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De vieilles légendes circulent à présent dans les plus sombres ruelles de certaines villes. A Tortuga, les vieux ivrognes témoignent de leur engouement à en savoir bien plus que les autres ; certains parlent, bien trop. Quelque part en mer, se trouve une île, habitée ou non, nul ne le sait. Une seule chose reste certaine, c'est qu'elle reste protégée par un grand navire avec des voiles noires; s'étant comme figé dans le temps. Un équipage maudit et obligé de rester aux bords de cette île, à faire ce devoir, celui de la défendre d'opportuns visiteurs et autres petits curieux.

On raconte qu'ils seraient possédés, maudits ; que la déesse des mers elle-même les auraient condamnés à cette éternelle vie, uniquement consacrée à ce même et lancinant devoir. Les rares personnes s'étant approchés de cet endroit, n'en sont jamais revenus pour le prouver. La Fontaine de Jouvence existe-t-elle réellement?


Une carte mènerait à ce fameux secret, une carte que possèderait le capitaine Jack Sparrow. (more?)

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 I Don't Do Surprises • Pv Elvira

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MessageSujet: I Don't Do Surprises • Pv Elvira   Sam 13 Fév - 7:29

Port Royal, ville et capital de Jamaïque. L'une des fiertés de la compagnie des Indes anglaises et l'une des menaces principales de la piraterie. Beaucoup de rumeurs sur cette ville traversaient les mers pour atteindre Londres. Des témoignages, des commentaires, autant des réussites que des échecs. Les gens pouvaient être bien bavard aux yeux de Stamford, beaucoup trop pour finalement ne pas dire grand-chose. Refermant le livre qu'il avait à la main pour le remettre dans la malle, il lâcha un soupire. Il venait à peine d'amarrer dans le port, soucieux d'avoir un temps d'avance sur la compagnie, il avait décidé de commencer par aller au Fort Charles, afin de rendre une visite de courtoisie au gouverneur de la ville : Elvira Grey, une connaissance du brigadier qui jubilait à l'idée de la faire enragée dès leur première entrevue. Ce n'était pas très fairplay et une attaque justifiant la légitime défense, il essuierait le revers, il en avait l'habitude avec elle.

Le voyage depuis Londres n'avait pas été bien difficile pour ses hommes et lui, les vivres n'avaient pas manqué et tout le monde avait remplit leur devoir. Méticuleux et ayant une politique de bonne tenue à bord de son navire, le Lord, avec son capitaine, faisaient en sorte que chaque marin respectent les règles de vies et d'hygiène, tâchant de faciliter la traversée. Hormis les marins, il avait plus d'une vingtaine de soldats de la marine et de la police marine sous ses ordres. Tout ce beau monde qui débarquait à Port Royal n'allait pas forcément être au goût de tout le monde et il savait que ses retrouvailles avec Elvira aller être explosive, il ferait en sorte que sa présence soit la moins pénible possible afin de s'assurer une liberté de mouvement. De toute manière en acceptant cette mission, il savait qu'il s'apprêtait à vivre constamment un bras de fer avec la jeune femme. Dès le départ, il n'appréciait pas la politique qu'elle menait sur la ville, faisant de l'autorité de la compagnie des Indes sa propre politique.

Sortant de ses propres réflexions, il finit par quitter sa cabine, se rendant compte que l'heure tournait. Il donna ses dernières indications aux personnes qui allaient s'occuper de la demeure où il logerait pendant son séjour en Jamaïque. Résidence installée non loin de celle du feu gouverneur Swann, occupé à présent par la charmante Elvira. Une raison de plus pour qu'elle fulmine, c'était un dangereux volcan qu'il allait retrouver. Il se dirigea donc vers le fort, en passant par la ville, curieux de connaître un peu le sentiment des habitants. Ambiance peu chaleureuse, où une atmosphère de stress et crainte régnait. Les soldats de la compagnie grouillaient les rues, beaucoup plus que ceux de la marine. Arrivé devant le fort, on le mena au quartier général de la compagnie, où un des hommes du gouverneur l'accueillit,
    _ Le gouverneur n’est pas là pour le moment. Elle ne devrait pas tarder à arriver, vous voulez l'attendre ? Demanda l'homme avec une légère hésitation, troublé par la présence de son interlocuteur qui observait les lieux, comme-ci il était prêt à déceler le moindre défaut.
    _ Je vais l'attendre dans son bureau.
Affirma son interlocuteur en posant son regard sur le soldat. Ce dernier manqua de s'étrangler, palissant comme si le Lord venait de lui promettre une mort lente et douloureuse. C'était ainsi donc l'effet que faisait le nouveau gouverneur de Port Royal. Voilà qui promettait d'être tout à fait intéressant. Son accompagnateur s'était arrêté en plein milieu du couloir, l'idée d'être celui qui l'a escorté jusqu'au bureau ne semblait pas lui plaire. Les yeux noirs de jais du brigadier s'ancrèrent dans le regard apeuré de l'homme. Il finit par le congédier une fois qu'il eut les directions pour aller rejoindre la salle où il attendrait la jeune femme et rajouta qu'il pouvait oublier de l'avoir croisé. Devant les portes qui menaient au bureau il prit soin de les refermer correctement derrière lui. Son regard traversa la pièce, s'arrêtant sur la vue du port et la mer turquoise. Vue de choix, digne d'un gouverneur, installé dans les quartiers de la compagnie des Indes. Savoir se détacher de ses convictions, c'était tout de même la première chose que l'on pouvait attendre d'un gouverneur, mais avant d'être gouverneur elle était un membre de la compagnie des Indes et l'assistante de Lord Beckett. Stamford s'approcha de la bibliothèque, frôlant quelques reliures d'ouvrages avant de finalement s'approcher des cartes posées sur une table ainsi que quelques lettres. Il fit traverser ses doigts sur les mappemonde avant de s'approcher d'un placard, il l'ouvrit sans gêne afin de sortir une bouteille de brandy anglais et deux verres. Il posa le tout sur le bureau d'Elvira, avant de s'installer sur le siège de celle-ci croisant les jambes, s'appuyant contre le dossier et lâcha un léger éclat de rire moqueur en pensant à la jeune femme. Face à la porte, prête à accueillir ses invités, ayant une vue sur toute la pièce, chaque recoin sans exception. Donnant une impression de pouvoir et puissance, il reconnaissait bien là le gouverneur Grey. Il se servi un verre de brandy avant de se remettre contre le dossier du fauteuil lâchant un soupire de satisfaction affichant un sourire amusé.


Dernière édition par Lord Stamford Hobbes le Dim 25 Avr - 0:40, édité 1 fois
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Lady Elvira L. G. GreyG O V E R N O R; ♣ « despote & politicienne manipulatrice »

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« Where are you ? » : quelque part derrière mon arc-en-ciel, à jeter des fleurs partout où je passe. peace&love.
« RP Age » : twenty-nine years old. (she's not a old lady)
« What do you want ? » : un coeur. *sbaf*
« Quote » :
    'In order to get power and retain it, it is necessary to love power; but love of power is not connected with goodness but with qualities that are the opposite of goodness, such as pride, cunning and cruelty.' - cf. Leo Nikolaevich Tolstoy (quotation)



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MessageSujet: Re: I Don't Do Surprises • Pv Elvira   Ven 19 Fév - 19:29

        this time i won't miss


I found his weakness ; he'll do what I please; no time for sweetness;

Le soleil était bien haut dans le ciel, doucement masqué par quelques épaisses tâches blanches désignables comme étant des nuages. Ah; une parfaite journée en perspective. La plupart des aiment le soleil et ses rayons bienfaisants et chauds. Pour une anglaise type, les Caraïbes sont un réel dépaysement. Pour lady Grey, c’était bien plus qu’un simple petit dépaysement. Elle aimait la pluie. Cette sauvagerie brutale, cette violence qu’ont les gouttes d’eau de marteler les murailles, les pavés des rues de Londres. Il ne pleuvait que rarement à Port Royal, ce qui avait le don de la déprimer intérieurement. Londres lui manquait, affreusement. C’est en soupirant que la jeune femme contempla de nouveau l’astre lumineux depuis le grand balcon, rangeant méthodiquement ses affaires dans une étagère. Elle venait de terminer de rédiger ses rapports, les signant de sa plus belle plume, à l’encre noire, bien proprement ; puis les avaient étroitement rangés. Par ordre alphabétique, couleur de couverture et tant d’autres petits détails qui faisaient d’elle une perfectionniste même. Lady Grey avait un ordre. Et tout le monde savait ce qui arrivait lorsque quelqu’un osait déranger son ordre. Un jeune assistant avait voulu une fois emprunter un quelconque dossier de la plus haute importance, le rangeant n’importe comment par la suite. Le dit assistant l’avait amèrement regretté, forcé de nettoyer les vitres de tous les bureaux du premier étage pendant une journée complète.

Un sentiment fort plaisant s’insuffla en elle, celui du travail bien fait. Et c’est avec le sourire aux lèvres et cette même satisfaction, que la dame en rouge se prépara un thé. Elle y versa deux sucres, puis quelques gouttes de citron jaune – son préféré, elle n’aimait pas le vert – avant de tranquillement arpenter les couloirs du fort. Il lui arrivait par moment de se retourner, dévisageant les quelques soldats qui la regardaient d’un air quelque peu fasciné. C‘était une belle femme, elle en était ouvertement flattée, mais s’abstenait généralement de tout commentaire ; ce n’étaient que de simples soldats, pas de quoi ameuter foule à ses yeux. Sa tasse en main, mélangeant le sucre à l’aide d’une petite cuillère en argent, Grey du interrompre sa petite balade dans les couloirs suite à la vue d’un visage bien trop familier. Fronçant ses sourcils au fur et à mesure qu’elle s’approchait de la porte de son bureau personnel –

La jeune femme avait souvent prétexté à qui voulait l’entendre qu’elle se rendait dans son bureau pour étudier, mais le fait qu’elle semblait traîner bien trop longtemps dans les couloirs en avait intrigué plus d’un. Alors que pour ceux qui la connaissaient assez, c’était tout autre chose. Ils tiendraient tous le même avis : elle faisait sa petite pause surveillance. A observer certains – méticuleusement – retenant leurs moindres faits et gestes – ce qu’ils pouvaient bien faire à quatorze heure de l’après-midi – s’ils faisaient bien leur travail – la routine en somme. Afin de juste après, noter précieusement leur nom complet et en toucher deux mots à leur responsable, usant de sous-entendus et d’une subtilité qui lui était propre pour dénoncer qui que ce soit, sans jamais se sentir trahie. Son signe astrologique n’avait jamais été celle de la balance, mais certains en auraient presque mit leur main au feu. Elvira Grey se stoppa net devant une porte entrouverte. Elle y surprit une chose tellement – incompréhensible. Mais vaguement irritante. La porte en question était celle de son bureau personnel, et un homme s’y trouvait déjà. Qui étais-ce ? Physiquement, elle en déduisit qu’il était un homme d’âge plutôt mur. Mais un détail la frappa étrangement, la perturbant assez pour hésiter à lâcher brutalement sa tasse. Hobbes.

Ses doigts se relâchèrent au fil des secondes, se faisant glissants ; la tasse de porcelaine manqua de tomber d’un coup sur le parquet vernis. Elle parvenait encore à la contrôler, de justesse. Afin de comprendre sa réaction, il suffit de remonter dans le temps. Par le passé, ils avaient été promis l’un à l’autre, par une tentative de mariage arrangé. Hobbes ne l’entendait pas de cette oreille, et avait rompu l’accord de la manière la plus humiliante qu’il soit. Depuis, une certaine haine s’était forgée en Elvira Grey. Elle était extrêmement rancunière. C’était sa nature. Les années avaient beau passer, se multiplier, rien ne l’empêcherait de désirer plus que tout ; la mort de ce Lord. Fronçant délicatement ses sourcils, la jeune femme hésita un moment à pénétrer dans la pièce, tellement la frustration l’envahissant ne cessait de l’en dissuader. L’expression de son visage était certes neutre, toutefois, on pouvait y remarquer une légère pâleur. Elle eut l’impression que ses entrailles s’étaient retournées sous le choc. Son pire cauchemar était là, devant ses yeux, dans son bureau, assis sur son fauteuil, dans, effectivement, son bureau. Sa première pensée fut de trouver une arme à feu et de se venger de la manière la plus violente et inconsciente qu’il soit. Hum, non. Il y avait des gens autour, cela ne serait pas passé inaperçu ; et sa tête était bien trop jolie pour finir sur une corde. Accusée de meurtre envers un représentant de la Royal Navy ? Ah, quel magnifique dossier on lui aurait entièrement consacré – la gloire l’attendait peut-être dans la voie du crime ? Elvira sembla se perdre en l’espace d’une seconde dans ses plus sordides et malsaines pensées. Elle s’était toujours demandé comment tuer proprement, sans se faire inculper de quoi que ce soit par la suite. Il y avait tant de motifs plausibles de nos jours – et ce n’était pas une femme qui détestait se salir les mains ; à moitié. Cela dépendait de la situation et du contexte établit. Elvira inspira profondément et entra rapidement dans la pièce, sondant l’arriviste froidement ; ses petits yeux méchants lui lancèrent presque des éclairs. Si un regard pouvait tuer, lord Stamford Hobbes serait mort un nombre incalculable de fois.

Intérieurement, elle ne pouvait que se poser une question : parmi tous les lords qui rôdaient à Port Royal, pourquoi étais-ce particulièrement celui-ci qui campait dans son bureau bien-aimé ? Son pire ennemi. A proprement parlé. Ils se comportaient comme des rivaux, à se toiser de haut, se bombarder de répliques cinglantes et cruelles. C’était tout un sport. Elvira Grey avait hâte de passer au premier round – la présence d’Hobbes l’intriguait au plus haut point. Que venait-il faire à Port Royal ? Mais surtout : qui étaient les imbéciles qui l’avaient fait venir ici dans le but de la torturer psychologiquement ? Brièvement, Elvira scruta les pupilles assombris de Stamford Hobbes ; il abordait en permanence ce petit air supérieur, bien fier de lui d’avoir découvert le bureau personnel de son ennemie aux cheveux blonds. Et voir l’homme qu’elle détestait le plus au monde droit devant elle, bien confortablement sur son fauteuil lui aurait donné une très bonne raison de sauter par la fenêtre. Mais cela ne lui aurait fait que trop plaisir – ainsi, la première chose que fit lady Grey, fut de reposer la petite cuillère en argent dans sa tasse de thé, et de marcher d’un pas assuré vers une grande cheminée, installée dans un coin de la pièce. Ses talons frôlèrent les coutures du tapis d’Orient s’étendant dans tout le bureau. Importé d’Angleterre, cousu à la main, qui lui avait valu une petite fortune –

Lord Hobbes, quelle charmante surprise. souffla-t-elle de son plus beau ton sarcastique, tout en arquant un sourcil. Puis-je savoir ce que votre royale présence fait dans mon bureau personnel ? Mais surtout, très cher-- ce que vous faites clairement en ces lieux ? Elle rit doucement. Ironique. Un rire amer et froid. C’est étrange, je n’ai jamais eu vent de votre arrivée-- quel fâcheux incident. Ce qu’elle désirait surtout, c’était les noms des coupables à faire pendre – eum, à féliciter, bien entendu. Hobbes lui avait décidément gâché sa belle journée.





