de son amant, qui commençait à s’agiter, enfiler les vêtements qu’elle s’était empressée d’arracher la veille, toute pudeur mise de côté. A présent, elle cachait sa chair exposée à la lumière vive sous le drap blanc et se tût, choisissant d’observer l’amiral se rhabiller sans hâte, mais avec détermination, comme s’il était trop poli pour se sauver après avoir eut son dû. Oh elle le savait bien, elle, c’était à chaque fois la même chose. Les sourires de ses lèvres qui n’atteignaient pas les yeux, parce qu’au fond il ne se souciait pas de ce qu’elle pouvait penser de lui, tant qu’il lui offrait un corps sur lequel s’inclinaient ses désirs et ses pulsions si condamnables. Elle le remerciait pour ça, il ne demandait rien en retour si ce n’est un peu de discrétion pour ne pas étoffer sa scandaleuse réputation. Ils ne disaient rien, ils n’avaient d’ailleurs aucun sujet à débattre, et encore moins de centre d’intérêt commun à partager. Ils étaient un peu comme des vagabonds, à se rencontrer furtivement sans jamais donner de suite, et s’aimaient passionnément le temps que ne meurs les minutes dans leurs étreintes brisées. Pendant un instant, elle crut avoir le courage de lui demander un dernier baiser, mais se retint finalement. Il lui aurait accordé, cela ne faisait aucun doute, et elle aurait même eut le droit à son sourire en coin, qui se fanerait sitôt que leurs lèvres se caresseraient, mais c’était poignarder sa fierté féminine déjà bien amputée de se laisser aller aux caprices de cet homme.

Willem épousseta sa veste dont les pans froissés lui tirèrent une grimace mécontente. Machinalement, il étira ses épaules désormais couvertes, et se retourna dans son entier vers la rousse plongée au cœur des draps. Ses mèches folles qui s’agitaient sur son visage, il avait envie de les repousser du bout des doigts et de faire taire le regard accusateur qu’elle lui lançait. Oui, il aurait aimé prendre un peu plus de temps aujourd’hui et de nourrir cette soudaine tendresse qu’il gardait à l’égard de cette femme, mais son choix était déjà fait et, dans quelques heures à peine, il partirait sans date de retour. Elle savait à quoi s’en tenir, du reste, il n’y avait pas à se plaindre. Ce n’était pas comme s’ils étaient promis l’un à l’autre et ça n’avait guère d’importance en ce qui le concernait. Depuis le temps, ils connaissaient les clauses, ce n’était pas la peine d’en faire toute une histoire. Le garçon parla, et la femme se redressa brusquement, un rictus mauvais au coin de la lèvre, avant de hocher la tête. Sur ce, Willem tourna les talons, refermant la porte derrière lui. La nuit clopinait encore, mais l’aube pointait déjà sur Port Royal, qui accueillait les premiers éveillés. Les ébats du jour, ceux qui commençaient à s’agiter pour ouvrir leur commerce, et bien entendu, l’infanterie sillonnant dans d’inlassables allés et venus le port et ses alentours. Le brun fronça les sourcils. A l’instar de beaucoup, son regard fut attiré par l’immense navire de guerre amarré. Il distinguait parfaitement la cinquantaine d’hommes qui s’affairaient devant la proue, et pendant quelques secondes, il se demanda sincèrement s’il n’était pas en retard. Mais Joyce était un homme ponctuel, somme toute, et il effaça bien vite l’idée d’un geste agacé de la main, qu’il porta au pommeau de l’épée ceinturée à sa hanche. Lorsqu’un des nombreux représentants de la Couronne Britannique papillonnait d’un air morgue et pompeux dans les rues, on ne manquait pas de se retourner, de susurrer et parfois même, de glousser, ce qui savait déloger un sourire presque satisfait à Willem, et ce matin n’était pas différent des autres, ce pourquoi il s’arrêta brièvement lorsqu’il fut alpagué par un jeune adolescent en quête d’héroïsme, déposant brièvement sa main sur son épaule propre au moment de lui tourner le dos. Autant dire que la journée commençait sur les chapeaux de roue, et la suite ne serait surement pas moins effrénée. Il ne le souhaitait pas, d’ailleurs, ce rythme lui convenait. Lorsqu’il fut devant le One of Blade – le plus beau navire de l’escadre, l’amiral chercha des yeux un visage connu et n’en rencontra aucun, si ce n’est Rholf, ce vieux bougre de lieutenant qui, à défaut de savoir tenir sa langue châtiée, maniait l’épée avec une aisance toute particulière. Joyce ne l’appréciait que de loin et en service, c'est-à-dire lorsqu’il était trop occupé à jouer de sa lame pour déblatérer les imbécilités qui lui étaient exclusives et qui, malheureusement, amusaient assez la galerie pour que la majorité des hauts placés le tienne en estime. En jetant un regard circulaire, il compta un bon nombre de fusiliers et de mousses et songea avec satisfaction que l’on avait déjà dû monter ses bagages – une panoplie d’uniformes soigneusement empilés, beaucoup de cartes plus ou moins détaillés, des effets personnels, des livres, quelques paquets divers aussi. Il y avait encore beaucoup à faire, songea t-il non sans une pointe de lassitude.

