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De vieilles légendes circulent à présent dans les plus sombres ruelles de certaines villes. A Tortuga, les vieux ivrognes témoignent de leur engouement à en savoir bien plus que les autres ; certains parlent, bien trop. Quelque part en mer, se trouve une île, habitée ou non, nul ne le sait. Une seule chose reste certaine, c'est qu'elle reste protégée par un grand navire avec des voiles noires; s'étant comme figé dans le temps. Un équipage maudit et obligé de rester aux bords de cette île, à faire ce devoir, celui de la défendre d'opportuns visiteurs et autres petits curieux.

On raconte qu'ils seraient possédés, maudits ; que la déesse des mers elle-même les auraient condamnés à cette éternelle vie, uniquement consacrée à ce même et lancinant devoir. Les rares personnes s'étant approchés de cet endroit, n'en sont jamais revenus pour le prouver. La Fontaine de Jouvence existe-t-elle réellement?


Une carte mènerait à ce fameux secret, une carte que possèderait le capitaine Jack Sparrow. (more?)

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DÉBUT FÉVRIER 2010 - ouverture du forum, AGAINST THE WORLD.

NEWS DU CINQ MARS 2010 - le forum change de design pour adopter le numéro deux, what we fighting for.
 
NEWS DU VINGT-HUIT MARS 2010 - en cette fin de mois et pour fêter la venue du mois d'avril, la troisième version all we need est mise en place ; n'hésitez pas à donner votre avis sur la troisième version ici même, (:

NEWS DU NEUF AVRIL 2010 - un recensement à été mis en place, et tous les membres sont conviés à signaler leur présence à cet endroit. Pour continuer sur une note plus joyeuse, un concours prévoyant l'emblème de la chronique mensuelle d'ATW est officiellement lancé dans la galerie artistique du forum ; que vous pourrez retrouver en lien direct ici-même; =D Bon courage à tous!

NEWS DU PREMIER MAI 2010 - le forum change de nouveau de design pour adopter sa quatrième version, be prepared ; (:

NEWS DU DEUX MAI 2010 - le recensement du forum étant terminé, les membres ne s'étant pas manifestés ont été supprimé.

NEWS DU VINGT-DEUX JUIN 2010 - nouveau design mit en place, ce dernier en est à sa cinquième version, all i ever wanted is war.

NEWS DU PREMIER OCTOBRE 2010 - après un hiatus, le forum reviens parmi nous, avec une nouvelle version du design (world domination, one step at a time), ainsi qu'une intrigue (inscriptions à cet endroit) ! bon jeu à tous ! /o


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 Une affaire délicate… [PV Soeurette]

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Davidson A. BrownDévoué, fidèle, sans scrupules...

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MessageSujet: Une affaire délicate… [PV Soeurette]   Sam 7 Aoû - 1:20

C’était comme ça qu’elle lui avait présenté la chose… « Une affaire délicate »… Sans rien dire d’autre, sans lui donner de précisions ou de détails. Il revoyait encore clairement la scène, qui avait eu lieu quelques jours plus tôt. Elle l’avait fait appeler dans son bureau, un matin, et l’avait informé qu’ils partaient pour Charlestown, afin de régler une affaire délicate. Ce n’était même pas un ordre, ça n’avait rien d’officiel. Elle lui faisait juste savoir sa volonté. Et il l’avait suivie, comme toujours, sans discuter, sans même poser la moindre question. C’était l’une des qualités qui les avaient fait travailler ensemble si longtemps, et si fructueusement. Il était loyal à l’extrême, dévoué et prêt à tout. Sans questionnements, sans hésitations, sans remords. Un phénomène qui n’avait fait que s’accentuer depuis qu’elle était devenue sa demi-sœur…

Un léger sourire effleura les lèvres du jeune homme tandis qu’il se frayait un chemin dans les rues de la ville américaine. Il avait été faire un petit tour de reconnaissance, et l’endroit n’avait pas véritablement changé depuis sa dernière visite, quelques mois plus tôt. Pas de changement sérieux dans les alliances politiques entre bourgeois, pas de rumeur de mouvement méritant d’être prises au sérieux. Accomplir la tâche que voudrait lui confier Elvira - alias Lady Grey, Gouverneur de Port-Royal, dont il était à la fois l’assistant et le demi-frère - ne devrait pas poser trop de problèmes… Quelle qu’elle soit. Ce n’était pas la première fois que la belle blonde l’embarquait dans ce genre d’aventure sans lui préciser le moins du monde ce qu’il devrait accomplir à l’arriver. Il s’y était habitué, comme à tout le reste, et ça ne le dérangeait pas plus que ça. Il lui faisait confiance.

Peut de gens faisaient confiance à la jeune femme. Encore moins si on s’aventurait dans les rangs des gens sensés. Et sans doutes la plupart n’avaient-ils pas vraiment tord… Mais peu nombreux étaient ceux qui la connaissait aussi bien que lui. Il était à son service depuis cinq ans maintenant, et ils s’étaient toujours bien entendu… Même si leurs relations s’étaient faites plus distantes depuis qu’ils faisaient partie de la même famille, du côté d’Elvira tout du moins. Une réaction qu’il regrettait, mais qu’il ne lui reprochait pas… Il lui fallait du temps, voilà tout. Un jour ou l’autre, il en était sûr, elle finirait par accepter ce nouveau lien, malgré toutes les réticences qu’elle avait eu au mariage de leurs parents - doux euphémisme. En attendant, il se contentait de la protéger, de la servir… Et de la suivre sur simple demande, comme ici.

