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De vieilles légendes circulent à présent dans les plus sombres ruelles de certaines villes. A Tortuga, les vieux ivrognes témoignent de leur engouement à en savoir bien plus que les autres ; certains parlent, bien trop. Quelque part en mer, se trouve une île, habitée ou non, nul ne le sait. Une seule chose reste certaine, c'est qu'elle reste protégée par un grand navire avec des voiles noires; s'étant comme figé dans le temps. Un équipage maudit et obligé de rester aux bords de cette île, à faire ce devoir, celui de la défendre d'opportuns visiteurs et autres petits curieux.

On raconte qu'ils seraient possédés, maudits ; que la déesse des mers elle-même les auraient condamnés à cette éternelle vie, uniquement consacrée à ce même et lancinant devoir. Les rares personnes s'étant approchés de cet endroit, n'en sont jamais revenus pour le prouver. La Fontaine de Jouvence existe-t-elle réellement?


Une carte mènerait à ce fameux secret, une carte que possèderait le capitaine Jack Sparrow. (more?)

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Thanks to Steyda (Gabriel).
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DÉBUT FÉVRIER 2010 - ouverture du forum, AGAINST THE WORLD.

NEWS DU CINQ MARS 2010 - le forum change de design pour adopter le numéro deux, what we fighting for.
 
NEWS DU VINGT-HUIT MARS 2010 - en cette fin de mois et pour fêter la venue du mois d'avril, la troisième version all we need est mise en place ; n'hésitez pas à donner votre avis sur la troisième version ici même, (:

NEWS DU NEUF AVRIL 2010 - un recensement à été mis en place, et tous les membres sont conviés à signaler leur présence à cet endroit. Pour continuer sur une note plus joyeuse, un concours prévoyant l'emblème de la chronique mensuelle d'ATW est officiellement lancé dans la galerie artistique du forum ; que vous pourrez retrouver en lien direct ici-même; =D Bon courage à tous!

NEWS DU PREMIER MAI 2010 - le forum change de nouveau de design pour adopter sa quatrième version, be prepared ; (:

NEWS DU DEUX MAI 2010 - le recensement du forum étant terminé, les membres ne s'étant pas manifestés ont été supprimé.

NEWS DU VINGT-DEUX JUIN 2010 - nouveau design mit en place, ce dernier en est à sa cinquième version, all i ever wanted is war.

NEWS DU PREMIER OCTOBRE 2010 - après un hiatus, le forum reviens parmi nous, avec une nouvelle version du design (world domination, one step at a time), ainsi qu'une intrigue (inscriptions à cet endroit) ! bon jeu à tous ! /o


/ INSCRIPTIONS A L'INTRIGUE :
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 Liberty V. Hartwood

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MessageSujet: Liberty V. Hartwood    Mer 28 Juil - 22:22


HARTWOOD LIBERTY VANITY



    © dragonflywings
    WHAT I WANT IS WHAT YOU HAVE MY DEAR
    NOM, PRÉNOM(S) – Hartwood, Liberty Vanity
    DATE, LIEU DE NAISSANCE & AGE – 30 ans, née un 30 décembre sur un bateau anglais en direction de Port Royal.
    SIGNE ASTROLOGIQUE - Capricorne
    ORIENTATION SEXUELLE - Hétérosexuelle
    ORIGINES – Irlandaises et Anglaises
    LIEU DE RÉSIDENCE – Partout et nulle part ? On pourrait retrouver Liberty dans n’importe quel endroit, mais elle n’a à proprement parler rien qui lui appartienne réellement. Quelques nuits dans des chambres pourries, d’autres dans des cabines de bateau, cette femme pleine de ressource a connu tous les milieux.
    RICHESSE MATÉRIELLE – Aucune. Quand on a la fâcheuse tendance de dilapider tout l’argent qu’on possède en un temps record et amasser des dettes énormissimes au jeu, on se retrouve rapidement avec… Rien en poche. Et Liberty vit bien évidemment de cette façon. En dehors d’un médaillon qu’elle ne quitte jamais, il n’y a rien qu’elle ne garde dans ses mains bien longtemps.
    RANG DANS LA SOCIÉTÉ – Hors la loi un jour, héroïne le lendemain, on ne peut pas dire qu’elle ait un rang fixe. Elle travaille pour tout et n’importe quoi, autant pour des pirates que pour la Compagnie des Indes et autre. C’est au plus offrant qu’elle se donne ! Alors rang dans la société… Disons plutôt hors la loi.