    "The way you held me, I knew that this could be. What I've been waiting to find. Darling, look at me, I've fallen like a fool for you ; darling, can't you see, I'd do anything you want me to. I tell myself I'm getting in to deep, then I fall a little farther every time you look at me."
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MessageSujet: Re: I Don't Do Surprises • Pv Elvira   Sam 20 Fév - 0:30

Attendre. Stamford regardait d'un oeil distrait l'horloge de la cheminée, cela faisait une petite vingtaine de minutes qu'il attendait Elvira. Il avait laissé le bureau entre ouvert, histoire d'éviter qu'elle fasse une crise cardiaque en le voyant assis derrière son fauteuil. Il crut entendre des bruits de pas familier, des talons claquant sur le sol avant de s'interrompre, levant les yeux il aperçut celle qui espérait voir apparaître, elle ouvrit la porte, son teint semblait blêmir alors qu'elle réalisait que le Lord était bel et bien en face d'elle. Le regard analytique de ce dernier sonda de haut en bas le gouverneur, elle était toujours aussi belle et donc très certainement dangereuse comme toujours. Certainement ses pensées devaient se partager entre savoir si elle lui sautait à la gorge ou bien si elle sautait par la fenêtre. A la place d'action aussi radicale elle préféra choisir de se diriger vers la cheminée, suivi du regard par son interlocuteur à qui elle finit par s'adresser.
    _ Lord Hobbes, quelle charmante surprise. Sans bouger du fauteuil, le concerné agrandit son sourire cynique.
    _ Pardonnez-moi, j'ai crut un instant que vous aviez vu un revenant. Vous êtes bien pâle pour quelqu'un qui prend le soleil des CaraÏbes. »
A peine avait-elle ouvert la bouche qu'il fallait qu'il ouvre la sienne en retour. Faire une remarque sur la réaction de la jeune femme, qui en le reconnaissant avait changé de couleur. Il pensa un instant qu'il allait devoir la soutenir et lui faire comprendre que ce n'était pas un mauvais rêve, mais qu'il était bel et bien présent. Gardant son sourire sur ses lèvres, il observait la jeune femme qui se remettait de ses émotions, mais on pouvait très certainement supposer que c'était un volcan en irruption qui grondait intérieurement. Stamford de toute façon ne s'attendait pas à autre chose, surtout lorsqu'on se permettait comme lui de s'installer dans son bureau et se servir dans l'armoire personnelle, non, on ne faisait pas forcément des amis.
    _ Puis-je savoir ce que votre royale présence fait dans mon bureau personnel ? Mais surtout, très cher-- ce que vous faites clairement en ces lieux ? »
Comme c'est amusant, les choses ne voyagent-elles pas aussi vite que le pensait le Lord. Il leva légèrement un sourcil, mais cette fois-ci abstenu de répondre, non, il aimait la voir se torturer l'esprit en se demandant ce qu'il pouvait bien faire ici. Il aimait tout particulièrement faire rager la jeune femme, presque un peu déçu que la tasse de lui n’est pas échappée tombant sur le tapis qui recouvrait une partie du sol. Enfin, la partie ne faisait que commençait et Stamford jubilait à l'idée d'échange verbale et de sous-entendu qui ressemblait plus à une déclaration de guerre qu'autre chose. On ne pouvait pas en vouloir à la belle d'être rancunière, même après près de 20 ans, il était aller un peu loin et voir même très loin. La jeune femme et lui n'était simplement pas fait pour être ensemble, non, trop d'intérêt personnel différent dès leur plus jeune âge. Ce qui était bien dommage, car ils avaient tout de même des points communs, en particulier niveau caractère et puis, il ne pouvait pas nier qu'elle avait un charme particulier. L'observant s'activer dans son bureau le lord se demandait combien de fois l'idée de le tuer frôler les pensées de son interlocutrice qui, même si elle ne le laissait pas extérioriser fulminait de rage. Ce qui l'envoyait tout à fait ravi d'ailleurs, au moins son coup de maître et une entrée que Elvira aurait préférée avoir le privilège de réaliser. Elle rajouta,
    _ C'est étrange, je n'ai jamais eu vent de votre arrivée-- quel fâcheux incident. Stalford lâcha un léger rire amusé et se redressa doucement sur le fauteuil posant ses coudes sur le bureau de la jeune femme.
    _ N'est-ce pas. Ironisa le Lord. Figurez-vous qu'en vérité, c'est tout à fait normal. Je suis arrivé il y a un peu moins de deux heures avec un ordre à votre attention. Il attrapa le verre dans lequel il s'était servi le brandy et le porta à ses lèvres. Je me suis permis d'attendre dans votre bureau puisque personne ne fut capable de m'accueillir ou me mener à vous. Et votre brandy s'avère être excellent. »
Il savait très bien que sa dernière remarque était un pic de plus, un pic de trop. Et il ne faisait que commencer les frais, mais les provocations s'accumulaient et Stamford s'en réjouissait tout particulièrement. Il attendait, une raison pour se lever du fauteuil de la jeune femme, pour continuer leur petit jeu. Il n'était pas pressé, trouvant le confort du fauteuil et le sentiment de peser doucement sur la limite de la patience de sa charmante interlocutrice. Il sentait que le reste de la journée était gâché par sa simple présence, alors que lui était au contraire, ravi d'avoir une discussion avec Lady Grey.
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Lady Elvira L. G. GreyG O V E R N O R; ♣ « despote & politicienne manipulatrice »

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MessageSujet: Re: I Don't Do Surprises • Pv Elvira   Sam 20 Fév - 3:20

La jeune femme s’offrit le bénéfice du doute. Elle ne répondit pas tout de suite ; préférant laisser un silence plat et pesant s’installer entre eux. Sa remarque quant à sa pâleur inconvenante lui paru nettement déplacée. De quel droit se permettait-il de faire des remarques déplacées en sa présence ? Bientôt, il allait se mettre à critiquer ses robes, son rouge à lèvre, ses méthodes drastiques pour se faire respecter ; ou encore la taille de sa poitrine ou la courbe de ses fesses. Hum. Non, elle ne l’espérait sincèrement pas. A cette simple pensée, une grimace orna son si joli visage. Approchant le bord de la tasse de porcelaine à ses lèvres, Elvira bu une gorgée de son thé brûlant. Le mélange du sucre et de l’acidité du citron la réjouissait énormément. C’était d’une telle finesse, une telle subtilité. On reconnaît les vrais anglais à leur manière dont ils occupent leur journée ; s’ils respectent convenablement l’heure du thé. Tea time. Le thé était une chose bien ancrée dans leurs coutumes, si bien, que jamais, il ne leur viendrait à l’idée de le tromper ou de le délaisser ; ou que ce soit, et à n’importe quel moment. On pouvait le comparer à un amant. Un vrai anglais ne le tromperait jamais avec une autre boisson. Il n’aurait que ce nom à la bouche. Cela peut sembler certes exagéré, mais il y avait des cas. Gravissimes. Grey avait souvent songé à faire une loi interdisant la non-consommation de thé en ville ; celui ou celle qui daignerait oublier le tea time de dix-sept heures se verrait enfermé dans les geôles pendant deux mois. Elle avait trouvé cela amusant – mais ce projet n’avait pas tout à fait aboutit. C’était encore à l’état de négociation. Le thé c’est sacré. Cela pouvait semblait étrange à certains, mais Elvira tenait à ces vieilles coutumes. Qu’il neige, qu’il y ait une tornade de deux-cent mètres, elle prendrait ce thé. Ne pas le prendre, lui donnait l’impression de ne pas être totalement britannique. Et elle tenait personnellement à cette nationalité oh combien magnifique. Elle en était honorée. Oh, il lui arrivait de boire du brandy dans certaines occasions ; ou encore du vin rouge lors de réceptions. Comme Stamford le soulignait bien aimablement, elle avait du brandy d’exception. Pour qui la prenait-elle ? Elle était riche, elle avait les moyens de se faire plaisir. Et tout était expansif. Le moindre tapis, la moindre plume – tout valait une certaine somme d’argent. Comme si Elvira Grey se mettrait à acheter de l’alcool de bas étage. Le jour où cela arrivera, elle aura soit des problèmes d’argent, soit des problèmes avec l’alcool.

Au fil des minutes, l’arriviste commençait à la provoquer, à lui lancer quelques piques en sous-entendus ; pensait-il que cela l’atteindrait assez pour la faire sortir de ses gonds ? Non, Elvira valait mieux que cela. Elle tentait de garder une patience hors normes. Et y arrivait facilement en ne l’écoutant que d’une oreille quelque peu distraite. Son regard s’ancra dans la vision du feu rougeoyant et flamboyant qui scintillait dans la grande cheminée. Les teintes orangées et violentes se consumaient sous ses yeux. Se retrouvant dans l’incapacité de déloger son regard du contenu de cette cheminée, lady Grey se contenta de fermer brutalement ses paupières teintées d’une légère touche de violet. Les paroles de son invité de marque la firent froncer les sourcils. Un ordre à son attention ? Elvira ne prit pas la peine de tourner son visage vers la droite, vers le grand bureau où il se trouvait déjà confortablement installé. Ses lèvres rosées s’entrouvrirent avec une certaine lenteur, murmurant quelques mots de son habituel ton froid et traînant. Présomptueux ?

Un ordre, dites-vous ? un sourire s’étira aux lèvres de l’aristocrate. Je vous écoute, quel est-il ? Lady Grey sentit ses doigts se resserrer un peu plus contre les bords de la tasse de porcelaine. De multiples questions se bousculaient dans sa tête, la menant à l’incompréhension même.

Bien entendu, il s’était permit. Il se permettait un peu trop de choses à son goût. Si personne n’était là pour l’accueillir, c’était justement parce que personne n’était au courant de sa venue. Enfin, personne, c’est un si grand mot. Il n’avait qu’à prévenir ! Lady Grey s’emballait intérieurement. Elle était en colère, très en colère. Quelqu’un devait bien être au courant, c’était impossible autrement. Débarquer ainsi, sans une lettre, sans une confirmation antérieure ? Insensé. Pourquoi lui avait-il omis de la prévenir ? Il se trouvait amusant, sans doute. Voulant lui faire la surprise – Ah, mais quelle surprise. Elvira n’en revenait toujours pas. Elle éprouva une intense envie de casser quelque chose, ou quelqu’un. Comment cette arrivée avait-elle pu passer inaperçue – ah, forcément. C’était la faute de ses collègues. Ils oubliaient trop de choses ces temps-ci, elle comptait personnellement leur faire part de sa profonde gratitude en leur confiant quelques vieux dossiers poussiéreux à réécrire proprement, quitte à y passer des nuits blanches.

Vous m’en voyez sincèrement navrée ; d’avoir du vous faire attendre, mais j’avais des choses à faire. le timbre de sa voix restait sarcastique à souhait, puis prit une tournure plutôt fière ; hautaine, pompeuse. De plus, personne ne savait que vous alliez venir. Si vous vous sentiez seul, vous ne pouvez vous en prendre qu’à vous-même. conclu-t-elle brillamment, caressant du bout de ses fins doigts, le bout de la cuillère d’argent négligemment posée à l’intérieur de la tasse.

Lady Grey perdait patience – c’était flagrant. Son ton était bien trop froid et sec. Comme une après-midi hivernale. Et on lui reprochait d’être distante ? Il y avait des limites, et cet homme se permettait tout parce qu’il était son ennemi. Enfin – façon de parler.

Comme vous voyez, je préfère le thé. témoigna-t-elle de son petit sourire en coin ; levant légèrement sa tasse de quelques millimètres en signe de constatation. J’aime garder les idées claires lorsque je traite de certaines affaires… la lady s’interrompit d’elle-même, sa voix se transformant en un murmure évasif. Compliquées. c’était le mot juste pour décrire la présence de Stamford Hobbes à Port Royal. D’une complexité ambigüe. Le brandy est réservé aux grandes occasions. Mais je vois que vous avez jugé bon de le sortir-- c’est fort aimable à vous, très cher.

Autrement dit : mauvaise idée de l’avoir sortit sans son accord. Voilà ce que son petit sourire ironique et son regard inexpressif signifiait. L’hypocrisie était tout un art ; qu’elle avait depuis de nombreuses années, domestiqué.





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MessageSujet: Re: I Don't Do Surprises • Pv Elvira   Sam 20 Fév - 13:55

    _ Un ordre, dites-vous ? Je vous écoute, quel est-il ? »
Stamford lui adressa un sourire amusé, il ne lui ferait pas cet honneur, pas tout de suite. Continuant à observer les faits et gestes de la jeune femme. Oh! Elle le saura en temps et en heure s'amusa à penser son interlocuteur qui bu une nouvelle gorgée. Son entrevue avec Elvira se passer comme il le pensait, avec cette tension perpétuelle. Les regards meurtriers qu'elle pouvait lui lancer malgré une rage qu'elle contenait. Au non, elle ne devait pas craquer tout de suite, cela ferait trop plaisir au lord, bien qu'il serait légèrement déçu aussi. Il aimait jouer à ce jeu, tout particulièrement avec la Lady. Elle-même aimait ce genre d'échange qu'ils avaient, bien qu'elle préférait très certainement le voir mourir ou se décomposer à chacune de ses remarques cinglante plutôt que de se montrer stoïque agrandissant un sourire qu'elle voulait très certainement effacé le plus rapidement possible. Qu'elle essaye donc, il était d'excellente humeur aujourd'hui. Sur sa remarque concernant le manque d'accueil, elle ne montra rien, bien que ses hommes avaient un minimum répondu présent, mais Stamford avait assuré de n'avoir croisé personne, autant se faire blâmer tous ensemble plutôt que l'un subisse les foudre de la belle, mais ô combien caractérielle Elvira Grey. Elle reprit de nouveau la parole, sortant le lord de ses réflexions,
    _ Vous m’en voyez sincèrement navrée ; d’avoir du vous faire attendre, mais j’avais des choses à faire. De plus, personne ne savait que vous alliez venir. Si vous vous sentiez seul, vous ne pouvez vous en prendre qu’à vous-même. Un reproche. Tiens donc, cette attaque aussi directe n'était pas du genre de Elvira. Son interlocuteur leva un sourcil et articula en soupirant,
    _ Certainement. »
Il caressa doucement le verre de son doigt, affichant un sourire cynique sur ses lèvres. Le lord ne pouvait pas vraiment rajouter autre chose, il fallait y aller doucement, avec le plaisir et la subtilité qu'il fallait. De toute manière la jeune femme pouvait se permettre de faire une remarque là-dessus, il n'avait qu'à avoir pris sa décision plus tôt laissant le temps aux membres de la compagnie de faire prévenir de son arrivée. Non, cela aurait bien trop facile, il avait attendu, longtemps, jusqu'au dernier jour, la dernière minute aussi. Manière qui avait irrité Spencer et exaspéré son supérieur. Pourtant, sa décision fut prise à la seconde où la proposition était tombée, mais faire attendre était un art dans lequel il excellait, le rendant tout aussi détestable que désirable en fonction des points de vue. Tous s'accordaient à dire qu'il avait de toute façon fait son avis bien avant et le faisait savoir, réaction encore plus exaspérante qui amusait tout particulièrement Stamford. Oui, il était facétieux parfois, s'il ne l'était pas cela ferait longtemps qu'il aurait cessez de se comporter comme il le faisait. La plus grande surprise et contradiction dans tout cela c'est qu'il appréciait grandement son travail. C'était la seule raison pour laquelle il était encore dans la marine d'ailleurs, considérant que ce dernier avait encore la possibilité de changer les choses. A moins qu'il soit à présent persuadé du contraire et désirait se le prouver en venant en Jamaïque avant de prendre une décision. Peu importe ses raisons, elles ne regardaient que lui et sa présence à Port Royal était connu par ses supérieurs et les hauts gradés de la compagnie des Indes. Les autres devraient se contenter de l'ordre qu'il avait en sa possession et s'y plier, que l'on apprécie ou non. Il sentait tout de même que son interlocutrice perdait lentement patience, ignorant toujours les raisons sur sa présence et se froissant légèrement suite aux remarques sur le brandy de la part du brigadier.
    _ Comme vous voyez, je préfère le thé. J’aime garder les idées claires lorsque je traite de certaines affaires… Compliquées. Tiens donc, voilà qui était tout particulièrement intéressant et d'amusant. Stamford venait de terminer son verre, refermant la bouteille de l'alcool ambré alors que la jeune femme poursuivait. Le brandy est réservé aux grandes occasions. Mais je vois que vous avez jugé bon de le sortir-- c’est fort aimable à vous, très cher. Son interlocuteur fini par quitter le siège attrapant la bouteille et la rangea dans le placard avant de s'approcher de la jeune femme son sourire cynique toujours sur ses lèvres. Sortant sa montre à gousset pour vérifier l'heure et leva les yeux vers son interlocutrice tout en refermant sa montre.
    _ Et bien, un thé sera parfait. Conclu t-il avec un léger sourire amusé. Rien de mieux qu'une tasse de thé pour discuter de ceci. D’un geste lent, loin de ressembler à une menace ou autre il glissa sa main dans sa veste et en sortit l'ordre en question pour le tendre à Elvira. Et rendre, au mieux, ma présence la moins irritante possible, cela dépendra de vous.La dernière remarque fut accentué d'un ton cynique presque accusateur. Nous savons nous tenir, n'est-ce pas gouverneur Grey ? »
Il savait très bien qu'elle ne laisserait pas passer ça sans répliquer. Appuyé contre la cheminée, son regard sombre était ancré dans les yeux azure de la jeune femme, un signe de défi presque. Tout ce qu'il fallait pour énerver doucement et un peu plus le gouverneur qui certainement n'apprécierait pas plus la raison de la venue du Lord. Non certainement pas, mais peu importe, il n'était pas là pour le plaisir de simplement faire obstacle à la jeune femme ou d'autres raisons. Il venait ici pour le travail, officiellement en cas, car personne ne savait réellement pourquoi il avait choisi les Caraïbes en particulier plutôt qu'un terrain connu comme l'Inde ou Singapour. Cela le regardait, pour le moment il accomplissait son devoir.
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Lady Elvira L. G. GreyG O V E R N O R; ♣ « despote & politicienne manipulatrice »