Il arriva finalement devant l’auberge où ils étaient descendus. La plus confortable de la ville, comme il se devait. Et comme il se devait également, Milady avait prit la meilleur chambre. Lui-même occupait la plus proche, bien plus modeste que l’autre, qui disposant par contre d’une porte communicante avec la suite de la jeune Grey - insistons bien sur ce « jeune ». Autrefois, il y aurait pu avoir là une occasion plus que professionnelle, mais plus maintenant… C’était sa sœur, à présent, n’est-ce pas ? Elle savait, elle aussi, qu’elle pouvait lui faire pleinement confiance. Il ne lui avait fait que très rarement défaut, pour ne pas dire jamais, au cours de toutes ces années. Il se glissa dans le bâtiment, saluant le patron d’un signe de la tête. Le jeune homme savait se faire discret, lorsqu’il en avait l’envie ou, plus souvent, le devoir. Bien plus discret qu’il ne l’était pour le moment…

Montant les escaliers de ses larges et puissantes enjambées, il retrouva sans peine la chambre de sa demi-sœur. Ce n’était pas la première fois qu’ils descendaient ici alors qu’ils étaient tous deux à Charlestown. C’était probablement elle qui avait les clés de sa propre chambre, comme d’habitude. Après avoir rapidement passé une main dans ses cheveux d’un beau brun sombre, coupés courts, il toqua quelques coups polis à la porte et entra.

« Lady Grey. »

Une salutation formelle, mais c’était elle qui y tenait. Plus encore depuis qu’ils faisaient partie de la même famille recomposée. Il referma la porte derrière lui, et se tourna vers la magnifique jeune femme qui, à cette occasion, était devenue sa demi-sœur. Et qu’il aimait comme une sœur à part entière.

« Charlestown n‘a pas beaucoup changé, Milady. Les ficelles à tirer sont toujours les mêmes, à peu de choses prêt, et votre projet devrait pouvoir se réaliser sans difficultés supplémentaires. »


Rapport bref, précis, concis, et annonçant de bonnes nouvelles qui plus est. Davidson se permit de faire quelques pas dans la chambre, ses magnifiques yeux sombres, après avoir parcouru la pièce du regard une fois, étant revenu sur Elvira.

« À ce sujet, peut-être pourriez vous m’informer de la teneur de votre projet, à présent que nous sommes en situation de pouvoir l’accomplir… Si je ne m’abuse. »

Quand l’atmosphère était à la formalité, il y avait toute une façon de lui demander les choses… Différente de celles qu’il aurait employé dans un rapport plus ouvert, sans doutes, mais il s’en contentait pour l’instant… Comme pour le reste, d’ailleurs.
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Lady Elvira L. G. GreyG O V E R N O R; ♣ « despote & politicienne manipulatrice »

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« Where are you ? » : quelque part derrière mon arc-en-ciel, à jeter des fleurs partout où je passe. peace&love.
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    'In order to get power and retain it, it is necessary to love power; but love of power is not connected with goodness but with qualities that are the opposite of goodness, such as pride, cunning and cruelty.' - cf. Leo Nikolaevich Tolstoy (quotation)



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MessageSujet: Re: Une affaire délicate… [PV Soeurette]   Dim 8 Aoû - 0:31

La famille. Elvira Grey n’avait jamais bien saisit l’importance de ce mot, bloquée dans ses habituelles souffrances intérieures. La famille ? Quelle foutaise. La famille ne servait pas à grand-chose, à ses yeux. Son père, en était la preuve formelle, homme froid, autoritaire et exigeant, c’est à peine s’il eut offert à sa fille un semblant d’affection. Il brutalisait tous ceux qui se dresseraient sur son chemin. Homme ou femme. Famille ou non. Mais il n’avait jamais levé la main sur la petite cadette. Après la mort d’Eros, son fils prodige, il s’était tourné vers elle, dans l’espoir d’obtenir la relève d’une héritière digne de ce nom. Immédiatement, la petite fut couverte de cadeaux, et d’attentions. Ce qui lui avait tant manqué durant les premières années de sa vie. Mais ce n’était pas suffisant, pas aux yeux d’Elvira. Elle-même, avait commandité le meurtre de son frère, détestable, soi-dit en passant. Après un mauvais souvenir dans la grande bibliothèque, où il fut bien le seul homme de cette « sainte » famille, à l’avoir violentée, physiquement, elle prit la décision de le faire disparaître du tableau familial. C’est en le rejoignant dans le grand grenier, à l’époque, ils vivaient tous dans un manoir, à la sortie de Londres. Dans la campagne britannique. Et c’est dans les profondeurs de ce grenier, que le meurtre fut commit. Un sourire s’était automatiquement affiché sur les lèvres de la jeune femme, adulte, depuis quelques mois. Elle n’avait pas même vingt ans. Et pourtant, le sang de son père, et de toutes ces figures masculines cruelles, sans la moindre once de remord ou de scrupules coulait dans ses veines. Son père, ou encore son oncle. Et tant d’autres -- Il l’avait mérité, selon elle. Il l’avait brutalisée. Il l’avait éloigné de père. C’était sa faute. Au diable les regrets.