    CAMP – Aucun. Dans la période où nous vivons, il n’y a pas de camp à choisir ! Il faut savoir offrir ses services aux deux et laisser les choses se faire.
    VOTRE POLITIQUE – Ma politique ? C’est justement de ne pas en avoir ! Pas de scrupules, pas de gentils ou de méchants qui comptent. Voilà c’que c’est, ma politique. Et tout le monde devrait faire comme moi.
    PROFESSION EXERCÉE – Travaillant pour celui qui lui offrira le plus lorsque plusieurs offres lui tombent dessus, elle est une aventurière dans l’âme et préfère se retrouver en pleine action plutôt que de s’ennuyer ferme à compter ses poulets comme la majorité des femmes aujourd’hui. Loin de s’inquiéter des lois, elle se cache derrière des pseudonymes divers et variés. Et lorsque ses offres d’emplois manquent, autant du côté des pirates que de celui de la « justice », elle se fait passer pour une voyante, prédisant des avenirs merveilleux ou désastreux selon la tête du client. Il n’est pas rare d’éviter ces derniers, souvent fâchés de ses prédictions.


I — interview.
.

– imaginez-vous sur un navire qui commence à couler, vous êtes seul, vous êtes obligé de plonger, mais vous avez le choix d’emporter quelque chose avec vous, vous choisissez entre :
[ ] 1. Sauter par-dessus bord sans prendre quoi que ce soit. – vous vous dites que votre vie est plus importante qu’un objet qui ne vous servira peut être pas –
[ ] 2. Prendre une bouteille de rhum. – le pire de la mort ? ne pas avoir d’alcool –
[ ] 3. Vous précipiter pour chercher un objet qui à une immense valeur matérielle. – vous refusez de partir sans votre fierté personnelle matérielle et puis qui sait, il y a peut être un trafic sur une île quelque part où vous pourrez le vendre –
[ ] 4. Vous emportez une arme avec vous. – il y a peut-être des ennemis en mer –
[X] 5. Vous êtes gourmand et emportez tout un sac de babioles avant de sauter à la mer ! – même si vous risquez de couler avec, tant pis ! –


– vous avez sauté à la mer, et une île se dessine non loin devant vous, vous décidez de nager et une fois arrivé, vous remarquez qu’elle est presque habitée, mais par des personnes qui ne parlent pas votre langue.
[ ] 1. Vous établissez un campement à l’abri de tous, en espérant qu’un navire passera par-hasard par là. – l’espoir fait encore vivre –
[ ] 2. Vous tentez de négocier avec les occupants de l’île de toutes les manières possible pour vous faire comprendre, et vous réussissez ! – autant se faire le plus d’alliés que possible –
[ ] 3. Vous la jouez perso et menacez tout le monde avec une arme… – opportunité suicidaire, bien que possible, étant donné le peu d’habitants et leur ignorance des armes à feu –
[X] 4. Vous devenez leur chef et vous installez ici le temps qu’on vienne vous chercher. – et puis, vous êtes le leader d’une tribu, le rêve non ? –
[ ] 5. Vous vous immisciez parmi eux et vendez vos objets personnels, en guettant la plage.