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    'In order to get power and retain it, it is necessary to love power; but love of power is not connected with goodness but with qualities that are the opposite of goodness, such as pride, cunning and cruelty.' - cf. Leo Nikolaevich Tolstoy (quotation)



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MessageSujet: Re: I Don't Do Surprises • Pv Elvira   Sam 20 Fév - 15:01


Nous savons nous tenir, n'est-ce pas gouverneur Grey ?

Dés que ces mots franchirent les lèvres de l’arriviste ; la jeune femme se figea net. Son visage aborda une profonde amertume. Des souvenirs lui revinrent en tête, de mauvais souvenirs. Déplaisants, écœurants. Son ton était accusateur. Il l’accusait de perdre son sang-froid. Toutes ses tentatives de masquer son animosité à son égard étaient inutiles – il l’avait cernée depuis bien longtemps. Elvira ne su quoi dire. Elle restait stupéfaite ; déstabilisée qu’on ai pu voir son jeu avant même qu’elle n’en dévoile ses cartes. Prise au dépourvu, elle se maudit intérieurement. Lady Grey se demandait encore comment par le passé, elle avait faillit épouser cet homme méprisable. Il était bien trop cynique, bien trop opportuniste. Mais au fond – leurs caractères ne différaient pas vraiment. C’est l’unique raison pour laquelle il avait eu raison de mettre un terme à ce projet bien trop ambitieux pour eux. Ils auraient finis par se faire du mal mutuellement. Leurs idéaux étaient complètement opposés. Il n’avait pas franchement l’air emballé par la politique autoritaire de l’EITC. Elle avait sentit qu’il n’était pas clair, qu’il n’acquiesçait vraiment jamais lorsque l’on mentionnait le succès de la Compagnie des Indes, de l’économie ou de la chasse aux pirates ; ou encore de la domination du Monde par le commerce. Quelque chose était faux, et elle tenait à le trouver par-dessus tout. Le faire exécuter pour traîtrise serait sa plus belle vengeance. Son jeu était parfait, il se trompait, il avait tort, forcément ; elle était assurée, ses cartes – elle n’avait pas encore finit son tour. Et elle comptait l’honorer par la présence du charmant cou de mister Hobbes autour d’une corde. Là, ce serait le jour parfait pour que chaque anglais prenne convenablement son thé.

Elvira se déplaça dans la pièce, à la recherche de son assistant. Brown, apportez-nous du thé. souffla-t-elle, absente. L’homme acquiesça et disparu dans les couloirs ; les laissant à nouveau seuls, prêts à s’entretuer. La silhouette du Gouverneur retourna devant la cheminée, près de son détestable et cordial invité surprise.

Lady Grey marqua un blanc. Réfléchissant au meilleur moyen de garder son calme et sa lucidité. Soudainement, elle décida de laisser tomber les bonnes manières ; cela ne servait qu’à impressionner les autres, et il ne les méritait absolument pas.

Non. son ton était glacial. Tranchant. Tout comme ses petits yeux méchants. Je ne pense pas que vous soyez la meilleure personne pour tenir ce genre de discours. Il osait la juger, et cela ne lui plaisait absolument pas. Il s’amusait à la titiller, et elle se refusait d’entrer dans son jeu. Elvira s’était tournée vers lui, son visage ne se trouvant qu’à quelques centimètres du sien ; le ton de sa voix se fit menaçant, et ses yeux scintillèrent d’une étrange lueur. C’est juste dans votre intérêt que de respecter les règles établies par la Compagnie des Indes ; et moi-même. Faites ne serais-ce qu’une effraction ou une remarque sur mes décisions et je m’arrangerais personnellement à ce que vous disparaissiez de ma vue. c’était une menace à voir en sous-entendu. Il fallait lire entre les lignes. Il n’y à pas que le réexpédier en Angleterre qui restait l’unique solution –

Elle avait conscience d’être étrangement – spéciale ; complexe. Son humour restait sordide, et ses plans sur la comète extrêmement malsains. Elle avait très peu de patience, et son impulsivité était telle que la violence aurait très bien pu être son mot maître. Les exécutions, les morts, tout cela, ne la touchaient pas plus que ça. Au contraire, cela l’animait d’un pur sentiment de justice ; de satisfaction. S’ils étaient pendus, c’est qu’il y avait forcément une raison ; même la plus mineure. Elle ne contredirait jamais les décisions de ses supérieurs, parce qu’ils avaient toujours raison. Elle-même racontait avoir souvent raison, et que tuer, n’était pas un péché ni un crime. Tuer quelqu’un qui ne méritait pas de vivre était un exploit, voilà ce qu’était la réelle définition de la justice selon lady Grey. Il n’y avait ni bien ni mal ; elle serait incapable de les différencier, n’en ayant aucune notion véritable. Seulement l’influence, le pouvoir et l’ambition. Ceux qui ne l’avaient pas encore compris n’étaient que des naïfs inconscients. Le monde était corrompu. Tout était corrompu, tous agissaient égoïstement. La vraie justice ? Lady Grey ne pensait sincèrement pas qu’il y en avait une tant que les mots « possession et domination » n’étaient pas prononcés. Des gens étaient pendus parfois, uniquement pour donner l’exemple aux autres. C’est bon les exemples. C’était pire qu’une dictature ; et personne n’y trouvait à redire. La justice pour la Compagnie des Indes – cela restait en un sens un jeu d’échec grandeur nature. Il y avait des pions, des cavaliers, des fous, un roi, une reine, et des tours. Ils étaient si expansionnistes, si conquérants. Elle ne pouvait qu’approuver ces idéaux farfelus. Personne ne connaissait les réelles ambitions de lady Grey ; elle était si discrète, et y mettait un point d’honneur. Les plus bavards sont les premiers à se faire évincer. Il vaut mieux se taire, que de risquer quelques désagréments en route. Le Gouverneur Swann, son prédécesseur, était bien trop curieux. Il en était mort ; ce qui confirmait bien ce qu’elle pensait. Il n’y avait qu’un seul avis à la Compagnie des Indes, et tous se doivent d’être de ce dit avis.

Elle déplia lentement le parchemin et le porta à ses yeux ; survolant les lignes les plus banales, pour se fixer sur le plus essentiel. Et ce qu’elle y lut, la foudroya littéralement. Ses doigts se crispèrent sur la feuille, et une grimace se dessina sur son visage de porcelaine. Ainsi vous êtes le représentant de la Royal Navy-- Vous venez surveiller les agissements en ville ou vos uniques agissements restent dans le domaine de la Marine ? Elle éloigna le papier de sa vue et le posa négligemment sur haut de la cheminée. Silencieuse. Il allait mettre son nez dans ses affaires personnelles, elle le sentait de là. Il allait s’en mêler, contredire ses décisions et la faire s’énerver devant ses employés. La présence d’Hobbes n’était pas la plus désirée en réalité – surtout pas maintenant, alors qu’elle était si proche du but – il allait tout gâcher. Son regard sembla s’assombrir brièvement, se retenant de jeter ce fameux papier dans le feu. Mais ce serait un sérieux manque de discernement et une perte considérable de sang-froid. Vous connaissant, je pense connaître la réponse. un petit sourire s’afficha sur ses lèvres ; typiquement moqueur.





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MessageSujet: Re: I Don't Do Surprises • Pv Elvira   Dim 21 Fév - 3:00

Ne sous-estime pas le gouverneur Grey, elle trouvera un moyen de détourner toute loi pouvant lui faire obstacle à sa manière, même celle d'Angleterre.

La voix de son supérieur résonnait dans sa tête, il avait tout simplement provoqué, une fois de plus la jeune femme, de la manière la plus sereine et innocente, mais qui avait pour but de la faire trébucher de sa stèle. Mission accomplie. Le visage de son interlocutrice se figea, elle ne pu cacher la soudaine surprise qui l'anima, il lisait en elle comme un livre ouvert pour son plus grand plaisir. Non, elle n'avait pas encore dévoilé tout son jeu, mais il le connaissait trop bien, tous les hommes politiques avaient le même et ce n'était pas la première fois qu'il se retrouvait face à un gouverneur ambitieux. Celui d'Inde était tout aussi détestable, mais connaissait ses limites et ses devoirs. S'il devait ramener à l'ordre Elvira, il le ferait, il n'avait pas peur d'elle, de ses relations et encore moins de quelconque menaces, s'il venait à en recevoir. Son regard en disait long sur ce qu'elle pensait, ce qu'elle imaginait aussi, elle finit par détacher son regard de Stamford et se déplaça dans la pièce avant de demander à ce cher Brown de leur apporter du thé. Le lord afficha un sourire satisfait, amusé par la situation et suivant attentivement du regard la jeune femme qui revenait près de la cheminée. Toujours plongée dans ses réflexions, essayant très certainement de garder son calme tout en préparant une réponse qui avait pour but de faire taire son hôte bien trop présomptueux à son goût. Elle répondit, d'un ton froid, tranchant qui aurait pu faire frissonner n'importe qui, mais le lord ne ressentit rien, soutenant le regard de la jeune femme dont le visage n'était plus très loin du sien,
    _ C'est juste dans votre intérêt que de respecter les règles établies par la Compagnie des Indes ; et moi-même. Faites ne serais-ce qu'une effraction ou une remarque sur mes décisions et je m'arrangerais personnellement à ce que vous disparaissiez de ma vue. »
Il leva un sourcil, voilà une menace aussi clair que du cristal, une menace qui ne masquait pas tant que cela des sous-entendus bien distinct. Il aurait très bien pu réagir scandalisé, voir même lâcher une réplique cinglante, mais rien de tout cela. Stamford s'abstint d'une quelconque intervention. Sa seule réaction fut un rictus amusé, tendant un peu plus l'ordre que la jeune femme n'avait toujours pas récupéré, il attendait qu'elle le lise pour lui répondre. Le lord voulait qu'elle prenne conscience de ce qu'elle venait de faire, menacer un représentant de la Royal Navy, ce n'était pas la meilleure stratégie politique à adopter, surtout lorsqu'il venait pour une mission diplomatique. On avait beau pas supporter les personnes et on pouvait le dire franchement, cela ne devait pas les détourner pour autant de leur mission et des protocoles. Elle finit par déplier le parchemin, avec une certaine grâce et un calme olympien qui, petit à petit disparaissait au fil de sa lecture. Oui, il était là pour régler les conflits entre la marine et la compagnie des Indes. Ce qui ne la regardait pas réellement, elle n'était que gouverneur de la ville de Port Royal. Elle se devait l'accueillir comme un représentant et savoir que son autorité, bien que renforcé par ses propres lois, n'atteindrait pas un certain degrés sur les affaires du brigadier. Une grimace se dessina sur son visage alors qu'elle reposait l'ordre sur la cheminée, elle lui demanda alors si ses agissements se limitaient à la marine. Il leva de nouveau un sourcil, ne savait-elle pas lire ou n'avait-elle pas simplement envie d'accepter l'idée qu'il était là pour remettre la compagnie des Indes à sa place et la marine royale à la sienne. Sa présence la gênerait-elle plus que par sa simple personne, un obstacle à ses plans ou ambitions qui nécessitaient carte blanche et non l'intervention de la police de la marine royale. Voici qui était bien fâcheux et tout à fait intéressant à ses yeux, un sourire moqueur se dessina suite à la remarque, tout aussi présomptueuse de Elvira.
    _ Rassurez-vous, je suis ici pour effectuer une mission diplomatique afin d'améliorer les relations entre la marine et la compagnie des Indes. Et non pas pour discuter de la politique que vous menez sur la ville. »
Il s'était détaché de la cheminée, commençant à faire les cents pas dans le bureau, s'arrêtant en face des cartes. Ce qui était clairement énoncé dans l'ordre qu'elle venait de lire, mais s'il advenait qu'elle favorise la compagnie des Indes plutôt que la marine se permettant des débordements comme Lord Beckett, dans ce cas-là, il en ferait en effet son affaire. Il tenait à le souligner.
    Par contre, si votre politique s'avère être étroitement lié à la compagnie, et uniquement dans cette situation, je me permettrais de faire une remarque sur vos décisions, gouverneur. »
Autrement dis, si elle ne voulait pas l'avoir dans ses pattes, elle se devait de changer sa politique le temps de sa présence ici, mais ce qu'elle ignorait c'est qu'il en avait vu assez pour faire le contraire et commencer par la politique autoritaire qu'elle menait. Lord Beckett avait déjà essayé, projet qui s'était avéré être un échec cuisant pour la compagnie, plus que pour la marine royale. La piraterie ne pouvait être éradiqués par un gouvernement autoritaire, il fallait lutter contre celle-ci de façon beaucoup plus subtile que de faire perdre la crédibilité de l'empire aux citoyens vivant dans la crainte et la peur. Et lui, ne vivait plus, depuis des années dans la peur des menaces, il connaissait ses droits et ne se laisserait pas mener naïvement par la compagnie, hors de question. Il se retourna vers Elvira avec un air grave, accompagné d'un léger sourire cynique,
    _ Ne vous méprenez pas, je ne tolérais pas que vous vous permettez d'être au-dessus des décisions qui concernent l'état major dont je dépends. Vous avez peut-être de l'autorité sur cette colonie, mais vous restez les sujets de l'Angleterre. »
Il fallait le lui rappeler, il le faisait, elle n'avait pas tous les droits comme elle le croyait et menacer Stamford n'était pas le meilleur moyen de le calmer. Il ne supportait pas ce genre de méthode et ne s'était en aucun cas permis de menacer qui que ce soit. Prévenir, donner des conseils, souligner qu'il y avait des limites dans sa patience, mais pas de menace envers qui que ce soit. Il s'apprêtait à rajouter quelque chose quand le serviteur du gouverneur entra dans la salle, surement avait-il entendu l'échange entre Stamford et Elvira attendant un moment de blanc et propice pour réapparaitre avec le thé. Son regard suivi l'homme quelques secondes avant de regarder la jeune femme, attendant de savoir où ils allaient s'installer pour prendre le thé.
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Lady Elvira L. G. GreyG O V E R N O R; ♣ « despote & politicienne manipulatrice »

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MessageSujet: Re: I Don't Do Surprises • Pv Elvira   Dim 21 Fév - 5:08

La politique parfaite est celle que tous sauront craindre, ardemment désirer, et supplier. Le juge, le bourreau et les tortionnaires sont les plus beaux métiers qui peuvent exister dans un monde idéologiquement parfait.