Penché sur une carte, l’amiral ajusta ses lunettes et tapota nerveusement le pourtour de la table. Il plissa les yeux, essayant de trouver un détail qui aurait pu être caché par la lumière tamisée de la bougie mais du se résoudre à admettre qu’il n’y avait pas plus qu’il ne le voyait. D’un geste machinal, il effleura du bout des doigts le parchemin, qui semblait aussi fragile que du papier à cigarette, et se cala contre le dossier de sa chaise, retenant un soupire contrarié. Il sentait les roulis du navire et ce serait se mentir que de nier le ballotement de son estomac. D’ailleurs, même s’il n’était pas trop gourmand de nature, Willem n’avait presque rien avalé depuis que, d’un côté ou de l’autre du bateau, il n’y avait que la mer et ses horizons houleux. C’était un comble pour son rang, ce faisant, il se gardait bien d’en laisser paraître quoique ce soit. Mais pis que le mal de mer, l’homme était bien plus vexé par le manque d’informations. Ce n’était pas faute d’avoir cherché pourtant, mais il lui manquait quelque chose d’essentiel en main. Et la négligence n’était pas de coutume. S’il avait été assidu et s’il pouvait se fier à ses sources, cette chose se trouvait être en la possession de Sparrow, après être passée du défunt Sao Feng à Barbossa. La carte était un élément clé pour ce qui devait suivre, mais la Compagnie devait faire sans. En ce qui concernait l’amiral, il n’avait pas le temps de sillonner les sept mers pour retrouver le capitaine du Pearl et se contenterait pour l’instant de faire en sorte que quelques flibustiers s’inclinent à ses demandes. Lui agissait officiellement au nom de Beckett, plus officieusement cependant, il fraudait avec une figure non moins intrigante que le Lord, et c’était peu dire. Lady Grey était à la tête du One of Blade, et c’était quand même grâce à elle qu’il avait pu poser à plat l’expédition. Quelqu’un frappa à la porte. Excédé, Willem intima l’incongru d’entrer, même s’il déplorait son manque de manières – il était assez tard pour qu’on le pense en train de dormir. Un petit épais et un grand type au visage en lame de couteau entrèrent, l’un calquant le pas de l’autre. L’amiral haussa un sourcil, un bref sourire vint se peindre sur son visage. – Murtogg et Mullroy, si je ne m’abuse… Siffla t-il doucement, non sans une pointe sardonique. Ils hochèrent la tête simultanément, sans pour autant engager la conversation. Le regard de Willem s’assombrit, et un geste impatient du menton pressa les deux acolytes. – Eh bien, nous arrivons à Tortuga monsieur. L’autre jeta un regard à son compagnon, et coupant la parole au gradé – Qu’est-ce qui te fait dire que c’est Tortuga ? Il fait nuit noire et après la tempête de l’autre jour, on est pas sûr de pas avoir changé de cap par inadvertance. – Tu n’es pas navigateur que je sache, le capitaine sait très bien ce qu’il fait, et puis, ce n’est pas la première fois que l’on… Du plat de la main, Willem frappa assez sèchement son bureau pour couper nette la conversation. – Dans combien de temps estimons nous le débarquement ? Un sourire acéré aux lèvres, il pu entendre un léger « trois heures » assuré. Après avoir fait disposer ses invités surprise, l’homme enfila son manteau galonné et posa sur ses cheveux soigneusement coiffé le chapeau qui ne le quittait pour ainsi dire, presque jamais. En s’apprêtant à grimper sur le pont, il songea brièvement aux deux autres navires qui les suivaient et qui, évidement, n’était là que pour faire un peu de nettoyage sans être mis au courant des arrangements entre Elvira et lui-même. Ça valait mieux ainsi.