– c’est la guerre, deux camps sont en opposition et il vous faut choisir un parti le plus vite possible avant le déclenchement des hostilités…
[ ] 1. Choisir un camp ? Pas besoin, c’est vous le chef d’un des partis. – et vous vous trouvez le plus fort, vous allez gagner, obligatoirement –
[ ] 2. Vous jouez ça à pile ou face. – quelle importance ? tant que vous vous défoulez, après vous verrez –
[ ] 3. Vous vous battez pour vos amis, vos proches ou votre amour. – et la guerre sera sanglante –
[ ] 4. Vous vous arrangez pour rejoindre le camp des plus forts. – une fois assuré qu’Untel va gagner à 100%, votre choix est fait ! –
[X] 5. Vous fuyiez en cours de bataille lorsque votre groupe commence à perdre, et vous réfugiez dans l’autre camp, ni vu ni connu … – après tout, la survie avant tout, hein ! –


– malheureusement, votre équipe à perdu. vous vous retrouvez comme seul(e) survivant(e) face à vos ennemis...quelle est la première chose que vous faites?
[ ] 1. Vous les fixez droit dans les yeux, et leur dites de vous tuer sur-le-champ. – vous ne voyez pas l'intérêt de négocier avec ceux qui vous ont tout enlevé –
[ ] 2. Vous œuvrez pour une tentative de séduction devant le capitaine. – avec un peu de chance vous survivrez, mais vous devrez vous coltiner l'ennemi –
[X] 3. Vous énoncez toutes les raisons qui font que vous pouvez être utile, et leur faites réaliser qu'il serait plus judicieux de vous garder en vie. – pourparler? –
[ ] 4. Pour qui vous prend-t-on? Vous méritiez de gagner, vous ne comprenez pas et entamez une négociation avec le responsable du navire en l'amadouant et le menant en bateau un certain temps. – rien de mieux que de s'approcher de son pire ennemi pour le poignarder dans le dos par la suite! –
[ ] 5. Simple, vous rejoignez leur camp en prouvant votre valeur. – un navire est un navire hein, pas de différence au fond! –

II — storyboard.
.
“Ceci est une mise en situation, vous aurez trois thèmes de RP ; et carte blanche pour les concrétiser comme vous le souhaitez. Dans les deux premiers thèmes, vous aurez une ébauche de contexte RP que vous devrez poursuivre à votre manière. Quant au dernier thème, ce dernier vous sera expliqué plus en profondeur ci-dessous. Minimum trente-cinq lignes pour les trois.
N'en choisir qu'un.”

« Et donc, tu penses que vous allez vous en tirer comme ça ? » Liberty esquissa un sourire. Elle était peut-être encore jeune, avec ses seize années, mais elle était avec son père. Autrement dit : l’homme avec lequel elle avait toujours vécu. Et les choses ne changeraient pas de si tôt. Ce dernier, pirate, l’avait fait voguer sur les mers depuis sa plus tendre enfance. Sa mère, elle ne l’avait jamais connue. Mais dans cet univers où la présence féminine se faisait rare, elle ne lui avait finalement jamais manqué. Petite, elle avait même été persuadée d’être un garçon. « Non, c’est pas ça mon vieux, tu te trompes. C’est pas que je pense qu’on va s’en sortir comme ça, c’est que j’en suis sûre. » L’homme en face d’elle explosa de rire. Un rire gras, énervant, mais elle avait ri avec lui, tandis que les barreaux les séparaient. En ce moment-même, son père était en train de parler avec le capitaine du navire, il saurait parfaitement comment régler ce petit problème. D’accord, à la base, il s’agissait de son ennemi. John Hartwood, capitaine d’un bateau qui devait à présent sombrer dans l’océan, avait toujours su se débrouiller pour qu’ils s’en sortent tous les deux. Il gagnerait au moins un peu de temps pour trouver un moyen de s’échapper. Le reste, on aviserait en cours de route. Bras croisés, assise dans sa cellule, la brunette aux yeux clairs s’était mise à siffloter. Pas la peine de faire la causette avec son gardien. L’ignorant totalement, toujours à l’aise et conservant son sang-froid, elle n’avait pas le moindre doute sur le fait que demain, à la même heure, elle serait encore en vie. Et que ce serait la même chose pour la journée d’après, et celle d’après aussi… Et ainsi de suite. Mais son manque d’intérêt pour le bonhomme de l’autre côté de la grille fut vaincu par son envie de l’emmerder royalement lorsqu’il lui avait lancé un regard noir, agacé. « Quoi ? T’aimes pas les gens qui sifflent ? Pourtant, c’est génial. Tu sais, j’ai mis du temps à m’entraîner. Avant, je savais pas siffler. Alors j’essayais tous les jours. Tu comprends, j’aime pas ne pas être capable de faire quelque chose. Et puis un jour, ça m’est venu comme ça. Tout naturellement. J’ai voulu siffler un air et c’est sorti. Dingue non ? Tu trouves pas ? Ouais, j’vois à ta tête que tu trouves ça incroyable. Pareil, l’autre jours j’ai… » « La ferme ! » A nouveau, les lèvres de l’adolescente s’étirèrent en un sourire. « Ca va, si on peut même plus parler… »