Ah ; très cher-- il me semble qu’il y a des choses qui vous échappent. Tellement qu’elle ne saurait les énumérer. La ville est sous mon commandement ; je vous conseille de vous focaliser uniquement sur le travail des soldats, ces derniers manquent cruellement d’expérience, il faudrait y remédier et le plus rapidement que possible. Je n’ai aucuns droits sur leur formation, mais je tiens à vous suggérer de leur apprendre à obéir convenablement aux ordres. et à coups de fouet si possible. Hum. Ainsi, ma politique ne concerne que ma propre personne ; et je vous serais gré de ne pas vous y mêler.

La politique. Oh, quelle charmante idée lui donnait-il. Ainsi, il avait quelques problèmes avec la politique autoritaire. Elvira éclata de rire. Brusquement. Mais la situation était si amusante. Il aurait des choses à dire, forcément, il n’appréciait pas la manière dont lord Beckett stimulait sa propre compagnie. La manière dont il usait d’autorité pour obtenir des résultats satisfaisants. Comme blâmer mister Hobbes ? Il ignorait certainement à quel point la meilleure manière d’obtenir ce que l’on voulait le plus au monde, était de faire preuve de force ; de persuasion et d’intransigeance. Un si divin cocktail. Lorsque des citoyens furent pendus afin de donner un exemple sur le sort qui attendrait tous ceux se risquant à la Piraterie ; elle fut bien la dernière à contredire cette idée. Elle l’appliqua. Certains disent que pour avoir un certain respect, il fallait se faire aimer. La bonne blague. Elvira Grey n’avait pas besoin qu’on l’aime pour parvenir à dormir le soir. Elvira Grey préférait largement être crainte mais respectée, qu’aimée et harcelée. Elle avait sa propre politique ; et effectivement, étroitement liée à celle de la Compagnie des Indes. Comment ne pas l’être ? Lady Grey avait travaillé avec Cutler Beckett, s’était imprégnée de ses idéaux, de ses opinions et de son intransigeance froideur jusqu’à revendiquer ses décrets comme étant les plus aptes à stimuler la foule. Il avait raison, entièrement. Elle ne faisait qu’approuver, et même, le féliciter. Il y avait des gens qui décrivaient ce genre de personnes comme un despote, un tyran. Mais il y avait bien pire. Elle tenait tant à rendre cette ville parfaite. Si parfaitement organisée – que ce qui se passait dans les coulisses des geôles restaient d’une barbarie sans nom. Des enfants se faisaient exécutés pour un simple vol, des exemples furent donnés au peuple, et des noms furent écrits sur des rapports d’exécution. Lady Grey avait sa propre manière. Elle usait de l’art de l’intimidation, des actes et de l’humiliation pour se faire bien voir, se faire respecter et crainte. Humilier ses employés, ses sujets, afin de se les lier si profondément, que jamais ils n’oseraient dire un mot de travers en sa présence. Certes – il y avait le problème des rebelles. Les pirates, et autres personnes voulant voir le vent de terreur disparaître. Elle avait aussi une façon de régler cela, en engageant des espions, en imposant la censure, l’interdit et les couvres-feus. Pour lady Grey, une personne discutant avec un pirate était automatiquement assignable comme un criminel, et bon à remplir les geôles en attente d’une exécution. Non, elle n’était pas aimée. Mais les dirigeants qui font du bon travail ne sont pas aimés, jamais.

Mmh? -- celle de la Compagnie -- ah -- vous parlez de lord Beckett-- commença-t-elle, d’un ton qui se voulait quelque peu hautain. --nous devons lui reconnaître une chose, il sait se faire comprendre. Pour certains, la politique de la Compagnie est draconienne, sans scrupules et égoïste -- je trouve pourtant lord Beckett quelque peu gentil vis à vis de ces décisions -- cela reste encore mineur. Ne doutez pas d'une politique autoritaire et finement calculée, la politique du Lord est parfaite. un petit rire enjoliva ses belles paroles. Même plus que cela. Ce serait un exemple à suivre. Il y avait tant à faire. Bien plus que de faire peur aux pirates. Tout le monde pouvait faire pire. Et elle en était intimement persuadée. Cependant-- Lady Grey se mit à se déplacer vers une carte maritime étalée le long d’une table ; ses doigts se baladant de continent en continent. Ses yeux scintillèrent à la simple vue du monde depuis le globe terrestre situé à sa droite. Il se trouve que j’ai remarqué que certaines personnes n’étaient pas à leur place, et daignaient dénigrer les quelques manières de faire de la Compagnie des Indes. La Marine ne comprend pas l’importance du commerce, c’est navrant, ils en oublient leurs priorités. Elvira ancra son regard dans celui de son interlocuteur. Son ton de voix variant vers le sérieux, le grave. Ne trouvez-vous pas que la peur est si simple à contrôler ? --s’en est presque jouissif. son visage s’assombrit légèrement. Quoiqu'il en soit-- jamais je ne favoriserais qui que ce soit, voyons très cher-- vous me connaissez extrêmement mal-- notre collaboration risque d’être passablement difficile si vous vous méfiez de mes décisions dés votre arrivée. Elvira ôta ses doigts de la carte. Toujours pensive. Son ton sonnait faux. Son sourire également. Elle avait l’air de dire quelque chose, et de faire l’inverse une fois toute menace écartée. Elvira esquissa un sourire moqueur. Il ne semblait pas apprécier les manières fortes. Préférait-il peut-être la douceur ? Oh oui, elle se voyait bien proposer un petit dîner en chandelle avec l’un de ces forbans en espérant secrètement qu’il cesserait de saccager des villes. C’est ce que vous sous-entendiez, n’est-ce-pas ? Que l’autorité ne mène à nulle part ? Vous vous trompez, et je vous le prouverais. Regardez donc les esquisses de cette ville-- de cette nouvelle ville-- et du Nouveau Monde.

Elvira Grey se retourna d’un bref mouvement à la vue de son assistant. Elle le dévisagea froidement ; reprenant un masque d’une dignité acceptable, d’une élégance folle. Devant ses employés, la jeune femme paraissait calme, de classe et de raffinement. Réussissant à contrôler ses émotions, et ne garder qu’un masque public, pour instaurer une certaine fascination dans leurs yeux à tous. Un Gouverneur qui sait se contrôler, n’est-ce pas un avantage considérable ? Jamais elle ne se serait emportée, n’aurait tenu des arguments discriminatoires, remplis de préjugés ou proliféré de quelconques menaces devant certaines personnes – et encore moins devant les assistants. Ils risqueraient de le raconter aux autres. Lady Grey se devait d’être rayonnante, parfaite en toutes circonstances. C’était l’image qu’elle tenait à donner aux autres. Une réputation durement forgée. Et les pertes de sang-froid n’étaient pas acceptables ; tout comme les larmes, définition de faiblesse humaine ; ou de joie. Ne parlons même pas de l’échec –

Brown, auriez-vous l’amabilité de servir une tasse à mon cher invité, puis de retourner vaqué à vos occupations habituelles ? souffla-t-elle en haussant la voix. L’ombre d’un sourire se discerna au bord de ses lèvres pâles. Il répondit une vague réponse affirmative puis entreprit de saisir la tellière en argent, une fois avoir posé bien élégamment le plateau sur le centre du bureau. Lady Grey le surveillait discrètement du coin de l’œil, le soupçonnant d'avoir écouté à la porte ; une grimace prit place sur son visage, témoignant ses pensées irritantes. Tout en contemplant les reliefs du globe terrestre. Son désir le plus secret serait de le saisir dans la paume de sa main. Le monde. Son bureau le prouvait grâce à diverses choses ; comme les cartes maritimes étalées sur quelques tables au coin de la pièce, d’un globe terrestre flambant neuf négligemment fixé au-dessus d’une petite commode, juste face à un gigantesque tableau la représentant en robe rouge bordeaux. Puis enfin sur une représentation du monde et de ses horizons derrière son grand bureau, fixé au mur. Une carte s’étendant jusqu’au plafond. Ces quelques détails n’étaient pas les seuls à témoigner de son tempérament expansionniste. Elle était également narcissique. Le bureau était remplit de miroirs ; qu’ils soient portatifs, posés sur le bureau, sur une table ou de la hauteur d’un être humain, contre un mur ; tous étincelaient et la représentaient sous ses plus beaux jours. La chose qu’aimait plus que tout lady Grey, en-dehors du pouvoir et de l’influence que lui offrait sa nouvelle position à Port Royal, était lady Grey en personne. S’étant faite peindre à de nombreuses reprises, par les plus grands peintres d’Angleterre, la dame en noir n’avait pu s’empêcher de vouloir les exposer dans les plus belles pièces de son manoir, puis de son bureau. Ces tableaux étaient de différentes tailles, parfois grandeur nature, parfois de la taille d’un cadre.

Voyez-vous, mon unique but est de rendre cette ville fleurissante. le timbre de sa voix redevint calme. S’attendant à ce que lord Hobbes la suive, elle se dirigea vers la grande fenêtre ; admirant le panorama rural s’offrant à ses iris azurés. A l’époque de feu Gouverneur Swann, cette ville n’avait jamais été aussi resplendissante. Sa mort avait été une surprise pour la plupart des citoyens. Mais une bénédiction pour lady Grey. Il n’avait pas la trempe nécessaire pour un projet de cette envergure-- un léger rire cristallin s’échappa de ses douces lèvres. Ce brutal changement de comportement la ferait sans aucun doute passer pour une lunatique. Mais ils n’étaient pas seuls. Ma profonde loyauté envers la Couronne d’Angleterre reste sans failles, je m’y plie facilement, comme vous le dites, nous sommes tous des sujets de cette puissante nation. Lady Grey ne respectait que très peu de personnes, seulement ceux qui portaient une couronne sur la tête et les proches de cette dite couronne.





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MessageSujet: Re: I Don't Do Surprises • Pv Elvira   Lun 22 Fév - 2:28

La politique. L'art ou la manière de séduire la foule en utilisant les sentiments de celle-ci, ou plus exactement manipuler sa peur ou sa confiance. Un politicien n'est rien sans un minimum de charisme, physique ou verbal, qui permet de capter l'attention de ses citoyens. Longtemps, ces hommes de pouvoir étaient l'objet d'observation principale du lord, ils regroupent tout ce qu'il y a de plus commun chez l'homme.

D'abord, l'ambition, contracté par ce besoin de marcher sur la tête des autres, être le meilleur. Leur atout, une détermination de fer, nécessaire dans ce milieu difficile, mais leur principale défaut était certainement qu'ils ne supportaient pas l'échec et s'avérait être extrêmement rancunier. Elle l'était. Ambitieuse, sa tenue, ses manières, tout ses gestes précis révélaient une assurance toute particulière et donc une volonté assez difficile à briser et ce peu importe les obstacles. Rancunière, le simple fait de lui reprochait ses manières il y vingt ans, lui permettant d'échapper à un mariage arrangé, était tout simplement absurde. Ils avaient tellement d'autres raisons de se détester et de s'apprécier aussi, mais elle en faisait une raison personnelle. Ensuite, venait la soif de pouvoir. But ultime de la plupart des êtres humains sur cette terre, c'est d'avoir le pouvoir, celui d'influencer les gens, celui de les contrôler, celui d'accomplir ses désirs. Peu importe si la population crevaient de la famine, il fallait atteindre les rares place au soleil et y rester, longtemps, voir même pour toujours. C'était une chose que de le vouloir, une autre de l'atteindre et encore une autre de le garder. L'équilibre était fragile, une fois ce pouvoir en main, car on avait l'illusion de tout se permettre peu importe les conséquences. C'est un tort. Elle l'avait. Ce n'est pas la première fois qu'il était face à une personne en soif de pouvoir, il y avait même des personnes qui le disaient plus crument que leur objectif serait la couronne d'Angleterre ou ce qui se rapprochait le plus. Donc, la jeune femme s'avérait être une personne de plus. Elle ne prenait pas complètement conscience à quel point elle pouvait se borner de voir la vérité, que le peuple avait le pouvoir d'élever comme faire sombre les hommes de pouvoir. Ils avaient fait deux révolutions, dont une qui permi l'installation d'une monarchie constitutionnelle et avait, lors de la première fait décapité leur Roi. Petit détail historique qu'elle aurait omis de garder en mémoire croyant le peuple stupide et incapable de prendre des décisions. Peut-être. Il y avait aussi cette volonté de plaire chez les hommes politiques. Paradoxe, délicat, comment plaire et en même temps maintenir un gouvernement autoritaire. Elvira voudrait peut-être répondre à cette question, manipulation, masque, tous les moyens sont bons. Ah... Le peuple est dupe, jusqu'à ce que la faim et le fait de plus rien avoir à perdre amassent les foules prêtent à lutter pour obtenir leur dû. Plaire. C'était manier l'hypocrisie de la même façon qu'un bretteur avec une lame, à la perfection et savoir tenir les deux rôles avec précision, car le moindre faux pas pouvait dénigrer des années de travail.

Un sourire cynique se dessinait sur les lèvres du lord, qui malgré sa propre réflexion sur la politique, n'avait pas manqué une seule remarque, phrase ou un seul sous-entendu de la part de son interlocutrice qui, plutôt que d'écouter ce que disait son interlocuteur le plus crument et franchement possible, voyait des sous-entendus partout. Quelle aubaine ! Elle était plus paranoïaque qu'il ne le pensait, voilà qui pourrait, être une fois de plus utiliser par Hobbes. Elvira voyait donc le mal et la critique partout, la voici qui commençait ses longs discours, qui méritaient d'ailleurs d'être écrit sous forme de pamphlet et d'être publié dans les colonnes du London Times. Oui, la famille royale, comme toute la population serait intéressée par cette vision particulière des propos de son interlocuteur qui ne cachaient rien de tout ce qu'elle semblait avoir compris. Elle marquait tout de même quelque point, sur son avis sur sa politique ou encore celle de Beckett, mais ce n'était qu'un avis en général, le sien était beaucoup plus précis et étudié. Chose que, si elle voulait le connaitre, n'avait qu'à lui demander et il lui ferait toute une explication sur le pourquoi de son avis tout en posant les bases se faisant avocat du diable. Elle croyait le cerner, le serrer dans étaux et de briser chacune de ses déclarations, mais elle se trompait, lourdement, s'en était presque décevant, voir insultant. Mais le lord ne se formaliserait pas, c'était une erreur commune, il se contenterait de simplement répondre le plus brièvement possible qu'elle se trompait. Une fois de plus.