Brusquement, la jeune femme ouvrit les yeux. Haletante, elle se trouvait dans un grand lit, plutôt luxueux, à vrai dire. Elvira avait réservé la chambre la plus belle de l’auberge de Charlestown. Elle transpirait. Un nouveau cauchemar l’avait réveillée en sursaut. Saleté de rêve. Où la sulfureuse blonde ne cessait de revoir l’image de son frère, la poussant contre un mur, tout près de la cheminée. Dans cette bibliothèque qu’elle chérissait tant, par le passé. Mais trop de choses s’étaient déroulées en ces lieux. Elvira n’y avait plus jamais remis les pieds. De peur que cette scène ne se reproduise. Par crainte de sentir encore le souffle chaud de ce jeune homme sur son cou, et d’apercevoir que les attaches de sa robe avaient finalement cédées entre ces mains dévorées par le désir de posséder une belle femme, qu’il considérait plus comme une étrangère à la famille. Lui non plus, n’aimait pas la famille.

L’aristocrate assombrit son regard, et se leva avec lenteur, son premier reflexe fut de se diriger vers le grand miroir ornant la pièce. Elle aimait les miroirs. Symbole du narcissisme qui la dévorait de jour en jour. Elvira Grey s’aimait. Elle était incapable d’apprécier d’autres personnes, du moins, en apparence. Il y avait Grace, sa meilleure amie. La seule à la comprendre, en vérité. Les deux femmes se ressemblaient tellement. Deux nobles. Deux riches. Deux petites filles exigeantes et pourries-gâtées. Cela permet de créer des liens. Intenses. Et puis – personne ne le savait, pas même Gray, mais il y avait cet homme. Représenté sur un vieux portrait. Elle l’avait dérobé, lorsque ce dernier se trouvait en voyage à l’extérieur de Port Royal. Cet homme et cette stupide promesse. Elvira détestait les serments, les promesses, et toute autre forme d’engagement. Car cela voulait systématiquement dire « moins de liberté ». Et pourtant, elle se pliait convenablement aux règles, et rêvait sciemment d’un jour, où il lui ferait une demande en mariage. Parce qu’il le lui avait promit. Et qu’elle l’attendait au tournant. Même David l’ignorait. Ou peut-être pas, il devait avoir des soupçons, sur ses sentiments. David. Son demi-frère par alliance. Pourquoi ne daignait-elle donc pas l’honorer d’un courtois sourire ? Ou, cesser, d’être aussi distante envers lui ? Ils se connaissaient depuis déjà de bien nombreuses années. Ce serait cruel, de l’ignorer aussi ouvertement. Mais Elvira n’osait pas, faire le premier pas. Elle avait peur. Et avait depuis déjà quelques temps, perdu foi en cette notion de famille…

Aujourd’hui, elle comptait lui expliquer le pourquoi du comment. La raison qui l’avait poussée à débarquer dans cette belle contrée. Charlestown. Il y avait une raison. Peu scrupuleuse. Une mission, que seul Davidson Brown, pourrait orchestrer. Elle lui faisait confiance. Comme toujours. Lady Grey plaçait ses espoirs entre ses mains, et jamais, il ne l’avait trahie, ou encore déçue. Un homme de main efficace. Un espion de talent. Et un meurtrier digne de ce nom. Il y a quelques temps, un homme influent et noble avait tiré une croix sur sa vie, en daignant s’opposer aux propos d’Elvira Grey. Et publiquement, de ce fait. Cela faisait un moment qu’elle envisageait de l’écarter, de peur qu’il ne tente de comploter injustement contre son régime. Finalement, l’élégante dame obtenait enfin, sa raison de mettre un terme à cette vie. C’est avec minutie, que lady Elvira Grey entra dans sa salle de bain, pour se vêtir d’une robe d’un rouge foncé, ornée de quelques dentelles noires. Elle se coiffa. Puis quitta la pièce, au moment même où des bruits de pas se rapprochaient de sa chambre. On toqua à la vieille porte en bois vernis. Lady Grey scruta, d’un air étrange, l’arrivant. David…

Lady Grey. Croisant les bras, la belle ne dit plus un mot. Elle attendait la réaction de l’homme. Charlestown n‘a pas beaucoup changé, Milady. Les ficelles à tirer sont toujours les mêmes, à peu de choses prêt, et votre projet devrait pouvoir se réaliser sans difficultés supplémentaires. Lady Grey sembla songeuse. Tandis que sa silhouette élancée se rapprochait d’une grande fenêtre, dans le but d’apercevoir l’océan, non loin de là, elle s’abandonna à ses pensées obscures. Comme à son habitude. Elvira ne parlait que peu souvent. Elle réfléchissait, surtout. Mais ce que lui annonçait son lieutenant la rendait heureuse, voire, satisfaite de ce projet. Tout se passait à merveille, de ce fait. Parfait ! Un sourire orna ses fines lèvres rosées. Elle avait hâte. À ce sujet, peut-être pourriez vous m’informer de la teneur de votre projet, à présent que nous sommes en situation de pouvoir l’accomplir… Si je ne m’abuse. Il est vrai que la lady avait omit de mentionner ce fait.