Une heure plus tard, son père revenait dans la cellule, l’air tout aussi confiant qu’elle. Les Hartwood avaient ça d’agaçant. Ils étaient toujours persuadés de pouvoir toujours s’en tirer, chose que le pirate les gardant trouvait exaspérant. Comme si face à eux, qui les avaient pourtant battus, ils allaient pouvoir faire quelque chose ! Le capitaine détestait le père autant que la fille, qui lui avait déjà fait quelques sales coups elle aussi. Alors qu’ils restent en vie cette fois-ci relevait de l’impossible. A moins d’un sérieux coup de chance. Et le coup de chance vint. A croire qu’ils le faisaient exprès à force. Un coup de canon retentit, suivi d’autres. Si bien que le garde fut obligé de monter voir ce qu’il se passait. Des cris s’élevaient dans les airs, des épées s’entrechoquaient, le père et la fille se lancèrent un regard complice… Avant de manquer de se ramasser lamentablement par terre. Un boulet de canon venait d’exploser, un trou avait été fait dans le bateau, la porte de leur prison avait été défoncée. Bon bon bon… Le moment de faire ses emplettes avant de se barrer ? C’était un peu ça. Sortant sans se faire prier, ils s’étaient retrouvés au beau milieu d’un beau combat de pirates. Et pendant que son paternel la couvrait, Liberty, fine et agile, s’était empressée de se diriger vers les appartements du capitaine. Pas besoin d’être surdouée pour savoir que tous les trucs de valeurs étaient là-dedans. Prenant le premier sac qui lui tombait sous la main, elle l’avait rapidement rempli à ras bord de tous les trucs vendables qu’elle avait déniché. Quelques bijoux, des cartes, des bidules… Pour elle et son père, elle avait aussi pris deux armes à feu et deux épées. Elle était ressortie, sac sur le dos, trouvant l’autre Hartwood tendant de se défendre avec une chaise. « Papa ! » Elle lui avait lancé ses armes, il les avait rapidement attrapées et se retrouva bien plus à l’aise avec ces dernières. La bataille ne connaissant aucun gagnant, les coups de canon retentissant encore et toujours, les deux bateaux avaient commencé leur lente descente vers les fonds marins. « Ma chérie, va falloir que t’y ailles ! » avait prononcé John, toujours en train de se battre. « Et toi alors ? » « Tu sais où on se retrouvera, j’te couvre alors grouille-toi ! J’t’attendrai une semaine, s’tu viens pas, ça s’ra chacun pour soi gamine. Mais y a intérêt qu’tu sois là, parce que si j’te retrouve, j’t’étriperai pour avoir causé de l’inquiétude à ton vieux père. »