Le serviteur de la jeune femme venait donc d'entrer et presque aussitôt le visage de celle-ci redevint lumineux, presque angélique malgré la froideur qui en restait. Lui aurait-on donné le bon d.ieu sans confession ? Non, pas à ce point et l'échange de regard rapide entre l'homme et Hobbes affirma sa pensée. Il n'était pas dupe, mais laisser couler, il le remercia avec un sourire sincère et franc, voir même encourageant. Il admirait le courage du silence, lui qui avait tendance à l'ouvrir lorsque quelque chose lui déplaisait. Il attrapa la tasse qu'il porta à ses lèvres pour boire une gorgée, suivant d'abord du regard Elvira avant de lui emboîter le pas, toujours perdu dans ses réflexions tout en écoutant celle-ci qui semblait être enfin venu à la fin de sa plaidoirie qui n'avait qu'amusé le lord. Elle fini par conclure ce qu'il avait dit, répondant ce qu'il attendait. La dernière phrase l'avait finalement sortit de ses réflexions. Il bu une nouvelle gorgée de thé,

    Votre arrogance vous aveugle ma chère, commença t-il agrandissant son sourire cynique. Je vous félicite de votre plaidoirie, bien que votre imagination, dû très certainement à votre paranoïa, ait interprété mes propos d'une manière assez singulière. Il posa sa tasse sur un des meubles, s'approchant à son tour de la baie vitrée pour poser son regard vers l'extérieur. Comme je vous l'ai dis, je ne permettrais pas de critiquer votre politique. Quant Lord Beckett, laissez-moi vous rappeler qu'il n'est pas l'unique représentant de la compagnie des Indes qui sillonne les océan et que sa politique d'état d'urgence a été levée suite à l'échec de Shipwreck cove. Je ne peux non plus consentir qu'en mon nom vous parlez d'un avis sur sa politique qui n'est que le résultat de vos illusions. Il recula avant de commencer à faire les cents pas devant la vitre, gardant une distance raisonnable avec son interlocutrice. Je reste capable de faire la différence entre mon devoir et mon avis personnel. A présent, si vous souhaitez débattre sur le sujet et savoir le fond de ma pensée, demandez-moi. Il se plaça contre la vitre en face du gouverneur levant un sourcil et affichant un léger sourire moqueur. Vous ne prendrez aucun risque en le faisant et peut-être même pourriez-vous en profiter pour améliorer votre politique. »
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Lady Elvira L. G. GreyG O V E R N O R; ♣ « despote & politicienne manipulatrice »

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MessageSujet: Re: I Don't Do Surprises • Pv Elvira   Mar 23 Fév - 5:10



Il répondait coup pour coup, c’était presque jouissif. Presque. Il rentrait dans son petit jeu malsain en rétorquant à chaque fois, en relançant le prochain round. Cette petite guerre n’était qu’un jeu parmi tant d’autres pour lady Grey. Cela lui permettait également, de mieux cerner cet homme. Peut-être qu’Elvira manquait d’amabilité ? Peut-être devrait-elle se montrer plus conciliante et l’honorer tel un Roi ? Même s’il était loin d’en être un. Mais, elle devait reconnaître que répondre à chaque round était un sport plutôt fatiguant. A tenter d’avoir le dernier mot, le dessus. Elle n’était pas vraiment aimée dans les environs, la liste de ses plus chers ennemis aurait fait la taille d’une liste d’invités pour un mariage dit royal. Mais lady Grey n’aimait pas se laisser marcher dessus, elle répliquait en permanence, qu’on le veuille ou non. Et le respect dans tout cela ? La jeune femme en avait, pour certaines personnes, mais pas pour toutes ; chose dont ce cher lord Hobbes n’avait visiblement pas ; le respect. Non, Grey n’obéissait à absolument aucune personne qui ne porterait pas une couronne. Et concernant l’amabilité – Elvira Grey était tout, mais absolument tout, sauf quelqu’un d’aimable. L’amabilité ce n’était réservé qu’aux faibles, naïfs et autres inconscients de la société. Elle ne comprenait pas comment certains pouvaient être persuadés qu’être « gentil » leur permettait d’obtenir ce qu’ils voulaient. La lady avait testé cette soi-disant technique infaillible ; elle avait été gentille avec l’imbécile de domestique qui avait fait tomber le vase à dix mille shillings fraîchement débarqué de Londres. La jeune employée n’avait eu comme punition que de faire les poussières du grenier pendant trois jours, avec une brosse à dent, et sans aucune surveillance ! Si cela n’était pas un geste de profonde gentillesse – lady Grey ne savait pas ce que c’était. Elle se ramollissait. Si seulement les cours de sadisme pouvaient exister – elle y aurait claqué toutes ses actions.

Voyez-vous cela-- Elvira Grey esquissa un demi-sourire amusé. D’une hypocrisie sans nom. Son timbre de voix était redevenu calme, bien qu’une petite pointe de sarcasme l’argumente merveilleusement. Mais à quoi bon critiquer l’arrogance, alors que nous en sommes tous doté ? Mieux vaut en être aveugle, qu’en être dépourvu. Qui ne l’était pas ? Qui n’était pas arrogant ? Peu de monde. Ou du moins, personne. Aux yeux d’Elvira Grey, chaque être humain avait cette parcelle de présomption dans son âme. En même temps, ce qu’elle côtoyait ne pouvait que l’inciter à émettre ce genre d’hypothèses. Venant d’un milieu où l’arrogance est plus une force qu’autre chose, ceux qui ne venaient pas de là, ne pouvaient comprendre. Inutile de tenter de leur faire assimiler. Elvira croisa ses bras contre sa poitrine, le regard éperdument scotché sur le vaste océan bleuté qui se distinguait depuis la fenêtre. Vous employez le terme échec, alors que ce n’était qu’une brève faute de parcours. Pour certains si, pour d’autres c’était une chance. Généralement, l’échec était interdit. Même gravement punit. Mais la bataille au Shipwreck cove n’avait été que le début d’une longue et interminable guerre. La piraterie ne pouvait remporter toutes les batailles navales à chaque fois, la roue tourne. Très cher lord, je ne pense pas vous avoir permit d’émettre une suggestion, je n’ai absolument rien à apprendre venant de vous. Ce serait le comble. Qu’est-ce qu’il y connaissait en politique ? Elvira laissa cette question se balader un long moment dans son esprit torturé. Finalement, peut-être que cela pouvait être utile. Connaître l’opinion des autres était toujours favorable. Un jour, elle s’en servirait. Cependant-- puisque vous tenez tant à m’exprimer votre avis personnel, je vous écoute, quel est votre avis concernant la meilleure politique à adopter ?

Ah. S’il y avait bien une chose à ne jamais dire devant Elvira Grey ; c’était effectivement de trouver quelque chose à redire sur sa soi-disant politique parfaite. Elle s’était inspirée des plus grands, et rien ne devait être critiqué. Absolument rien. Car tout était parfait – améliorer sa politique – lady Grey voyait clairement ce qu’il sous-entendait. De trouver les failles et de s’arranger pour qu’il n’y en ait plus une seule. Mais Elvira ne considérait pas sa politique à la limite de l’amélioration. Il n’y avait rien à améliorer, elle l’avait tellement bien ficelée qu’aucune faille ne lui semblait possible. Lady Grey avait une bien haute opinion d’elle-même et de sa politique ; une absolue confiance presque aveugle. Elle agissait comme une petite fille de huit ans, à vouloir, exiger, et prétendre. Qu’on lui donne une sucette à l’orange, qu’elle en aurait été obnubilée. Elle n’avait pas eu une enfance à peu près stable. Forcée de grandir plus vite, de se comporter autrement, de devenir sérieuse avant l’heure, de penser à un futur fructueux avant même d’en être psychologiquement apte. Fille à l’éducation stricte, dure, et autoritaire. Ce n’était pas étonnant que sa propre politique ait des similitudes avec la manière dont on lui avait apprit la vie. Il n’y avait aucune place pour les faibles, ou les larmes. C’est en travaillant dur, en se consacrant à ses ambitions que ces dernières se concrétisent. Quitte à éliminer tout obstacle se dressant sur sa route. Son vénéré père tenait des propos si sensés – et cela semblait aussi inacceptable, presque inabordable qu’une fille modèle puisse désirer la mort de son géniteur. Il lui avait tant appris, et pourtant – que recherchait-elle ? Au final, qu’étais-ce la réelle valeur du prestige ? Elle aurait aimé le savoir. Connaître enfin le but de sa vie.

La lady se déplaça et quitta définitivement le panorama rural de la fenêtre pour revenir près du grand bureau ; à chercher de ses doigts une tasse en porcelaine. Le liquide chaud et brûlant coula le long de sa trachée, buvant gorgée par gorgée, méthodiquement. Lorsqu’elle jugea avoir assez dégusté, elle éloigna les bords de la tasse blanche de ses lèvres rosées et la garda néanmoins en main. Juste au cas où l’envie de jeter son contenu sur Hobbes. Certains se détestaient facilement, et le prouvait ouvertement, tandis que d’autres adoptaient une manière bien plus subtile de le montrer ; l’hypocrisie et les sarcasmes. Lady Grey et lord Hobbes en étaient adeptes. Ils se méprisaient, se haïssaient, et à première vue, personne n’aurait pu deviner à quel point le cœur de la jeune femme débordait de rancune et de colère à l’égard de ce noble effarouché. Car elle maîtrisait parfaitement un art. L’art de sauver les apparences. Jamais elle ne dirait en toute honnêteté ce qu’elle pensait de quelqu’un. Ce serait enfreindre ses propres principes et l’étiquette. Pourquoi ne pas se laisser enivrer par l’hypocrisie et la subtilité au lieu d’user de poings pour régler les conflits ? Un sourire à l’extérieur, et une envie de tuer à l’intérieur. C’était tellement plus simple pour préserver son masque de self-control auprès des autres. Elvira tenait à une chose, plus que tout au monde, et c’était la vision que son entourage avait sur elle. Sa réputation.

Ses iris bleus électriques scrutèrent un point invisible droit devant elle, réfléchissant. Intensément. Le miroir face à elle projetait son doux reflet, elle eut un petit sourire discret. Toujours aussi présentable. Lady Grey clamait s’aimer d’un amour inconditionnel et très personnel. Elvira était tellement narcissique, qu’elle doutait qu’une quelconque personne puisse l’être encore plus. C’est juste qu’en réalité, jamais la reine de cœur n’avait songé à la possibilité d’aimer une autre personne qu’elle-même ; son unique amour s’était depuis très longtemps voué pour la cause qu’elle servait, la justice, la loi. Carriériste de son état. Même si toute notion du bien ou du mal pouvait rapidement disparaître une fois que l’envie de vengeance la dominait. Elle serait passée outre les lois établies pour accomplir ses objectifs, car sa soif d’ambition surpassait largement tout – s’en était effrayant. Mais lady Grey était juste une femme aux multiples facettes, aux nombreux masques, désirant ne jamais aborder le vrai et véritable ; afficher ce qu’elle était au fond.

Cet homme, Stamford Hobbes, ne faisait que cultiver une animosité déjà bien ancrée à chaque fois, à chaque fraction de seconde. Son cynisme aurait pu être qualifié d’admirable, si ses opinions ne divergeaient pas autant de celles de son interlocutrice. Il n’avait peut-être pas réponse à tout, mais il se donnait un mal fou à se donner raison juste pour la provoquer. Comme des enfants.





    "The way you held me, I knew that this could be. What I've been waiting to find. Darling, look at me, I've fallen like a fool for you ; darling, can't you see, I'd do anything you want me to. I tell myself I'm getting in to deep, then I fall a little farther every time you look at me."
      |LOOK AT ME - CARRIE UNDERWOOD|

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MessageSujet: Re: I Don't Do Surprises • Pv Elvira   Mer 24 Fév - 21:38

Pendant qu'il observait son interlocutrice, encore appuyé contre la porte fenêtre, Stamford nota quelque chose qu'il n'avait pas encore pris soin de relever ou tout du moins prendre soin d'analyser. Elvira, en plus de remplir toutes les qualités et défauts des hommes politiques, semblait avoir une estime d'elle-même et un égo sur dimensionné. Donc, elle se permettait, ce que son interlocuteur se permettait depuis le début de leur entrevue, elle manquait d'amabilité. Loin l'idée de ce dernier de ne pas l'être, au contraire, il l'était beaucoup plus qui ne devrait, face à elle, mais celle-ci faisait preuve d'une ignorance particulière de son statut ou autre. Il ne se formaliserait pas pour cela, le seul respect qu'elle semblait être pour le Roi et Beckett, autant dire que dans la hiérarchie du respect Stamford était au plus bas, surement au niveau des pirates, peut-être un peu plus haut. Assez en tout cas pour le flatter il préférait lui inspirer ce genre de sentiment que celui qu'elle vouait très certainement au lord vu la manière dont elle le citait ou le défendait. Une erreur de parcours, oui un échec, c'est bien ce que venait d'énoncer son interlocuteur qui se contenta d'un nouveau rictus moqueur se décollant enfin de la fenêtre. Tout comme elle, il appréciait l'échange claquant qu'ils avaient : elle persuadée d'une chose, lui laissant la jeune femme affirmer ou infirmer ses pensées. C'était d'ailleurs, très certainement, ce qui les différenciaient : elle se permettait une analyse à haute voix de ce qu'elle voyait, plutôt que ce qui était, d'abord par pure paranoïa et ensuite par hypocrisie d'admettre ses torts ou les choses en face. Lui, il se contentait de l'observer, en silence, ne relevant que certain point et appuyer dessus afin de faire comprendre à la jeune femme que lorsqu'il s'agissait d'observation humaine, il était, très certainement, le mieux placé de s'en vanter. Arrogant, égocentrique et autoritaire, l'un et l'autre avait ces points communs qui leur permettait ces échanges particuliers, bien qui l'étaient tout deux d'une manière bien différente. Le second avait tout de même une éthique que ne semblait pas avoir Elvira, c'était là le danger des femmes aux pouvoirs, c'était de croire que parce qu'elles avaient réussies, elles pouvaient tout se permettre. Quelle tristesse et démesure. Il espérait de faire partit de ceux qui la feront tomber de son piédestal, en attendant, il se contentait d'être à la même hauteur qu'elle.