Elle posa son index le long de la vitre transparente, et ferma lentement ses paupières.

Parfait. – susurra la noble, visiblement rassurée par les paroles de David. Elle aimait être soulagée. – Effectivement, je n'ai pas pris la peine de vous mentionner les règles importantes de votre mission. Je comptais le faire un peu plus tard dans la journée, mais comme vous êtes en ce moment même, devant moi -- – la lady s’interrompit d’elle-même, sa voix se transformant en un murmure évasif. – C'est un meurtre, cette fois-ci, lieutenant. – Un meurtre, rien de plus ? Son sourire omniprésent s'agrandit aussitôt. – Il y a un homme qui parle trop, qui en sait peut-être trop-- qu'importe au fond, je désire le voir se retirer du jeu.





    "The way you held me, I knew that this could be. What I've been waiting to find. Darling, look at me, I've fallen like a fool for you ; darling, can't you see, I'd do anything you want me to. I tell myself I'm getting in to deep, then I fall a little farther every time you look at me."
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MessageSujet: Re: Une affaire délicate… [PV Soeurette]   Dim 8 Aoû - 14:02

Elvira était sublime, comme à son habitude, vêtue de rouge sombre agrémenté de noir. Songeuse, elle c’était approchée de la fenêtre, son regard porté sur le dehors. Lui-même attendait. Patient. Comme à son habitude, comme toujours. Une patience qui l’avait bien servit, tout au long de son existence. Surtout avec elle, sans doutes, sur tellement de plans…

« Parfait. »

Un simple mot, qui exprimait de la satisfaction, sans doutes, mais surtout un soulagement, pour elle qui la connaissait si bien. Il avait toujours aimé la rassurer. Surtout depuis qu’elle était devenue sa sœur. Ou plutôt, il n’aimait pas la voir inquiète, particulièrement quand il pouvait y remédier…

« Effectivement, je n'ai pas pris la peine de vous mentionner les règles importantes de votre mission. Je comptais le faire un peu plus tard dans la journée, mais comme vous êtes en ce moment même, devant moi... »

Devant elle… Tout était relatif, mais il ne releva pas. Il savait que la belle Lady allait tourner un peu autour du pot, distillant les détails peu à peu. Il travaillait avec elle depuis assez longtemps, de manière assez proche, pour comprendre ce genre de choses naturellement, avec une chance infime de se tromper… Mais comme il ne communiquait jamais ces impressions presque intuitives et que toute façon il n’était dérangé par aucune des attitudes de la jolie blonde…

« C'est un meurtre, cette fois-ci, lieutenant. »

Elle avait lâché cette indication dans un murmure, et il pouvait presque l’entendre sourire. Ce n’était pas tout. Si ça avait été un simple meurtre, elle lui en aurait juste fait part à Port-Royal, dans son bureau, sans se donner la peine de venir jusqu’ici. Les meurtres faisaient partie de ses attributions. Comme bien d’autres choses. Ce meurtre était donc particulier, dans sa réalisation, dans ses implications ou dans le choix de sa cible…

« Il y a un homme qui parle trop, qui en sait peut-être trop-- qu'importe au fond, je désire le voir se retirer du jeu. »

Et pour un retrait définitif, donc. Un mince sourire aux lèvres, Davidson inclina la tête avec légèreté, en signe d’acceptation. Elle ne pouvait pas vraiment le voir, mais ça n’avait aucune espèce d’importance. Avait-il jamais refusé de faire quoi que ce soit pour elle ? Pour sa chère demi-sœur ?

« Un meurtre, Milady ? Ce ne devrait pas poser de problèmes. Les meurtres sont généralement des affaires fort simples à mener… Généralement. »

Quoi de plus facile que de prendre la vie d’un homme mal protégé ? Quelques gouttes de poisons, une dague, une balle. Ou tellement d’autres choses… Et qui se protégeait correctement, dans cette ville américaine ? Certains étaient méfiants, mais il avait de l’expérience. Et au pire, il savait à qui s’adresser, ici comme ailleurs… Cela faisait partie de son travail, de trouver ces gens-là. Pas seulement pour les utiliser, en fait…

« Toutefois, si vous me le permettez, Milady, vous ne vous seriez pas déplacée en personne pour un simple meurtre… Un meurtre « général », si j’ose dire. »

Le jeune Baronnet ne prenait aucun plaisir particulier au meurtre. Ou à la torture. Mais il avait toujours apprécié les entreprises bien menées, et une légère difficulté supplémentaire, de temps en temps, ajoutait une pointe de satisfaction… Bien sûr, trop de satisfaction tuait la satisfaction : il appréciait aussi grandement les affaires qui marchaient exactement comme prévu…

« Quelle sera donc la cible… Et quelles données particulières voudriez-vous intégrer à ce meurtre ? »

Bien sûr, il avait déjà quelques idées de ce qu‘elle pourrait vouloir, pour la première comme pour la seconde question. Mais il préférait ne pas trop avancer d’hypothèse… Elle serait capable de vouloir la mort de tous ceux qu’il citerait, et autant se concentrer sur une seule personne à la fois, n’est-ce pas ?