Elle avait plongé dans l’eau, après avoir souri à son paternel dans un « c’est ça ouais… ». Son sac avait failli l’entraîner tout droit vers le fond, mais ça n’était pas la première fois qu’elle vivait cette situation. Il n’y avait qu’à se trouver un truc flottant pour pouvoir la supporter, elle et son butin, et tout serait parfait. Elle entendait encore les bruits de la bataille tandis que les rafiots s’éloignaient et coulaient peu à peu. Regardant autour d’elle, buvant la tasse et s’activant pour ne pas couler, Liberty avait fini par voir ce tonneau en bois qui flottait un peu plus loin. Nageant vers lui, elle avait poussé un soupir de soulagement en arrivant à ce dernier. Punaise ! Qu’est-ce que ce sac pouvait être lourd ! Pendant une heure, elle s’était laissée aller au rythme des vagues, les laissant l’emmener là où elles le voudraient. Et puis… Les vagues menaient toujours quelque part. C’était un peu le principe. Et bingo. Elle commençait déjà à apercevoir les rivages d’une île. Battant des pieds pour accélérer le rythme, il lui avait fallu un bon moment avant d’échouer sur la plage, où elle s’était allongée pour trouver un repos bien mérité. Quand elle avait rouvert les yeux, quelques heures plus tard, un type à moitié à poil, le corps couvert de dessins étranges, se trouvait au-dessus d’elle, la détaillant curieusement. Elle avait crié, il avait crié à son tour, elle s’était redressée, avait pris son sac et était partie en courant, sous le regard incrédule de l’indigène. Elle ne s’était arrêtée qu’après un bon moment, pour se retrouver sur une autre plage, magnifique, avec une vue imprenable sur le coucher de soleil. Liberty avait admiré le spectacle pendant un moment. Quand elle s’était allongée de nouveau, il faisait nuit. Elle n’avait plus que six jours pour retrouver son père, et la seule personne qu’elle avait croisé était un type bizarre exhibitionniste avec un goût prononcé pour la peinture sur le corps. Cool. Parions que s’il y en avait d’autres, ils étaient dans le même genre. Mais pas de temps à perdre. Elle devait trouver de quoi signaler aux bateaux qui approcheraient qu’elle était là, qu’il faudrait venir la chercher. Son père n’attendrait pas plus longtemps qu’une semaine au même endroit. Il était recherché, et malgré sa débrouillardise à toute épreuve, son visage était connu et certaines marques ne trompaient pas. Marques que Liberty n’avait pas, ce qui lui assurerait plus de sécurité là où elle se rendrait. Quand l’adolescente s’était retournée, elle avait vu le même type de tout à l’heure, sortant de nulle part. Elle avait sursauté, avait tenté de partir avant de se cogner contre plusieurs corps. D’autres autochtones. C’était bien sa veine ! Heureusement qu’elle avait rapporté des trucs dans son sac. Ces derniers devaient bien apprécier l’échange, le troc… ‘Fin ce genre de conneries. « Je viens en paix, » avait-elle dit en levant les bras, laissant tomber son sac par la même occasion.

Ils l’avaient entourée, elle s’était laissée faire. Pas de gestes brusques pour ne pas envenimer la situation. Il fallait seulement qu’elle prie pour qu’ils ne soient pas amateurs de chaire humaine, elle qui ne croyait pas en Dieu. Gardons un peu de courage. Elle avait senti l’un d’eux lui saisir une mèche de ses longs cheveux bruns pour la lui arracher, elle avait crié. Aussitôt, les indigènes avaient commencé à pousser des hurlements, pour que ces derniers se réunissent afin de n’en former plus qu’un. Des paroles incompréhensibles, Liberty les avait regardés avec curiosité. Oui, elle stressait pas mal aussi. Mais son père le lui avait répété suffisamment de fois pour qu’elle en soit persuadée : les Hartwood s’en sortiraient toujours. Malgré tout, cette vérité fut légèrement ébranlée lorsque, traînée dans le village, elle vit s’embraser un feu gigantesque… Pile sous sa cage. Comment en était-elle arrivée là ? A force d’avoir tenté d’échanger des objets de valeur contre sa sauvegarde, elle avait bien compris que la seule chose qui les intéressaient réellement était sa chaire blanche et ses yeux d’une couleur qu’ils n’avaient encore jamais vu, aussi bleu que l’océan, parfois profonds et sombres, d’autres fois clairs et éclatants, comme si les vagues se reflétaient dans ces derniers, comme s’ils contenaient eux-mêmes une partie des mers. Alors elle s’était retrouvée enfermée dans une cage qu’ils avaient soulevé à l’aide d’un mécanisme qu’ils n’auraient jamais pu inventer eux-mêmes, elle en était persuadée. Quand le feu s’était allumé, elle s’était aussitôt mise à crier pour qu’ils l’écoutent. Rien à faire. Autour du feu, ils chantaient d’une seule voix un hymne barbare et puissant, qui s’élevait dans les airs tandis que sa cage descendait peu à peu vers le brasier de l’enfer. Que faire pour qu’ils l’écoutent ? Désespérée, Liberty avait fini par mettre deux doigts dans la bouche pour les siffler, afin d’essayer d’attirer leur attention et de faire taire els chants… Qui cessèrent aussitôt. Aaaah ben enfin ! « Bon ! Ben on va enfin pouvoir parler. Vous savez, me brûler, c’est vraiment une… » Le chef du village lui avait coupé la parole, prononçant des mots incompréhensibles, des suites de syllabes et de bruits qui n’avaient pas le moindre sens pour elle. Elle sentait la chaleur des flammes en-dessous d’elle. Il fallait faire vite et savoir se la jouer finement. Et quand elle avait vu le roi des autochtones mettre ses deux doigts dans sa bouche en essayant de sortir le même son qu’elle, elle avait compris. Ils voulaient savoir siffler ? Elle l’avait rapidement imité pour émettre ce son qu’ils ne semblaient pas connaître. Tous témoignaient à son égard une vive admiration. Certains essayaient de faire comme elle sans obtenir le moindre résultat. « Faites-moi sortir de là et je vous apprendrai, ça marche ? » L’adolescente avait mimé ses paroles pour qu’ils la comprennent bien. Le chef avait hurlé des ordres sur un ton impérial. Une dizaine de minutes plus tard, elle se retrouvait enfin libre, entourée de tous les indigènes.