Willem déchanta rapidement lorsqu’il sentit une main lourde le secouer vigoureusement. Il passa ses doigts sur son visage, plissant les yeux en reconnaissant le lieutenant Bulley, penché sur lui d’un air passablement revêche. L’amiral se redressa, jetant un regard inquisiteur à l’homme qui se tenait droit devant lui, mais au sourire goguenard qu’il arborait, Joyce ne mit pas longtemps à comprendre ce qui se passait. Aussi, il se leva d’un bond, claquant le sol d’un pied pour enfoncer sa botte qui s’était préalablement déchaussée alors qu’il s’était assoupi, congédia Bulley d’un signe de main et sortie de ses quartiers, avant de se retrouver dans une pièce humide, insipide et, il fallait le dire, malodorante. Willem ne quittait pas des yeux le pauvre type avachis devant eux, pas aussi fier et avec bien moins d’allure que pouvait avoir quelques uns de ses camarades flibustiers. Quelques secondes, il pensa être déçu de la canaille, mais après tout, c’était mieux que rien. Un pirate reste un pirate. A sa gauche se tenait Elvira Grey. Une tête de moins que lui et une magnificence qui surpassait de loin celles de beaucoup d’hommes. La jeune femme était d’une autorité naturelle à en faire pâlir de jalousie les plus hauts gradés, à titre d’exemple, il n’y avait jamais eut à noter une quelconque mutinerie. Le visage blême, le corsaire releva le menton, et un sourire paisible s’étira sur les lèvres de Willem. – Vous nous avez menti, Mr. Griffin. Il va falloir que vous compreniez qu’il est dans votre intérêt de nous répondre sans essayer de nous duper. Il fit une pause, adressa un regard entendu à Elvira. – Oui il y avait une carte. D’un geste machinal, il sortit de sa poche le morceau de parchemin qu’il examina brièvement avant de le jeter aux pieds du dit pirate, qui semblait être en phase terminal d’un cancer. – Mais ce n’était pas celle que vous nous aviez promis. N’ai-je pas raison ? Griffin s’essuya le front moite, et paraissait tergiverser entre cracher aux pieds de l’amiral ou se borner dans son silence. -Je prête beaucoup d’intention à ce que l’on me dit, Mr. Griffin. Peut-être plus, cependant, à ce que l’on ne dit pas, justement. Alors si vous voulez bien, nous reprendrons depuis le début. Il en avait peut-être l'air, de but en blanc, de prendre son pied, mais à la vérité, ça ne l'amusait absolument pas. Le garçon n'était pas un brin sadique, et ce n'était pas une partie de plaisir pour lui. Une semaine qu'ils étaient à Tortuga, et rien, bon sang, toujours rien sous la main.
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Lady Elvira L. G. GreyG O V E R N O R; ♣ « despote & politicienne manipulatrice »

« Inscrit(e) le » : 17/08/2009
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« Where are you ? » : quelque part derrière mon arc-en-ciel, à jeter des fleurs partout où je passe. peace&love.
« RP Age » : twenty-nine years old. (she's not a old lady)
« What do you want ? » : un coeur. *sbaf*
« Quote » :
    'In order to get power and retain it, it is necessary to love power; but love of power is not connected with goodness but with qualities that are the opposite of goodness, such as pride, cunning and cruelty.' - cf. Leo Nikolaevich Tolstoy (quotation)



ONE-WAY TO KNOW~
« Parti Politique »
: Winners.
« Profession Exercée »
: Dictator Governor of Port Royal | Beckett's Assistant
« Relationnel »
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MessageSujet: Re: ft. Elvira G ♣ Allégeance en D mineur.   Dim 29 Aoû - 2:29



Accoudée contre le rebord d’une grande fenêtre en marbre blanc, la belle silhouette élancée, uniquement vêtue d’une longue robe de chambre, d’un blanc immaculé, symbolisant ainsi une pureté sans faille, se déplaça jusqu’à l’autre bout de la vaste chambre. Elle était dans ses appartements privés, dans sa cabine, consciencieusement aménagée pour être la plus luxueuse que possible. Perdue dans ses songes, la belle demoiselle soupira, faiblement. Ses minces lèvres se mouvèrent lascivement, à prononcer des mots, presque d’un timbre inaudible. Avec fatigue, elle s’extirpa de la moquette rougeâtre, et vint s’installer sur une chaise en bois vernis. Décorée et parsemée de fils d’or. Sur la table, se situant tout juste face à l’imposante chaise, s’était précédemment nichée une longue feuille de parchemin, encore vierge. Un petit pot d’encre, à gauche, et une plume d’aigle, lui donnait la furieuse envie d’écrire. Une lettre, sans aucun doute. Ou juste un assemblage de mots, tous plus incompréhensibles les uns que les autres. Des mots, des synonymes, témoignant de sa frustration actuelle.