« Peut-être voudriez-vous voir vous-même la mort de ce trop bavard personnage mystère ? »


Cette hypothèse-là, par contre, ne coutait pas grand-chose. Sa façon de parler, ses paroles, son attitude… Il aurait parié sur un affront qu’elle considérait comme « personnel », du genre qui méritait d‘être laver « personnellement », c’est-à-dire en sa présence … Et il a déjà été dit qu’il ne se trompait presque jamais sur ce genre de choses…
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Lady Elvira L. G. GreyG O V E R N O R; ♣ « despote & politicienne manipulatrice »

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MessageSujet: Re: Une affaire délicate… [PV Soeurette]   Mar 10 Aoû - 23:36

Tout d'abord silencieuse, la jeune femme écouta d'une oreille attentive les dires de son lieutenant. Elle aimait tout particulièrement ne rien dire, et attendre que ses interlocuteurs aient terminés de parler, pour envisager une quelconque réponse. Cela lui permettait d'avoir le contrôle sur la conversation. D'établir un schéma dans son esprit, et d'opter pour la réponse parfaite, qui lui ferait obtenir la réaction souhaitée. En l'occurrence, là, maintenant, l'intérêt de David.

« Un meurtre, Milady ? Ce ne devrait pas poser de problèmes. Les meurtres sont généralement des affaires fort simples à mener… Généralement. »

Elvira hocha la tête, confirmant les mots de Brown. Oui, un meurtre. Et pas n'importe lequel, qui plus est. Cette idée la fit négligemment sourire. Elle ne souriait que très rarement, d'une manière qui se voulait sincère ou joyeuse. Ses rictus, à ses lèvres, signifiaient toujours de l'ironie, du sarcasme, ou de la satisfaction. Le fait que le lieutenant lui assure que le meurtre risquait de bien se passer, comme toujours, la renferma dans ses hypothèses. David était réellement le parfait homme de main. Il réussissait tout ce qu'il entreprenait ! C'était bénéfique, à ses yeux.

« Toutefois, si vous me le permettez, Milady, vous ne vous seriez pas déplacée en personne pour un simple meurtre… Un meurtre « général », si j’ose dire. »

Touché. Les iris verdâtres d'Elvira Grey dévièrent de la fenêtre et du somptueux panorama, au visage pâle, légèrement hâlé par le soleil, de son demi-frère. Il visait juste. Un peu trop, même. Hors, ce n'était guère étonnant. Cela faisait déjà cinq longues années que les deux adultes se connaissaient. Chacun avait apprit à bien cerner l'autre, à travers le temps, et cela leur permettait ainsi de prédire leurs moindres réactions à l'avance. Il avait complètement raison. Un simple meurtre ne suffisait pas pour attirer lady Grey dans une vieille auberge, perdue dans une ville inconnue à sa connaissance - certes, la chambre restait somptueuse - non, il fallait toucher juste. Haut. Et la proie d'aujourd'hui s'avérait être une bien influente cible, dans la Haute Société.

« Quelle sera donc la cible… Et quelles données particulières voudriez-vous intégrer à ce meurtre ? »

Malgré tout, Elvira ne dit rien. Elle préférait attendre que David ait finit de s'exprimer, pour lui expliquer en détail les raisons de ce complot à venir. Le nom de la future victime, et son intérêt à disparaître subitement de la carte. Tout n'était qu'une question de temps.

« Peut-être voudriez-vous voir vous-même la mort de ce trop bavard personnage mystère ? » Hum. Elle sourit à cette réponse. Son frère la connaissait à merveille -- il est vrai qu'Elvira s'était en partie déplacée jusqu'à ici, dans l'espoir de voir la lueur de vie s'éteindre définitivement, dans le regard de cet impertinent noble. Jamais Lady Grey ne prendrait la peine de se déloger de son grand bureau, à Port Royal, pour quelque chose qu'elle ne qualifierait pas de grandiose, ou de forcément intéressant. Elle ordonnerait, comme d'habitude. David ferait le travail, et reviendrait auprès de la blonde, pour effectuer son rapport. Sans plus. Sauf que cette fois-ci, l'homme à tuer avait été bien trop loin, aux yeux abyssaux d'Elvira Grey. Et ce serait un véritable plaisir d'assister au spectacle. A la sanction. A la punition. Mylady s'en réjouissait. C'était malsain.

C'est ce que j'avais justement à l'esprit, lieutenant. – répondit-elle, d'un ton quelque peu neutre, le fond de sa voix s'était teinté d'amusement. – Assister personnellement à cette exécution prématurée. Vous l'amènerez en ces lieux, bien entendu, ce sera beaucoup plus simple. Quant à son identité -- j'ai un papier, ne bougez pas. – sans un mot supplémentaire, lady Grey fit volte-face, et commença à marcher dans la vaste pièce, jusqu'à chercher quelque chose dans le tiroir de la table de chevet, trônant tout près du grand lit en baldaquin. Un parchemin en main, plié en quatre, Elvira revint près du lieutenant Brown. La figure de glace lui tendit le papier. – Lord Harold Greenwich. Cet homme m'a injustement manqué de respect, lors de sa dernière visite à Port Royal. Il me semble être suspect, et m'a ouvertement menacée. Il pourrait en savoir bien trop, à l'avenir, s'il daigne se pencher davantage sur mes affaires personnelles. Son influence au sein de la Cour, me semble inappropriée. Je préfère être prévenante. – ses minces lèvres s'étirèrent en un fin rictus, sans émotion apparente. Elle restait néanmoins anxieuse. Espérant vainement que le lieutenant parviendrait à ramener cet homme jusqu'ici, sans attirer les regards. – Toutes les informations nécessaires au bon déroulement de votre mission se trouvent sur ce parchemin, Brown. – penchant légèrement son visage vers la droite, mylady soupira longuement. D'impatience. – Comprenez, très cher, que la discrétion est de rigueur

Bien évidemment. Mais David Brown connaissait son travail. La jolie noble en était persuadée. Il saurait se montrer discret.