Les cours commencèrent dès le lendemain. Enfants comme adultes, toute la tribu était rassemblée devant elle, tandis que la demoiselle tentait de s’expliquer tant bien que mal. Difficile à faire lorsque la barrière de la langue se dressait entre les élèves et le maître. Les jours passaient. Liberty, du haut de ses seize ans, était traitée comme une reine et en profitait largement. Mais il y aurait toujours une ombre sur le tableau. A présent, il était impossible pour elle d’être présente au lieu de rendez-vous. La semaine se terminerait bientôt et aucun bateau ne serait suffisamment rapide pour la conduire à bon port dans le délai imparti. Difficile par la suite de retrouver son père. Leurs ennemis la connaissaient suffisamment bien pour savoir que là où irait la fille, John serait sûrement là. Eviter donc de le retrouver pour leur sécurité à tous les deux semblait être la solution la plus raisonnable. Elle le recroiserait bien un jour ou l’autre. Et espérons que ce jour arrive rapidement. Quant aux autochtones, certains arrivaient à siffler, d’autres pas encore. Ils avaient fini par l’intégrer à leur tribu, ne la différenciant plus des autres, malgré sa peau blanche, malgré ses yeux bleus, malgré ses vêtements. Elle commençait même à les comprendre. Enfin… Un peu. Tous les jours, il fallait rester sur la plage pour voir si un bateau n’arriverait pas bientôt. Et au bout de quelques semaines, le miracle se produisit. Un navire approchait des côtes, une chaloupe fut envoyée sur la plage et Liberty fut la première à les accueillir. Des marchands venus faire une escale, de quoi trouver de la nourriture et de l’eau, puisqu’ils n’en avaient plus. « Je sais où en trouver sans difficulté. En échange, vous me prenez avec vous. » « Une femme sur le bateau ? Hors de question ! » « Je peux aussi vous apporter beaucoup d’objets de valeur… Ou vous condamner à mort avec mes nouveaux copains cannibales de l’île. Comme vous voulez ! » Les négociations terminées, elle s’était rendue au village. Maintenant était le moment de se faire discrète, histoire de ne pas éveiller les soupçons. Les autochtones n’avaient pas encore remarqué le bateau, ces derniers préférant vivre dans la jungle et la considérant comme une sorte de sentinelle en laquelle ils avaient à présent confiance – elle leur avait bien appris à siffler tout de même ! L’entreprise dura toute la journée. Il fallait ramener la nourriture petit à petit aux Anglais pour ne pas prendre le risque de se faire avoir. A son dernier voyage, elle revint avec le sac rempli d’objets précieux qu’elle avait conservé comme trésor personnel. Elle n’était pas stupide au point de le leur donner en premier.