***

Un nouveau soupir s’échappa des minces lèvres retroussées en un demi-sourire amusé. Elle scruta la vaste pièce, se murant dans son propre mutisme. Comme en état de léthargie. Elle ne désirait pas parler, à vrai dire. Et attendait, debout, le dos vautré contre un des étroits murs de la cabine, la venue de son bras droit. Tournant sa tête, nonchalamment, vers la porte qui venait tout juste de s’ouvrir, en un bruit retentissant, sur l’amiral. L’omniprésent rictus, rivé aux lèvres de la Gouverneur s’accentua, dévoilant ainsi une dentition blanchâtre, parfaite. L’homme avait l’air passablement irrité, probablement excédé. Elle-même avait entendu parler, par un officier, de l’erreur qu’avait commise leur très cher ami, Griffin. Le mensonge était une chose qu’Elvira Grey méprisait, profondément. Qu’on lui mente, qu’on leur mente, lui était tout bonnement insupportable. Insurmontable. Surtout sur un fait aussi important que celui-là. Une carte. Tout bêtement. Et justement, leur plan, dit infaillible, ne devait commettre la moindre bavure. Leur avancée silencieuse, en solitaire, indépendants et agissant en-dehors des consignes réglementaires de la Compagnie des Indes avait tout pour réussir. En fonctionnant correctement, peut-être sans la véritable carte, que possédait Sparrow, ils y parviendraient. La route s’avérait semée d’embûches. Et Elvira ne tolérait que bien trop amèrement l’échec, cuisant.

Enfin, il parla. De sa voix claire, grave, rauque. Physiquement, le vice-amiral était un très bel homme. Et le voir prendre les devants, l’intéressait grandement. Lady Grey resta plaquée contre le mur, se reposant paisiblement contre ce dernier, dans l’ombre, juste aux côtés du vice-Amiral. Une once de curiosité se diffusa en son être, comment parviendrait-il à lancer les hostilités ?

« Vous nous avez menti, Mr. Griffin. Il va falloir que vous compreniez qu’il est dans votre intérêt de nous répondre sans essayer de nous duper. » Sur ces mots, la belle blonde émit un vague petit rire amusé, et hocha brièvement la tête, lorsque le visage du vice-Amiral entra dans son champ de vision. Ce Griffin se moquait d’eux, et ce, depuis le début. Lady Grey n’appréciait pas tellement les moqueries. Les fourberies, et autres tentatives de ce calibre-là. Du moment que cela ne venait pas d’elle, ou de ce très cher amiral. « Oui il y avait une carte. » Sans un mot, la jeune femme à l’épaisse et soyeuse chevelure blonde laissa le soin à Willem, de s’exprimer le premier. Libre à lui de montrer son désarroi ou non. Lady Grey préférait rester en retrait, d’une manière éphémère, certes. Au bout d’une bonne minute, l’aristocrate poussa un vague soupir, définitivement las, de tout ceci. Si cela ne tenait qu’à elle, l’homme en question, se trouvant tout juste devant eux, tremblotant et définitivement pâle, serait bien aimablement conduit vers le chemin de la cale du grand navire, entre les mains du bourreau. Quelques heures seul à seul, avec ce dernier, et cela suffirait à lui délier d’une manière radicale, la langue. Ce que visiblement, le dit Griffin avait l’air de ne plus posséder, en vu de son silence constant. « Mais ce n’était pas celle que vous nous aviez promis. N’ai-je pas raison ? » Un air méprisant se fixa sur Griffin. Elvira le toisait de haut. Certes, plus petite que les deux hommes, dans une lutte physique, au corps à corps, elle ne daignerait jamais se lancer avec eux, mais son seul regard suffisait à en foudroyer plus d’un. Les yeux légèrement plissés, ses petits iris verdâtres, inquisiteurs, fixèrent désespérément leur interlocuteur. Dans l’espoir que ce dernier ne finisse par parler. S’exprimer. Mais rien. Toujours rien. Elle commençait, très nettement, à s’impatienter. Et partie dans ces humeurs-là, il valait mieux ne plus jamais lui adresser la parole. Les lèvres pincées, la belle noble fit quelques pas en avant, voulant s’approcher du dit forban, de manière à le scruter distraitement, avec insistance. « Je prête beaucoup d’intention à ce que l’on me dit, Mr. Griffin. Peut-être plus, cependant, à ce que l’on ne dit pas, justement. Alors si vous voulez bien, nous reprendrons depuis le début. » Un nouveau sourire naquit au coin des lèvres d’Elvira Grey. Elle acquiesça silencieusement, aux dires de son complice.