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MessageSujet: Re: Une affaire délicate… [PV Soeurette]   Mer 11 Aoû - 18:00

Sa magnifique demi-sœur avait tourné vers lui son regard d’émeraude, et il n’en décodait que mieux le plaisir anticipé qui scintillait en elle. Ce n’était pas vraiment comme s’il en avait eu besoin. Il la connaissait trop bien, après cinq années à son service, remplissant toutes ses basses besognes, connaissant une bonne part de ses machinations, devinant la plupart de ce qui restait. Pas plus qu’il n’avait réellement besoin de la confirmation qu’était ce scintillement, ni de son doublé oral. Qui vint pourtant. Comme de bien évidemment…

« C'est ce que j'avais justement à l'esprit, lieutenant. »

Un zeste d’amusement c’était glissé dans la voix d’Elvira, qui fit imperceptiblement se relever le coin de ses lèvres. Il n’avait jamais été choqué par ce genre de choses. Encore moins chez elle. D’autres trouvaient cela malsain, lui avait d’abord été sans avis. Maintenant, il considérait ça comme naturel…

« Assister personnellement à cette exécution prématurée. Vous l'amènerez en ces lieux, bien entendu, ce sera beaucoup plus simple. Quant à son identité -- j'ai un papier, ne bougez pas. »


Bien entendu. Il n’aurait jamais imaginé lui demander de se déplacer quand il pouvait amener lui-même la personne a destination. Au pire, il faudrait peut-être débourser un peu d’argent supplémentaire pour réparer les dégâts occasionnés à la chambre - le sang, c’était une horreur pour les bons tapis ! - mais on n’en était pas à quelques pièces près quand il s’agissait du bonheur de Milady. Celle-ci, justement, avait parcouru la pièce pour aller chercher un parchemin plié en quatre.

« Lord Harold Greenwich. Cet homme m'a injustement manqué de respect, lors de sa dernière visite à Port Royal. Il me semble être suspect, et m'a ouvertement menacée. Il pourrait en savoir bien trop, à l'avenir, s'il daigne se pencher davantage sur mes affaires personnelles. Son influence au sein de la Cour, me semble inappropriée. Je préfère être prévenante. »

Davidson hocha la tête en empochant le papier que lui tendait sa demi-sœur. Il se souvenait vaguement de la dernière visite de Greenwich dans le fief de la Lady. Cela faisait partie de son travail que de se souvenir de ce genre de détails. L’homme n’avait pas, à sa connaissance, menacé clairement la damoiselle, sans quoi il aurait tiqué immédiatement. La protéger restait une de ses priorités. Mais il avait apprit au fil des ans que les définitions d’Elvira pour « affront » ou « menace » étaient différentes des standards généralement établis. Et il se conformait à ses définitions, bien évidemment…

« Toutes les informations nécessaires au bon déroulement de votre mission se trouvent sur ce parchemin, Brown. »

Et elle lui fournissait des informations, en plus. Il fallait croire que c’était un de ses bons jours, et qu’elle avait particulièrement envie de voir l’impertinent Lord à ses pieds, attendant la mort. Cet imprudent personnage avait dû offenser plus d’une fois sa demi-sœur, de façon plus discrète, avant de faire finalement déborder le vase, pour qu’elle tienne tant à sa vengeance personnelle…

« Comprenez, très cher, que la discrétion est de rigueur. »

Sa tête s’inclina de nouveau en signe acquiescement. C’était une évidence. Quelque chose lui disait que l’entourage de Greenwich n’allait pas accepter de le laisser faire s’il assommait le Lord en pleine rue pour le ramener ici en le traînant comme un vieux sac…

« Bien entendu, Milady. »

Le chemin de ses iris sombres croisa celui des bijoux de jade qui leur faisaient face, et dans ce regard était exprimer tout ce qu’avaient toujours exprimer ces trois mots, depuis qu’ils se connaissaient ou presque. Elle pouvait compter sur lui. Ce n’était pas encore cette fois qu’il allait lui faire défaut.

« Je vous ramènerais cet odieux personnage dans les plus brefs délais, et en toutes discrétion, cela va de soi. Sauf si vous choisissez par la suite de le faire savoir, personne ne pourra vous relier à sa disparition… Ou à son meurtre. »

Personne non plus ne pourrait interrompre ce qui se déroulerait dans la chambre, quoi que ce fût par ailleurs. Ce serait loin d’être la première fois qu’il tuerait ou torturerait au nom de la jeune beauté… Ou même en sa présence, d’ailleurs.