Une fois sur le navire qui repartit dès leur arrivée, Liberty fut convoquée par le capitaine. « Et où comptes-tu aller maintenant ? » Elle avait haussé les épaules. Peu importait franchement. Là où ils iraient lui conviendrait parfaitement. Avant de partir, elle s’arrangerait bien pour récupérer son butin. Quant à son père, ses prochaines aventures provoqueraient forcément leurs retrouvailles, elle en était persuadée. Et tandis que le navire traversait l’endroit où John Hartwood et elle s’étaient quittés, de nombreux corps reposaient au fond de l’eau, celui de ce dernier se déplaçant au gré des courants parmi eux.

Spoiler:
 


Dernière édition par Liberty V. Hartwood le Jeu 29 Juil - 17:25, édité 4 fois
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Yoric O'Corrigan

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MessageSujet: Re: Liberty V. Hartwood    Jeu 29 Juil - 8:45

    • Bienvenue parmi nous!

    Si tu as la moindre question ou la moindre hésitation, la boite MP d'Elvira, ainsi que les miennes ( Yoric et Sydney ) te sont grandes ouvertes!


    Bon courage pour la fin de ta fiche!





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MessageSujet: Re: Liberty V. Hartwood    Jeu 29 Juil - 9:19

Bienvenue
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- Je les adore ces moments... Je les salue de la main quand je les vois passer. »
→ POTC, Jack Sparrow.


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MessageSujet: Re: Liberty V. Hartwood    Jeu 29 Juil - 9:23

Bienvenue à toi !
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MessageSujet: Re: Liberty V. Hartwood    Jeu 29 Juil - 16:57

Mon dieu Eva Green ! Très bon choix d'avatar !
Bienvenue !
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MessageSujet: Re: Liberty V. Hartwood    Jeu 29 Juil - 17:28

Merci à vous quatre pour l'accueil moussaillons !
Et je pense avoir terminé ma fiche
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Yoric O'Corrigan

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MessageSujet: Re: Liberty V. Hartwood    Ven 30 Juil - 1:56

    • J'adooooore ton avatar!

    Tu as mon OUI! Plus que la validation d'Elvira et tu pourras jouer parmi nous!





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Lady Elvira L. G. GreyG O V E R N O R; ♣ « despote & politicienne manipulatrice »

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    'In order to get power and retain it, it is necessary to love power; but love of power is not connected with goodness but with qualities that are the opposite of goodness, such as pride, cunning and cruelty.' - cf. Leo Nikolaevich Tolstoy (quotation)



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MessageSujet: Re: Liberty V. Hartwood    Ven 30 Juil - 22:28

    +1 pour le vava. <3

    Je te souhaite la bienvenue parmi nous, Liberty ! (j'adore aussi ton prénom *O*) Tu as ton deuxième oui, et je te valide ! *-*

    Bon jeu parmi nous, & amuse toi bien !

    PS : J'ai un doute concernant ton groupe, je ne sais pas exactement où te placer... XD Tu as une préférence ?





    "The way you held me, I knew that this could be. What I've been waiting to find. Darling, look at me, I've fallen like a fool for you ; darling, can't you see, I'd do anything you want me to. I tell myself I'm getting in to deep, then I fall a little farther every time you look at me."
      |LOOK AT ME - CARRIE UNDERWOOD|

    Spoiler:
     
    [/center]
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MessageSujet: Re: Liberty V. Hartwood    Ven 30 Juil - 23:53

    Eve Greeeeeeen !
    Welcome here, in the Caribbean.
    (vaut mieux tard que jamais)
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MessageSujet: Re: Liberty V. Hartwood    Sam 31 Juil - 12:24

Merci pour le vava, contente qu'il fasse de l'effet <3!
Et thank u aussi pour la validation :SALSA:
Pour le groupe, j'aurai une préférence pour "Spies", étant donné qu'elle offre ses services au plus offrant. Donc elle pourrait travailler pour n'importe qui =D!
Et merci Cap' pour la bienvenue 8D!
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MessageSujet: Re: Liberty V. Hartwood    

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Liberty V. Hartwood

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