Ainsi, elle reprocha à son interlocuteur son manque de délicatesse, elle n'aimait pas que l'on critique sa politique. Elle ne lui avait pas dit ainsi, mais elle n'aimait pas cette idée. Quand on est narcissique comme cette dernière et perfectionniste, on acceptait de toute façon mal la critique.
    _ Cependant-- puisque vous tenez tant à m’exprimer votre avis personnel, je vous écoute, quel est votre avis concernant la meilleure politique à adopter ? »
La... Meilleur ? Croyait-elle vraiment se permettre de croire qu'elle avait opter pour la meilleure politique. C'était tellement amusant qu'on en s'amuserait très certainement à Londres. Il n'avait jamais entendu un seul gouverneur se permettre une telle surestime de ses qualités de politicien. Voyait-elle la même chose que le lord en bas ou comme certaine personne se contentait de voir son propre reflet, ce qui semblait d'ailleurs la seule chose qui l'intéressait lorsque l'on voyait tous les miroirs qui se déclinaient dans toutes les tailles et forme dans la salle. C'était bien dommage, un tel potentiel gâcher par un amour de sois, serait-il nécessaire qu'il rappel à Elvira ce qui était arrivé à Narcisse. Peut-être pas, elle arriverait à trouver un moyen de s'extirper de l'eau avant de se noyer, elle avait un amour propre pour elle, mais aussi pour le pouvoir et le prestige, qu'elle ne pourrait lâcher qu'avec une balle de plomb entre les deux yeux. Cela pouvait être arrangé, pensa Stamford, mais il sortit rapidement cette idée de sa pensée, il n'était pas venu à Port Royal pour s'amuser au justicier, pas de cette manière en tout cas. Il passa une main sur sa barbe de trois jours et regarda un instant la jeune femme avec intérêt avant de repartir au centre du bureau puis finalement au niveau de la bibliothèque. Prétendre, c'était finalement la conclusion qu'il avait de la jeune femme après cet échange, elle prétendait tout savoir, tout être et tout pouvoir, comme un enfant inconscient de la vérité, ne la voyant pas ou ne voulant pas l'admettre. Ce qui était bien dommage. Irrécupérable aussi a moins de lui foutre une claque en plein figure, lâchant un soupire, il finit par répondre à la question de la jeune femme,
    _ Vous semblez profondément convaincu que mes connaissances en politiques sont limitées. Ses doigts glissèrent le long des reliures des ouvrages qui composaient la bibliothèque du bureau. Je n'ai cependant pas la prétention de pouvoir affirmer que ma politique est la meilleure. Par contre, qu'il en existe plusieurs pour venir à bout de la piraterie, j'en suis persuadé. Il laissa un instant ses paroles être méditée par la jeune femme ou au moins qu'elle l'entende, car s'il y avait bien une chose qu'avait compris Hobbes c'était le perfectionnisme de son interlocutrice. Un seul exemple me suffira pour vous démontrer une des failles de votre politique. Je vous laisserais ensuite vous pencher dessus dans votre souci d'atteindre la perfection. Je me permets d'ailleurs de vous faire savoir que de plutôt viser la perfection, vous devriez viser l'excellence. But tout aussi ambitieux, mais plus aisé à atteindre et plus efficace. Il se tut, le temps de se tourner vers elle, son éternel sourire cynique sur les lèvres, s'approchant doucement d'elle, avant de caresser les deux tasses en porcelaine du bout des doigts. Car figurez vous que votre faille principale réside dans ce besoin de perfection. Il leva les yeux vers elle, ayant un léger rictus amusé. Votre politique est trop lisse, pour convaincre la population, trop autoritaire pour lui inspirer confiance et vous prenez les personnes pour des imbéciles alors, permettez-moi de vous rappeler, que c'est, ces mêmes imbéciles qui ont fait exécuter Charles I. »
Un petit cours d'histoire, cela ne pouvait pas faire de mal à son interlocutrice, pour lui rappeler que le peuple en avait coupé des têtes et que celle d'Elvira n'était pas bien différente. Dans le peuple, il y avait autant ses compatriotes aristocrates que ceux qu'elle malmenait en croyant que leur permettant de prendre soin de ses bibelots était un signe de gentillesse. Comme la plupart des lords, le régime de la monarchie constitutionnelle arrangeait bien du monde et avait été obtenu après une seconde révolution. Si elle était à son poste de gouverneur, s'était d'abord parce que le nouveau régime avait permis, doucement ce genre d'exception, bien que ce soit encore très mal vu par de nombreux aristocrate. Mais, ce serait le peuple qui aurait le dernier mot, d'une façon ou d'autre, dans le sang de toute façon, car Elvira ne lâcherait rien et supprimé toute une population ne devait pas lui faire peur. Mais lui rappeler que les extrêmes était nocif autant pour son image que sa survie, ne pouvait que lui faire du bien. Contrairement à elle, il n'avait pas peur et n'avait que faire que l'on sache la haine qu'elle avait contre lui, il n'aimait pas l'hypocrisie et depuis le début ne faisait que déclarer ce qu'il pensait tout bas, haut et fort. Il n'avait pas le loisir de se permettre de prétendre quoi que ce soit, ça serait une perte de temps et une entorse à ses principes qui n'a pas lieu d'être. Lâchant un soupire las, il reprit la parole tout en se dirigeant de nouveau vers le bureau et sa propriétaire.
    _ Montrez à votre population que vous n'êtes pas parfaite. La perfection est méprisé et les.... Erreurs de parcours plus difficile à être digérer. L'humiliation et la peur sont, certes de bonnes armes. Rappelez-vous seulement ce que l'on fait de monarque qui s'amusent à trop l'utiliser oubliant ainsi que pour connaitre la nature du peuple il faut être prince, certes, mais pour bien connaitre celle du prince il faut être peuple. Il se réinstalla sur le fauteuil derrière le bureau de Elvira et croisa les jambes, posant ses deux coudes sur chacun des accoudoirs joignant ses doigts. Mais bien sûr, ce n'est que mon avis, peut-être parviendrez-vous à réussir là où Charles I et Beckett ont échoués. »
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MessageSujet: Re: I Don't Do Surprises • Pv Elvira   Sam 27 Fév - 21:30

Elvira Grey n’avait absolument rien à dire. Elle se contentait juste de l’écouter, en silence. Ses mots eurent un effet percutant dans son esprit. L’énonciation du roi et de lord Beckett l’incitait à vouloir se surpasser, les surpasser, peut-être bien. Il est vrai que ces derniers avaient échoués une fois, ce qui à pu leur être fatal. Est-ce qu’Elvira Grey tenait tant à échouer à son tour en perdant son temps pour de simples petits détails ? Elle était dans le camp des gagnants. Elle était une gagnante. Et jamais l’énonciation de l’échec ne se devait d’être assimilée à son nom complet. Peut-être Grey était-elle bien trop orgueilleuse, narcissique ou nombriliste. Peut-être que sa confiance et son estime d’elle-même lui causerait forcément du tort à l’avenir. C’était déjà le cas. Dans sa jeunesse, c’était une petite fille complexée, forcée à rester à l’écart des affaires des adultes, à faire tapisserie sur un mur. C’est sans doute pour cela, qu’elle tenait à se rattraper à présent. Être absolument tout, sauf n’être qu’une ombre. La jeune femme voulait en vérité, au fond d’elle-même, être reconnue pour ses actes, obtenir le prestige et la reconnaissance qu’on ne lui conféra jamais par le passé. Les enfants les plus perturbés finissent toujours par devenir des exceptions et des cas. Ils entreraient dans l’Histoire pour leurs exploits ; qu’ils soient bons ou mauvais. Lady Grey n’avait aucune réelle notion du bien ni du mal, elle ne pensait qu’à se ranger dans le camp des plus offrants. Tuer n’était pas forcément un acte mauvais, il pouvait être au contraire bon. Tout dépendait de la personne assassinée, du contexte employé et de la personne tenant l’arme à feu. La mort du Gouverneur Swann avait été une bénédiction pour Elvira Lynne Grey. Un miracle. Elle pu monter au pouvoir par ce simple fait, alors qu’une fille venait de perdre son bien-aimé père, une autre jouissait de ce privilège octroyé par la force. Au fond, le monde n’était qu’un jeu. Un immense jeu d’échec grandeur nature. Il fallait être fort pour survivre dans ce jeu, pour grimper les cases, faisant abstraction des obstacles. Les faibles ne méritaient pas de vivre, là était la principale loi de lady Grey. Stamford l’avait peut-être compris, ou pas. Il pensait la cerner, connaître tant de choses sur son compte ; que s’en était amusant, presque distrayant. Son caractère était bien trop fourbe, bien trop lunatique, pour être complètement déchiffré par un œil extérieur. Ils ne se connaissaient certainement pas assez pour cela. Et Elvira n’avait pas très envie de le connaître. Pas après tout ce qu’il lui avait fait subir. Cet être cynique l’animait d’une flamme rougeoyante de haine, de colère, elle rêverait tant de le voir ramper à ses pieds. De le voir s’excuser, même. Mais tout cela n’était qu’un fantasme, bel et bien. Elle ne l’aurait peut-être pas à sa merci maintenant, mais un jour, elle en était persuadée. Etre Gouverneur n’était pas la seule chose qu’Elvira Grey voulait être. La jolie blonde visait plus haut, plus loin. Et un beau jour, son pouvoir sera tel, qu’elle frappera dans l’ombre, et ce satané lord se devra de lui vouer un respect sans bornes. Déjà qu’elle considérait qu’il devait lui jurer une certaine allégeance pour fouler les rues de sa propre ville aussi impunément.

Elvira enjoliva son charmant visage par un sourire narquois lorsqu’il énonça qu’elle doutait sérieusement de ses connaissances en politique. En même temps, la jeune aristocrate ne pouvait le nier. C’était vrai, elle ne le croyait pas capable d’entreprendre une telle campagne, et surtout pas sur ses plates-bandes. Lady Grey arqua un sourcil, désinvolte. Il n’avait pas tort. Elle réfléchit à ses dires, il est vrai que son sens de la perfection en surprenait plus d’un. Elle était bien trop perfectionniste, surtout sur un plan politique. Les petits détails l’obnubilaient tellement, que les plus grandes choses passaient littéralement à côté. Mais Lynne était une perfectionniste de nature. On ne pouvait vaincre contre ces défauts-là, aussi ancrés dans la moelle, aussi fixés à son caractère.

Il est vrai que Stamford avait une qualité appréciable, il disait ce qu’il pensait, tout haut, tout fort. Il n’était pas considérable comme hypocrite ; pas vraiment. Les vrais hypocrites, elle savait les reconnaître. Elle en côtoyait tous les jours, et lord Hobbes avait le chic de la faire sortir de ses gonds. Elle-même était née sous le signe de l’hypocrisie et de la fourberie. Cette unique chose les séparait vraisemblablement. Et ce n’était pas pour lui déplaire. Elvira faillit légèrement toussoter. Montrer au peuple que leur chef n’était pas parfaite ? Quelle infamie. Elvira n’arrivait pas à croire qu’il avait osé lui dire cela en face. Jamais de la vie ! Et pourquoi pas se montrer devant eux en tenue de tous les jours, parapluie rouge assortit ? Non – non et non. Il y avait des choses à faire, et des choses à ne strictement pas faire. Comme si lord Beckett allait se ramener sans sa perruque à une importante réunion d’affaire. Non, là, il y aurait réellement un problème. Il y avait le côté présentable qui trônait par-dessus tout. Une personne qui donne l’air d’être propre de l’extérieur, est forcément une personne qui donnera un semblant d’espoir aux autres. Un beau-parleur. Et c’est généralement ce genre de personnes qui ne sont pas propres de l’intérieur. Mais elle saisissait où il voulait en venir, c’était un débat fort intéressant à ses yeux. Elvira l’avait légèrement sous-estimé ; Stamford Hobbes était un excellent partenaire de débat politique.

Certes, certes, certes. Lady Grey esquissa un petit sourire suffisant, ses doigts entreprenant de se promener entre les épais plis des rideaux de velours bordeaux, méticuleusement suspendus au-dessus de sa fenêtre-balcon. C’est là une brillante analyse. son sourire sarcastique s’étendit pour ne devenir qu’intéressé. Un compliment ? Mais non, vous ne rêvez pas, remettez vous de vos émotions, elle est sous l’emprise du thé. – Vous n’avez pas tort, mais mon but n’avait pas été de détrôner les plus grands-- il y aurait tant à faire pour cela. – Comment n’y penser qu’une fraction de seconde ? Elle aurait aimé, mais il y avait du travail. Elle y parviendrait avec le temps, à faire mieux que tout le monde, à être élue à vie-- dans le Nouveau Monde. Cependant, je dois reconnaître que vos idées sont intéressantes, nous devons gagner la confiance d’un peuple avant toute chose, et ce n’est pas en le brusquant que les choses changeront. Même si je reste persuadée qu’il y a deux uniques manières d’obtenir ce que l’on veut d’une foule. Leur promettre des choses peut être une solution acceptable, pendant un certain temps, et lorsque la foule demande les comptes, nous nous devons de les lui rendre. Mon peuple demande la fin de la Piraterie. Ce que lord Beckett tente d’accomplir. Alors au fond, peu importe qu’une politique soit autoritaire ou non ; du moment qu’elle nous conduise vers la concrétisation de nos promesses. Pourquoi devoir limiter une politique autoritaire, alors que c’était le seul moyen de se faire comprendre ? Être gentil n’amènera à rien. Être souple non plus, ils verraient cela comme un signe de faiblesse. Port Royal est une forteresse imprenable, mon cher Hobbes, et tout cela grâce à une politique autoritaire et intransigeante. Pensez-vous que nous faisons fausse route ? Elle ne pensait pas, non. Comment être peuple lorsqu’on n’est pas né peuple ? La plupart des aristocrates ont du mal à se mettre à leur place, car ils ne peuvent décemment pas se mettre à leur place ; je sais pertinemment bien que les citoyens ont peut-être tendance à se rebeller, mais pour cela, il y a généralement quelqu’un qui les incite à le faire. Un meneur, celui d’une mutinerie. Je fais scrupuleusement attention à ce genre de choses, à ne pas attiser l’envie au peuple de se réveiller. Et quand bien même, il n’y échapperait pas, il sait que personne n’hésitera un seul instant à ouvrir le feu. Certes, tuer des civils n’avait jamais été son intention. Mais si ces derniers se décident à contester sa gloire, alors là, ce serait un bain de sang.





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MessageSujet: Re: I Don't Do Surprises • Pv Elvira   Dim 7 Mar - 22:16

    _ [...] Je fais scrupuleusement attention à ce genre de choses, à ne pas attiser l’envie au peuple de se réveiller. Et quand bien même, il n’y échapperait pas, il sait que personne n’hésitera un seul instant à ouvrir le feu.
Assez étrangement, même s'il n'était pas concerné, n'ayant pas pour ultime projet de lever une partie du peuple contre elle, il s'est sentit viser sur cette nouvelle menace. Lui non plus n’hésiterait pas à tirer si ça pouvait lui permettre de mettre un peu plus de justice là où celle-ci semblait avoir que pour seule solution le sang. C'était d'ailleurs assez contradictoire, vouloir faire justice en tuant afin de condamner cette façon de faire justice... A prendre au recul, il devrait peut-être attendre avant de tirer sur la gâchette. Attendre, encore un peu, que finalement les personnes qui méritaient de tomber, tombe le moment venu, où ils s’y attendent le moins, au moment qui lui serait le plus propice. Car finalement, c’était de cela qu’il s’agissait dans son projet, faire preuve de patience, de prudence et savoir manipuler autant ceux qui le méprisaient que ceux qui l’admiraient. A s’entendre penser, Stamford eut la désagréable sensation qu’il ne valait tout à coup, pas mieux que la personne qui se trouvait en face de lui. Une impression qui le fit même presque légèrement grimacer, effaçant le temps d’un instant le sourire cynique qu’il affichait adressé à son interlocutrice.