« Milady. »

Le Baronnet s’inclina profondément devant la Lady, avant de prendre congé. Dans sa poche, un parchemin portant le nom déjà communiqué, ainsi qu’une adresse de résidence. Il n’avait pas besoin de plus… C’était son métier, après tout, presque sa passion…
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Lady Elvira L. G. GreyG O V E R N O R; ♣ « despote & politicienne manipulatrice »

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MessageSujet: Re: Une affaire délicate… [PV Soeurette]   Ven 13 Aoû - 20:18

Lady Grey se décolla lentement de la grande fenêtre, bien décidée à cesser cette constante nostalgie, qui l'envahissait à chaque fois qu'un beau panorama s'offrait à ses iris océaniques. Elle reposa très lentement ses fesses contre le bord de la fenêtre, et croisa élégamment ses jambes, fixant son lieutenant, d'un air attentif. Dire qu'il n'était pas attirant, serait un pur mensonge. Il avait son charme, et c'est ce qui avait frappé dés le premier regard, la jolie blonde. Les deux adultes se connaissaient depuis cinq ans, déjà. Et pourtant, il n'avait jamais rien tenté à son égard. Peut-être n'avait-il jamais été intéressé par ses charmes ? Sa prestance ? Quoique. Il lui semblait se souvenir de quelques brèves scènes, il y a de nombreuses années. Ils s'entendaient si bien -- peut-être qu'une histoire aurait pu se profiler. Hors, le mariage de leur parent respectif brisait à tout jamais ce mince espoir. Elvira s'y était difficilement habituée. Voir un homme, que l'on considérait autrefois comme un potentiel fiancé, devenir son légitime frère, à de quoi en troubler plus d'une. Encore maintenant, la jeune femme essayait de faire la différence entre ces deux définitions. Potentiel amant. Frère. Ne pas toucher. Elle grimaça. C'est ce qui justifiait, quelque peu, la réaction de la belle blonde, ces faux-airs distants et froids signifiaient bien plus, au fond. Elle n'avait pas digéré ce mariage. Ni le lien qui les unissaient, à présent.

Un jour, sûrement, Elvira saurait y faire face. Mais pour le moment -- la noble s'obstinait à demeurer de glace devant les moindres gestes attentionnés de Davidson. Son cher David. Elle l'aimait bien, beaucoup, même, et restait reconnaissante, mais cela lui brûlerait les lèvres de le reconnaître.

« - Bien entendu, Milady. lui souffla le lieutenant Brown. La noble hocha la tête, satisfaite. Il comprenait l'enjeu de la situation, et de cette périlleuse mission. Elvira se doutait bien qu'une longue, et longue nuit l'attendait. A lire, à s'occuper, le temps que le lieutenant revienne avec le colis précieux. Lady Grey décroisa les bras, et frôla l'épais tissu bordeaux de sa longue robe, par mégarde, en voulant placer la paume de ses mains contre les bords en marbre de l'imposante fenêtre.
- Je vous fait confiance, lieutenant, reprit Elvira, d'un ton sous-entendu.
- Je vous ramènerais cet odieux personnage dans les plus brefs délais, et en toutes discrétion, cela va de soi. Sauf si vous choisissez par la suite de le faire savoir, personne ne pourra vous relier à sa disparition… Ou à son meurtre. »

Un sourire se figea, sur le visage de porcelaine d'Elvira Grey. Qui oserait la relier à ce meurtre ? Personne, et ce n'était sûrement pas elle qui compait le clamer sous tous les toits. La sulfureuse Gouverneur comptait garder ses lèvres définitivement closes. Elle ferait même comme si de rien n'était, et simulerait la surprise, lorsque par hasard, on lui apprendrait la disparition du regretté Lord. L'idée d'avoir cet homme, si détestable, juste sous ses yeux, à ses pieds, la réjouissait à un point inimaginable. Elle en tremblerait presque, d'impatience. Lady Grey scruta avec attention les moindres traits faciaux de son interlocuteur, et suivit ses mouvements, vers la grande porte.

« Milady.
- Lieutenant. »

La porte claqua, avec douceur. Les heures passèrent, inlassablement. Lady Grey s'était vautrée sur le vaste lit, un livre en main. Décidant de s'occuper un peu, afin de passer le temps. Juste -- quand Davidson reviendrait. Il réapparaîtrait, toujours aussi polit, et distingué. Cela la ferait sourire, intérieurement. Bien qu'extérieurement, en face, elle continuerait de garder cet air inexpressivement vide.

***

Les yeux mi-clos, Elvira venait tout juste de cesser de lire. Elle fixait le plafond. Sans un réel intérêt. Enfin, des bruits de pas retentirent, dans le couloir, non loin de sa propre porte. Malgré tout, la noble ne fit pas le moindre geste pour se redresser. La lady resta là, stoïque. A attendre, encore. Impatiemment. La fenêtre était restée entrouverte, tristement. Elvira l'avait négligée. Il faisait nuit, depuis trois bonnes heures, déjà. Les rayons lunaires se diffusaient délicatement sur son visage. La jeune femme poussa un faible soupir, et finit par quitter son lit, marchant, d'un pas lent et décisif vers le balcon. Les mains placées sur la rambarde, elle leva la tête vers le ciel étoilé. Magnifique...La lady semblait si préoccupée, qu'elle ne fit pas attention aux nouveaux bruits de pas. Insistants.