Lady Grey n’était certainement pas connue pour son amabilité naissante, car à vrai dire, jamais la noble ne s’était délibérément perdue vers ces signes de bienveillance. Aimable ? A quoi bon. Cela ne suffisait plus, de nos jours, à obtenir quelque chose de concret. Seule la violence, et les menaces, le permettaient aisément. « Je n’ai jamais eus la moindre once de patience. » clama-t-elle, froidement, en s’emparant de la soi-disant carte. « Notre cher ami sait exactement où se trouve la bonne carte, mais que pour une raison, encore stupide et futile, il se refuse à nous la léguer. » la contemplant d’un air faussement intéressé, Elvira approfondit son rictus facial. « C’est stupide. » Elle fit quelques pas, autour de l’homme, comme désirant l’analyser, une dernière fois. Rôdant, songeuse, et l’esprit ailleurs. « Si cela ne tenait qu’à moi, vous finiriez par amèrement regretter cet affront. Et peut-être ainsi, auriez-vous comprit que nous mentir, ne serait pas à votre honneur. » Le ton grave de la lady s’éleva dans les airs, tranchante, comme à son habitude. En croisant, nerveusement, ses minces et frêles avant-bras, ces derniers vinrent se loger au creux de ses aisselles ; faisant ainsi soulever très discrètement sa poitrine, à travers le tissu épais de son imposante robe d’un rouge vermeil, semblable à la couleur naturelle du sang, se diffusant dans ses veines bouillonnant de rage. Une aura colérique émanait de la blonde. Le rythme de sa respiration paraissait calme, régulier et très bien contrôlé. Mais intérieurement, dans sa tête, c’était tout autre chose. Avoir l’art de manier les apparences, était un facteur qui la rendait célèbre. Pour cela, uniquement. Sa prestance, était un prétexte, pour cacher l’horreur de ses propres pulsions secrètes. Elle pouvait paraître douce, et élégante. Tout en ayant une personnalité d’une cruauté sans bornes, immorale, et impulsive.

L’homme ne daignait toujours pas les satisfaire d’une réponse. Il scrutait les deux personnes, visiblement tendu. C’est en comprenant enfin que les mots ne serviraient à rien, Elvira décroisa brutalement les bras, et manqua de pousser un juron à voix basse. Il s’obstinait à demeurer muet, telle une tombe.

« Bien…amiral ? » la voix amère et traînante ressurgit à nouveau. Lady Grey fit volte-face, et observa avec un peu plus d’attention le visage dur, aux somptueux traits masculins, de son complice. « Peut-être qu’un petit exemple concret, lui permettrait de saisir la gravité de la chose ?» les lèvres rosées de la petite blonde s’étirèrent. Narquoisement. Si cela ne tenait qu’à elle – il finirait torturé, durant de longues, et intenses heures. Hors, sa bienveillance et son sens du savoir-vivre la forçait à attendre le bon moment, pour cela. Et l’accord, ou encore, la contribution de son partenaire, auparavant. Elvira approcha ses doigts pâles, longs et élégants d'une des proches de sa robe, afin d'en extirper, entre les pans, une petite arme à feu argentée ; luisant à la faible lueur des bougies entreposées dans la pièce. Aux murs, notamment.





    "The way you held me, I knew that this could be. What I've been waiting to find. Darling, look at me, I've fallen like a fool for you ; darling, can't you see, I'd do anything you want me to. I tell myself I'm getting in to deep, then I fall a little farther every time you look at me."
      |LOOK AT ME - CARRIE UNDERWOOD|

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