Elvira. Leur rencontre il y a de nombreuses années à présente, ne fut qu’une grotesque mascarade, presque une farce aux yeux du lord qui cru que son père faisait de l’humour. Ils étaient tout les deux bien jeunes, trop jeune même pour être marié, 11 ans les séparaient et ce ne fut pas le seul critère qui fut la cause du refus du jeune Hobbes. Non, la famille Grey sentait l’ambition, le pouvoir, chose qui se lisait sur leur visage, pesait dans leur mot et déjà leur fille avait ce quelque chose qui l’avait fait frémir. Ce n’était pas première que son père lui présenta et ce ne fut pas non plus la dernière, bien au contraire. Aussi loin qu’il se souvienne la soirée avait plutôt bien commencé, il n’avait pas accueillit la nouvelle lubie de son père qui, toute la semaine, lui avait parlé des Grey et leur prestige. S’il avait pu faire le choix, il aurait préféré être proposé à la sœur ainé d’Elvira. Il l’avait croisé en milieu de soirée et le courant été passé, mais rapidement il s’était retrouvé avec la jeune sœur au bras et son père gardant un œil sur lui. Pendant toute la soirée, il avait testé sa fiancée, autant par des provocations gratuites que les simples remarques misogyne dont il était le fréquent utilisateur. Il n’avait pas manqué de l’humilier devant les invités et la pousser à lui répliquer. Oui, déjà à cette époque leur conversation se résumait des échanges de pics et autre. Elle avec hargne, une véritable haine ayant du mal à supporter, ce cynique qui jubilait à chaque fois qu’il ouvrait la bouche pour lâcher une réflexion qui la faisait réagir. Ni l’un, ni l’autre n’était fait pour s’entendre finalement, d’un autre côté ça arrangeait l’un et l’autre, ou tout du moins cela arrangeait Stamford. Il n’avait jamais était très facile avec les gens et les femmes encore plus. L’obliger à supporter la compagnie de quelqu’un pour lui n’était pas supportable, comme être contraint de défendre un point de vue qu’on ne partageait pas devant tout un public. On pouvait le faire lors de débat et discussion, mais en public, c’était différent, on ne pouvait pas convaincre une assemblée de quelque chose que l’on ne croyait pas ou alors il fallait le vouloir. Hypocrisie, mensonge ou illusion, c’est tout ce que détester le lord qui d’ailleurs avait en face de lui un exemple même d’une personne qui ne voulait et ne voudra jamais être. Constatation absurde, choix qui pouvait dépasser autant son interlocutrice que n’importe quelle personne qui avait un minimum d’ambition dans le domaine politique ou dont l’objectif était d’atteindre un pouvoir sur la foule. Triste constat finalement que celui de découvrir que peu importe qui nous sommes, nous aimons croire que ceux à qui on s’adresse sont beaucoup moins malin et intelligent que nous. L’avantage chez le lord, c’est qu’il ne le pensait pas, où il en était sûr ou alors il était sûr du contraire.

Elvira était loin d’être une imbécile, elle savait très bien qui était Stamford, ce qui était réciproque. Il savait très bien à qui il avait affaire, il savait quand il dépassait les limites, il savait quand elle rageait et savait où et comment faire pour l’amadouer. Il la connaissait, comme il connaissait généralement la plupart de ses interlocuteurs, rare étaient ceux qu’il ne parvenait pas à cerner. Il s’était donc installer de nouveau assis sur le fauteuil de la jeune femme, face à elle les mains jointes, écoutant toujours d’une oreille distraite. Il avait même décidé de s’intéresser à autre chose, sortant de sa ceinture son pistolet qu’il observait et pointa à sa gauche avec un léger sourire amusé avant de tourner son regard vers elle, repliant son bras ayant son arme au bout. Les sourcils légèrement froncé,
    _ J’ai la sombre impression que j’aurais beau vous démontrer par A plus B que tirer sur la foule n'est pas et de loin, le meilleur coup politique, vous aurez toujours quelque chose à répondre ma chère. Il avait répondu comme si il était légèrement contrarié, non pas pour lui, mais pour elle. Vous me demandez si je pense que vous faites fausse route. C’est fort possible, mais comme je vous l’ais dis, ça ne concerne en rien mon domaine pour le moment. Et pourtant je pourrais décider d’en faire mon affaire, mais ce n’est pas ce que vous voulez, n’est-ce pas Elvira ? »
Pure provocation, pour la faire rager, mais pour son plus grand plaisir, curieux de voir comme elle aller réagir, car il lui poser une question dont la réaction et réponse pouvait bien être délicate pour son interlocutrice. Car il proposait de fermer les yeux sur certaine chose et en même temps touché un point sensible en prononçant son prénom. A vous de jouer Grey, pensa t-il, un sourire cynique voir mauvais sur les lèvres.
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MessageSujet: Re: I Don't Do Surprises • Pv Elvira   Mer 24 Mar - 2:04

La situation était amusante. Etrangement, elle se retint de rire lorsqu’il énonça que rien ni personne ne l’empêcherait de tirer sur une foule entière. C’était vrai, en temps de guerre, personne ne se soucie de la personne se trouvant en face de soi, une personne sensée tire. La réflexion ? A quoi bon dans une ville semblable à une jungle. La politique était un art subtil, elle désirait se faire aimer de son peuple, le combler de douces promesses et de belles paroles sans doute idylliques et peu concrètes – dire la vérité, toute la vérité, serait mettre un terme à une carrière politique. Quelle haute figure d’autorité s’amuserait à annoncer le pire ? Il vaut mieux faire rêver les gens, les rassurer en un sens, afin d’obtenir leur soutien. Même si au final, ils en éprouveraient qu’une intense sensation de déception ou de trahison. Toucher le cœur des gens, voilà l’idéal d’Elvira Grey. Les toucher si profondément, qu’ils boiraient ses paroles d’un claquement de doigt, qu’ils la suivraient jusqu’au bout du monde, qu’ils lui appartiendraient jusqu’à ce que la mort en décide autrement. Avoir un pacte ou un contrat avec cette femme signifiait à proprement parlé, lui donner une part de soi. Elle ne se considérait pas apte à avoir des amis, quel était d’ailleurs ce mot ? L’amitié ? Non, elle préférait les qualifier de connaissances, de proches ou de relations sans engagement. C’est d’ailleurs pour cela que personne ne l’appelait par son prénom. Elle le refusait catégoriquement à quiconque. Pourquoi employer cette appellation, d’ailleurs ? La lady tiqua lorsqu’Hobbes le prononça entre ses lèvres. Elvira aurait à priori compris s’ils étaient proches ; et encore. Même ses « amis » ne prenaient pas le risque. S’il fallait désigner une personne apte à l’appeler Elvira— la jeune femme aurait bien répondu son mari, mais elle n’en avait pas. Elle aurait aussi répondu un quelconque amant, mais elle n’en avait pas non plus. Une meilleure amie probablement, en aurait le droit— ou des personnes extrêmement proches relationnellement parlant d’elle. Et ceux là, il n’y en avait pas cent cinquante ; loin de là.

Il ne me semble pas vous avoir autorisé à m’appeler ainsi. lâcha-t-elle avec froideur, tandis que ses deux orifices azurés dévisageaient cet homme. Une pulsion l’assaillit ; de la colère. Gardez vos distances, my lord, vous risqueriez de vous brûler dans le cas contraire. sa silhouette s’était rapidement rapprochée de celle de l’homme. Sa voix sonnait comme un ordre, son attitude était autoritaire – si jamais Stamford se demandait franchement si elle le menaçait ouvertement en alliant sous-entendus et regards perçants, il en aurait la preuve dans un instant. En vérité, je ne pense pas que quelqu’un comme vous peut se permettre de violer les usages. Aimeriez-vous que je vous manque de respect ? Car ce que vous venez de faire, est un manque de respect envers ma personne. Elvira combla les quelques millimètres séparant leurs visages pour positionner ses lèvres rosées au creux de l’oreille droite du lord, reprenant sur un ton un peu plus mielleux, très doucereux. Je ne pense pas que vous apprécierez le manque de respect-- mais continuez sur ce chemin et vous ne penserez plus jamais que la mort est réellement la chose la plus effrayante qu’il soit ; sweetheart. un rictus se forma au coin des lèvres de la jeune femme, narquoisement. Vous pourriez connaître la définition de la souffrance réelle qu’est de se poser une éternelle question-- de sa main gauche, et avec lenteur, elle vint frôler la joue de l’homme ; tournant ainsi légèrement sa tête vers elle, de manière à ce que leurs yeux se croisent. Savez-vous ce qu’est la plus grande faiblesse d’un homme ? son sourire toujours omniprésent, Elvira poursuivit sur ce timbre chaud et froid à la fois. Extérieurement, ses gestes pourraient être pris comme une tentative de séduction, alors qu’intérieurement, ce n’était que la haine qui la rongeait. Et l’envie de lui rendre chaque coup, au centuple. C’est quelque chose qui ne se voit pas forcément, my lord.

Jugeant en avoir fini. Lady Grey ôta délicatement sa main de la joue rugueuse de l’homme. S’amusant à deviner quelle réaction pourrait-il avoir à cet instant. De l’indifférence ? Son souhait serait de le déstabiliser assez pour qu’il prenne en compte ses menaces, ses incitations à enfreindre les règles, à se mêler de ce qui ne le regardait pas. Plus il se risquerait à marcher sur les pas du Gouverneur, et plus il comprendrait pourquoi peu d’hommes parvenaient à se hisser à sa hauteur sans en payer le prix fort. S’il y avait une chose qu’Elvira Grey détestait le plus au monde, c’était bien le fait que des hommes puissent se mêler de trop près à ses affaires. Comme il l’avait mentionné, il pouvait aisément décider de s’introduire dans sa politique, si l’envie l’en démangeait de connaître les brèves ressemblances avec celle de la Compagnie des Indes. Elvira avait toujours pensé qu’une politique autoritaire était la clé d’un succès bien mérité. Que les citoyens filent bien droit, que le taux de criminalité diminue en ville – et toutes ces choses importantes qu’elle contrôlait depuis de nombreux mois. Tout était possible, en un sens. Lorsque lady Grey désirait quelque chose, vraiment, elle serait bien capable de tout sacrifier pour cela ; y compris ceux lui servant soi-disant de proches. Bien que sa méthode préférée n’était pas de tuer ses adversaires, elle optait plus pour la souffrance psychologique ; un bien meilleur remède lui certifiant d’obtenir les supplications nécessaires à son si victorieux sourire. Monsieur Eideard avait connu cette facette de la personnalité de son ancien amour, Elvira lui avait prouvé que son âme n’était pas aussi pure qu’il l’avait cru. Et même si ses soupçons ne se porteraient pour l’instant pas sur elle, une femme rancunière est généralement capable de tout, même des pires choses. Hors, lady Grey tombait dans une impasse. Hobbes n’avait pas l’air de tenir à quelqu’un en particulier, et l’hypothèse qu’elle puisse se prendre à une tierce personne tombait enfin à l’eau. Ou du moins, à moitié. Peut-être qu’un beau jour le cœur de ce charmant Lord sera prit par une quelconque femme – ou peut-être que l’amitié triomphe vraiment de tout ? Les sentiments humains étaient des faiblesses, selon la jeune femme. C’est d’ailleurs l’unique raison qui la poussa à faire son chemin seule, contre tous, et définitivement sans accompagnateur. Ce serait une cible bien trop cliché dans le cas contraire. Elvira le détestait honnêtement, mais du moment qu’il n’interférait pas dans ses ambitions, il pouvait aisément l’attaquer verbalement autant qu’il le souhaite, à être en éternel conflit avec elle ; cela ne la dérangerait pas. Mais cet air cynique qu’il dégageait en permanence lui faisait penser qu’un rien pourrait lui donner envie de s’occuper personnellement de son cas.

Vous savez, mon cher, nous ne sommes pas si différents, vous et moi. reprit-elle après un léger silence pesant. Vous vous plaisez à vous soucier de vos ennemis autant que je pourrais m’en soucier, ainsi, j’en viens à une certaine question. Elvira se détacha de là où elle était et vint à faire les cent pas dans la pièce, son visage ayant reprit son habituel masque absent. Nous pourrions nous entraider dans certaines choses, si cela peut vous être aussi profitable qu’à moi. son regard dévia vers l’homme se trouvant dans son dos, tandis que ses doigts arpentaient les rebords de quelques ouvrages entassés dans la bibliothèque.





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MessageSujet: Re: I Don't Do Surprises • Pv Elvira   Mar 30 Mar - 12:17

Le silence, c'était quelque chose qu'affectionnait tout particulièrement Hobbes. Tout comme sa capacité à rester stoïque face aux pics ou remarques de son interlocutrice. Ce sourire satisfait qu'elle affichait, croyant le heurter dans son ego qu'il ne manifestait pourtant pas tant que cela. Il est vrai qu'il semblait autant imbu de lui-même que la jeune femme. Pourtant, il se comportait exactement comme elle, l'hypocrisie en moins, il n'était pas venu ici dans le but de s'attirer les grâces de celle-ci. Il exigeait un minimum de coopération de sa part, prouvant qu'il pourrait être tout autant coopératif en retour. Parole d'honneur et d'ancien marine, elle devrait en profiter car ce genre de personne était rare de nos jours. Il est vrai qu'il préférait éviter de donner sa parole à une quelconque requête de la part de son interlocutrice, mais si c'était pour éviter d'avoir ses hommes sur le dos ou qu'ils le suivent comme son ombre, il était prêt à tout. Du moins dans les limites de ses principes et son éthique. Le désaccord serait déjà présent donc il ne pouvait que demander une coopération minimum de la part du gouverneur.