    "The way you held me, I knew that this could be. What I've been waiting to find. Darling, look at me, I've fallen like a fool for you ; darling, can't you see, I'd do anything you want me to. I tell myself I'm getting in to deep, then I fall a little farther every time you look at me."
      |LOOK AT ME - CARRIE UNDERWOOD|

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MessageSujet: Re: Une affaire délicate… [PV Soeurette]   Ven 1 Oct - 18:01

Davidson, pas sensible aux charmes d’Elvira ? Ou à sa prestance, à son aura ? Bien loin de là. Dans les premières années de leurs collaborations, il avait souvent porté ses pensées sur le sublime blonde qui lui servait de supérieur direct, et rarement des pensées chastes, avouons-le. Mais c’était un homme polit, loyal, distingué, et bien éduqué. Cela n’avait été qu’une fois qu’ils s’étaient mieux connus, qu’il avait admiré l’esprit de la noble autant que son corps, qu’il avait tenté quelques ouvertures, qui avaient débouchées sur quelques scènes, brèves, mais qu’il se serait fait un plaisir d’allonger, si on lui en avait laissé le temps. Puis il y avait eu la mort de son père, qui l’avait fait s’attacher plus encore à elle, par réaction. Un attachement fait de loyauté, mais qui n’avait bien sûr par diminué son sentiment d’attirance pour elle, que du contraire même…

Mais voilà, le remariage de sa mère, avec le père de la Lady, avait fait d’eux des frères et sœurs, et avait brisé toutes les envies qu’il avait pu nourrir. Au bout de quelques temps, il l’avait accepté. Pas elle, et il le savait bien. Cela faisait partie de la distance qu’elle avait instaurée entre eux… Il se força à sortir de ces pensées pour revenir totalement à l’instant présent, et à ses paroles.

« Je vous fait confiance, lieutenant. »

Une confiance qui l’honorait, mais qu’il savait avoir grandement mérité. Il inclina tout de même la tête pour la remercier, comme toujours. Puis tout fût dit. Il la salua, elle lui rendit son salut, toute aussi formelle, et il s’en fût doucement accomplir la tâche qu’elle lui avait fixée…

************************

La nuit étendait sur la ville son manteau piqueté d’étoiles quand il rentra à l’auberge. Il paya sans rien dire les deux hommes qui avait porté jusqu’ici le « colis », et qui le déposèrent à terre plus ou moins doucement. Ils ne savaient pas ce qu’il y avait dans le sac de toile, et s’ils l’avait deviné, ils ne posèrent pas de question. C’était des hommes taciturnes, on les payait aussi pour être discrets. Bien sûr, il fallait les surveiller, il fallait toujours surveiller tout le monde dans ce genre d’entreprise, mais ils connaissaient assez les réalités des choses pour savoir que des gens comme eux ne survivaient jamais assez pour tirer le moindre bénéfice d’une éventuelle tentative de dénonciation. C’était leur métier. Il leur rapportait assez pour qu’ils se taisent.

Resté seul devant l’entré de service, il y toqua. Comme il l’avait demandé, il y avait quelqu’un, qui lui ouvrit. Il entra, portant son « colis ». Le jeune homme qui lui avait ouvert, travaillant à l’auberge, lui demanda s’il voulait qu’il l’aide à porter son bagage jusqu’à sa chambre, il accepta. Ensemble, ils portèrent leur charge jusque devant les chambres du Baronnet et de sa demi-sœur. Le Lord n’était pas particulièrement lourde, mais l’ascension des escaliers avait été plus facile à deux. Il remercia son aide, lui donna un joli pourboire pour la peine, et lui signifia aimablement qu’il pourrait se débrouiller seul. Une fois que le jeune homme eut disparut, Davidson épousseta d’une main sa tenue, avant de la passer comme à son habitude dans ses cheveux, puis toqua à la porte, légèrement.

Chargeant son « colis » sur son épaule, il entra ensuite, sans attendre de réponse, et referma derrière lui. Elvira était là, sur le balcon, tournée vers l’extérieur, la tête levée pour contempler la voûte céleste. Il ne s’en formalisa pas, se contentant de déposer son fardeau à peu près au centre de la chambre, sur le tapis, et d’incliner ensuite la tête, toujours aussi polit, distingué et respectueux.

« Lady Grey. »

Son ton semblait identique à celui qu’il avait eu, quelques heures plus tôt, en prononçant ces mêmes mots. Il était constant, ce noble Lieutenant en Chef, et sa fidélité ne variait de toute façon pas…

« J’espère ne pas vous avoir trop fait attendre. Je vous ais ramené ce que vous m’aviez demandé. »

Il disait ça comme s’il s’était agit d’aller chercher le pain au coin de la rue, ou de lui ramener des papiers qu’elle aurait laissé dans le bateau. Comme si c’était la chose la plus naturelle du monde. Et dans un sens, pour eux deux, ça l’était…

« Il ne devrait pas tardé à se réveiller. »

Comme pour confirmer ces paroles tranquilles, le sac s’agita très légèrement. Un mince sourire satisfait étira les lèvres du Baronnet. Visiblement, son dosage avait été bon. L’homme ne c’était pas réveillé trop tôt, durant son transport, ou juste au moment d’arriver à destination, mais Elvira n’aurait pas à attendre des heures qu’il se décide à le faire…
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MessageSujet: Re: Une affaire délicate… [PV Soeurette]   

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Une affaire délicate… [PV Soeurette]

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