Celle-ci d'ailleurs semblait avoir changer de stratégie, à peine avait-il prononcé son prénom qu'elle palit légèrement. Ses traits devinrent un peu plus sévères.
_ Il ne me semble pas vous avoir autorisé à m’appeler ainsi. »
Siffla t-elle entre ses dents, le sourire de son interlocuteur s'agrandit alors un peu plus alors qu'elle compléter l'espace qu'il y avait entre eux. Les méthodes d'intimidation ne changeaient pas, que ce soit un homme ou une femme, dès qu'ils se sentaient menacés, le contact physique devient soudain nécessaire pour reprendre une position de force. Le lord ne bougea pas, se contentant de hausser un sourcil avant d'agrandir de nouveau son sourire cynique. Habitué à écouter ses interlocuteurs d'une oreille distraite, à ce moment précis il était plutôt très attentif aux moindre remarques, sous-entendu ou questions qui n'attendaient pas forcément de réponse de la jeune femme. Elvira savait parler, capter l'attention des foules. C'était par simple intérêt personnel qu'il l'écoutait à présent. Que ce soir sa question sur le manque de respect ou sa menace de se brûler, cela amusait son interlocuteur. Elle qui se vantait d'être un modèle de vertu devant le peuple devenait rapidement la pire garce lorsqu'elle était en présence d'un obstacle qui, actuellement, s'avérait être Hobbes.
_ Je ne pense pas que vous apprécierez le manque de respect-- mais continuez sur ce chemin et vous ne penserez plus jamais que la mort est réellement la chose la plus effrayante qu’il soit ; sweetheart. »
Le souffle chaud d'Elvira hérissa les quelques cheveux dans la nuque de son interlocuteur, mais il en fallait beaucoup plus pour intimider le lord qui ne cacha pas pour autant sa lassitude, lâchant un léger soupire. Elle continua sur sa lancé, automatiquement, Stamford se redressa, fronçant les sourcils encore une remarque qui venait de l'intéresser au plus haut point. Loin de sentir réellement concerné ou sentir qu'elle mettait le doigt là où ça faisait mal, il avait eu une simple réaction de quelqu'un curieux de savoir où elle voulait en venir. Oui, elle semblait vouloir en venir à des menaces pire que la mort qu'il ne craignait pas, de souffrance et non envers lui, envers ses proches. Intéressant, très intéressant. Il retint un éclat de rire sur la question de la jeune femme laissée en suspend. L'absence totale de lien particulier avec ses paires, faisait de ces menaces contre le lord, ni chaud, ni froid. Des menaces, claires comme du cristal. Elvira repris un visage neutre après avoir affiché un sourire satisfait de son petit speech. Son interlocuteur ne bougea pas, l'observant, son sourire cynique avait légèrement diminué. Il détourna finalement le regard pour observer de nouveau la pièce. Bureau a son image. Narcissique et égocentrique, une femme de pouvoir. Une motivation particulière pour atteindre les sommets, ce qui échappait au lord, surtout lorsqu'il observait les choses, elle avait atteint la limite raisonnable aux yeux de la société machiste qu'était celle où tout les deux avaient grandis. Aurait-elle réellement envie de plus que la place du gouverneur, qu'y avait-il ensuite, elle ne rentrerait jamais au parlement, ne pourrait pas avoir un autre poste politique et était loin de pouvoir prétendre être héritière de la couronne d'Angleterre. Il sortit de sa réflexion lors que la voix d'Elvira s'éleva de nouveau,
_ Vous savez, mon cher, nous ne sommes pas si différents, vous et moi. Vous vous plaisez à vous soucier de vos ennemis autant que je pourrais m’en soucier, ainsi, j’en viens à une certaine question. Nous pourrions nous entraider dans certaines choses, si cela peut vous être aussi profitable qu’à moi. »
Stamford éclata de rire. C'était la meilleure, voilà que la jeune femme lui propose un accord pour que les deux s'entraident, soient satisfais. Elle n'avait pas tort, tout les deux étaient arrogants, égocentriques, autoritaire... Chacun à leur façon, mais il ne pouvait pas accepter ce genre d'affirmation. Il avait tout de même une éthique et des principes démocratique, même humaniste qui étaient antagonistes à ceux de son interlocutrice. Eclat de rire moqueur, presque mauvais, accompagné d'un sourire légèrement sadique.
_ Quel heureux constat que celui de dire qu'en politique la stupidité n'est pas un handicap. Il se leva du fauteuil. Loin de moi l'idée d'affirmer cela, mais je crains que votre obstination, vos manière, mais surtout votre façon de changer sans arrêt de décisions fait de vous quelqu'un d'indécis et qui se borne de croire qu'il mène la danse. Sachez que ce n'est pas parce que nous avons quelques traits de caractères en commun, on ne peut ni l'un ou l'autre se vanter d'être semblables. Quant à votre proposition, j'en ais fait une, mais vous vous êtes permis de me menacer plutôt que de la prendre en considération. Et vous me proposer votre aide ? Il s'approchait doucement d'elle, arrivé à sa hauteur il ancra son regard dans celui d'Elvira. Qu'est-ce que je dois croire ? Votre volonté de vous débarrasser de moi le plus rapidement ou d'accepter votre offre d'entraide réciproque ? »
La question, bien entendu avait déjà une réponse du côté de Hobbes, réponse évidente. C'était la dernière fois pour Elvira de le convaincre d'une coopération possible ou alors l'avoir dans les pattes. Les choses étaient pourtant simple avec Stamford, ou on fonctionnait dans son sens ou il transformait votre vie en enfer.
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MessageSujet: Re: I Don't Do Surprises • Pv Elvira   Sam 10 Avr - 1:16

Elle gardait ses yeux rivés sur les siens, une lueur de défi scintillant brièvement. Il ne l'effrayait pas, il ne lui faisait pas peur, elle gardait ses distances, et ses principes ; en clamant haut et fort qu'elle lui était supérieure. Et Elvira avait toutes les raisons du monde de le penser. Le fait qu'il soit dans son propre bureau, à priori, à sa merci, ou encore à Port Royal, ville dont elle avait à proprement parlé, tous les pouvoirs. Malgré le fait que la jeune femme ne pourrait jamais l'atteindre assez fort pour le faire plier bagages pour le moment ne l'insupportait pas autant qu'elle l'aurait auparavant cru. Au contraire, Stamford Hobbes était un homme de talent, et très intéressant. Même si cela risquerait de lui écorcher les lèvres de l'avouer à voix haute. Le petit jeu continuel qu'ils se livraient en joutes verbales et autres coups bas la divertissait à un point inimaginable. Il était un des rares à se dresser contre elle, et à faire part de son point de vue en toute franchise. Le monde que gouvernait la noble n'était que principalement constituée d'hypocrites, de faux-semblants et de mensonges perpétuels. Alors lorsque lord Hobbes à débarqué dans ses appartements -- ce fut un réel plaisir, au sens du terme, de déblatérer sur des sujets auxquels la plupart de ses fréquentations auraient clos en lui donnant raison, quel que soit le sujet. Ainsi, elle espérait intérieurement deux choses : que le lord reste assez longtemps pour pouvoir mettre un peu de piquent dans ses journées administratives où paperasserie régnait en maître, et d'un autre côté, soit assez apte à se taire au bon moment. Ce que la lady craignait, ce n'était pas qu'il soit apte à lui tenir tête, au contraire, c'était un vrai défi qu'ils se jouaient entre eux depuis de nombreuses années déjà. Ce qu'elle redoutait vraiment, ce serait qu'Hobbes mette son nez dans des affaires bien trop privées. Et c'est ce qu'il sous-entendait clairement en profondeur dans ses paroles cyniques. Elvira Grey se contenta d'arquer un sourcil et d'agrandir son bien omniprésent sourire au coin de ses lèvres rosées. Il voulait jouer, c'était bon pour lui, autant que pour elle. Elvira était d'une nature compétitive. Bien trop.

Que croire -- effectivement, quel dilemme. susurra-t-elle d'une voix basse, presque langoureuse en déviant rapidement son regard vers les tapisseries ornant les murs du vaste bureau. Vous avez raison, je suis indécise. Mais pour ma défense, je ne le suis que lorsque quelque chose m'intéresse assez pour changer brutalement de point de vue -- vous auriez du savoir qu'avec le temps, mes mots peuvent varier d'un camp à l'autre, tout dépend de l'offre que vous auriez pu me proposer, et la dernière en date ne m'a pas assez convaincue. Lady Grey fit quelques pas vers la droite, se détachant de l'homme pour se trouver dans son dos, sa main négligemment posée contre le bureau où un verre de cristal à demi-plein l'attendait. Cependant, pendant que nous discutions, j'ai remarqué que vos arguments étaient très intéressants. Elvira prit une coupe entre ses doigts et la dévisagea profondément, absente. Vous désirez de l'honnêteté? La seule chose qui reste certaine et sans failles, sont mes propres intérêts.

Elle scruta un moment les bibelots se trouvant dans son bureau. Un jour, on lui avait dit de mieux connaître son pire ennemi, pour être capable de riposter à la moindre attaque. Son père, visiblement. Elvira Grey ne lui vouait qu'un respect bien trop hypocrite pour tenir compte de ce genre de remarques. Son brutal changement de comportement, ou du moins, de point de vue était le fruit de la compréhension de ce fameux dicton, à sa sauce. Hobbes était un sujet intéressant à débattre, elle ne lui faisait pas confiance, absolument pas ; et lui léguer ne serais-ce qu'un tiers de confiance serait égal à de l'inconscience pure et dure. Cependant, il pouvait être utile et servir de loin ses propres intérêts, indirectement. Il ne le savait pas forcément, mais il serait sa pièce maîtresse dans un futur proche. Ses relations, son influence auprès de personnes dont elle ne connaissait pas encore le nom lui serait bien utile, elle en était certaine. Et le garder en ligne de mire, bien à la portée de sa main lui semblait la tactique la plus lâche qu'il soit, mais en même temps, la plus intéressante à développer par la suite. Elvira le soupçonnait de nombreuses choses, et elle rêverait de tomber sur quelque chose d'assez compromettant pour le mettre hors d'état de nuire temporairement, du moins. Assez longtemps pour fixer ses propres conditions. Mais à ce jeu-là, elle ne voyait qu'un seul et unique moyen de satisfaire ses planifications, et ce serait d'en apprendre le plus sur ce mystérieux homme. Oh, la dame de Cœur avait ses espions, bien entendu. Mais quoi de mieux que de faire parler inlassablement son adversaire pour en apprendre un peu plus sur ses préférences, principes ou opinions? Son argumentation sur la politique était intéressante, elle ne mentirait certainement pas en disant le contraire. Faire confiance à Elvira Grey serait également un geste inconscient, et elle n'était pas naïve pour croire qu'il serait confiant à son sujet, bien au contraire. Un homme comme lui aurait toutes ses raisons de se méfier de ses propositions douteuses. Et il n'avait pas forcément tort, mais ce qui intéressait la jeune femme, était quelque chose qui ne se voyait pas aux premiers abords, c'était quelque chose d'invisible à l'œil nu, mais de profond en son cœur.

Vous ne me ferez jamais confiance, et je sais que vous n'êtes pas assez naïf pour croire le contraire vis à vis de ma personne. poursuivit-elle d'un timbre qui se voulait neutre. Mais j'ai retenu certaines choses, et je pense que nous pourrions trouver un accord, sans user de moyens peu scrupuleux pour obtenir ce que nous désirons réciproquement. pendant que ses yeux azurés se fixèrent sur une carte maritime étalée sur son bureau, Elvira marqua un court blanc, réfléchissant. Vous désirez seulement faire votre travail et faire qu'aucun débordement ne soit fatal, me semble-t-il. trancha-t-elle en laissant ses pupilles l'observer calmement à la faible lueur des rayons du soleil qui s'échappaient de sa fenêtre. Votre vision sur comment diriger un peuple de la meilleure façon qu'il soit est pertinente, mais votre manque de fermeté est également tragique.

Silence. Elvira Grey, une fois avoir terminer son verre, s'en resservit un second, usant de gestes lents et calculés à l'avance. Il y avait une chose de certifié, elle prenait un certain plaisir malsain à titiller sa curiosité, ou le faire surenchérir après elle, histoire de cerner d'un peu plus près la personnalité assombrie de cet homme. Bien qu'au fond, elle avait un peu saisit sa manière de penser, et tout portait à croire qu'il serait un des premiers à étroitement surveiller.





    "The way you held me, I knew that this could be. What I've been waiting to find. Darling, look at me, I've fallen like a fool for you ; darling, can't you see, I'd do anything you want me to. I tell myself I'm getting in to deep, then I fall a little farther every time you look at me."
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MessageSujet: Re: I Don't Do Surprises • Pv Elvira   Dim 18 Avr - 7:52

Les yeux sombres du lord étaient toujours face à ses jumeaux azur, un fin sourire satisfait sur ses lèvres. Il était curieux de savoir comment la jeune femme allait tenter de lui démontrer qu'il avait tout intérêt à prendre en considération sa proposition. Un temps. Un silence, durant lequel il n'avait que d'intérêt pour son interlocutrice qui devrait se flatter de cette marque d'attention peu inhabituel de la part de Stamford. Elle ne sembla ne pas en prendre compte puisqu'elle détourna le regard de ce dernier pour aller se préoccuper de l'espace de la pièce. Proximité, mais aussi un besoin constant de montrer sa capacité à tout contrôler. Le brigadier la suivit du regard avant de finalement se déplacer à l'opposé de la pièce pour observer les ouvrages qui composaient la bibliothèque d'Elvira. Ecoutant d'une oreille distraite les propos de la jeune femme. Son regard quant à lui parcourait les reliures des différents ouvrages, la plupart étaient des essais politique ou alors des livres sur le pouvoir, un peu de philosophie, des livres d'histoire, l'histoire d'Angleterre en particulier et d'autres ouvrages sur des sujets divers. Autant de lecture qui n'étonna pas le lors, mais ne semblait en aucun cas instruire son interlocutrice. En effet, la plupart des auteurs qu'elle lisait affirmaient l'inefficacité des régimes répressifs à long terme. Peut-être voulait-elle prouver le contraire par simple esprit de contradiction. Grand bien lui fasse. Peine perdue aussi. La volonté de garder en main seul le pouvoir et la connaissance, fut la chute de nombreux empires. Cependant, il n'imaginait pas un seul instant Elvira vouloir partager l pouvoir, l'idée même de le perdre pourrait la rendre plus cruelle et dans sa chute en mourir. Avant une chute il y a l'ascension, qu'elle semblait tenir à merveille et le moment où l'on se retrouve avec le pouvoir entre les mains. Alors pourquoi, pourquoi s'acharnait-elle à vouloir marchander les conditions avec Stamford. Il était certes un obstacle, mais elle devait garder l'optique qu'une fois sa mission menée à son terme, il partirait et n'en aurait plus rien à faire de ses méthodes et sa manière dont elle gérer la ville. Non, au contraire, elle semblait vouloir absolument qu'il s'en mêle, lui donnant le bâton pour se faire battre. Enfin, s'il commençait avec elle, il n'avait pas fini. Par contre, il n'hésitera pas à critiquer sa politique, comme il ne participera pas à tout ce qui pourrait soutenir sa politique. Elvira avait beau être le gouverneur, c'est à ses supérieurs que le brigadier rendrait des comptes.

Que croire, la question avait déjà sa réponse et l'affirmation de la jeune femme le fit sourire de plus belle, mais il ne se retourna pas vers elle, continuant son observation des lieux. Elle lui disait que de toute façon ni l'un, ni l'autre ne se ferait confiance, alors pourquoi ne pas tout simplement coopérer. L'argumentation du gouverneur se tenait, Stamford l'admettait, curieux de savoir ce qu'il désirait. Elle semblait tant le savoir, qu'elle lui fasse savoir, histoire de voir comment elle l'avait cerné.
_ Vous désirez seulement faire votre travail et faire qu'aucun débordement ne soit fatal, me semble-t-il. Il leva le sourcil, s'arrêtant dans sa contemplation, attendant la suite. Votre vision sur comment diriger un peuple de la meilleure façon qu'il soit est pertinente, mais votre manque de fermeté est également tragique. » Un ange passa. Un éclat de rire s'échappa des lèvres du lord, interrompu par un geste violent de la part de son interlocutrice qui trahissait son mécontentement face à l'hilarité constante du brigadier à chacune de ses interventions. Il se reprit, se tournant vers elle, un léger sourire moqueur sur ses lèvres. Elle qui croyait tant le cerner petit à petit, s'en était en plus éloigné, prenant chacune des paroles du lord comme des menaces et ses critiques, un plaisir malsain de la rabaisser. Il n'était pas venu ici uniquement dans l'objectif de mener une révolution contre elle, ou de lui rappeler que certaine personnes étaient capable de faire front. Non, il était d'abord venu pour réaliser sa mission, nécessitant la coopération du gouverneur de Port Royal et non de se retrouver face au caprice d'Elvira Grey. Il lui avait dit, soulignant que tant qu'il ne voyait rien qui ne lui permettait de soupçonner son lien étroit avec la compagnie elle ne l'aurait pas dans les pattes. Elle le menaçait de débordement, de mort. Que ce soit lui, ses hommes ou toute personne, il le prenait comme un refus de se plier à l'ordre qu'il lui avait remis et s'obstiner a refusé de profiter de ses encourageant à jouer les hypocrites avec lui. Elle préférait lui donner la compagnie sur un plateau d'argent. Soit, ce n'était pas faute de l'avoir prévenu. Se frottant un sourcil, il s'avança, pour se retrouver entre la porte et le bureau de la jeune femme,
_ Vous, ne souhaitez pas de débordement gouverneur. Répliqua t-il dans un ton glaciale qu'il ne s'était pas permis de prendre depuis le début de l'entretiens. Je suis venu ici avec comme seul objectif de mener à terme cette mission, où vous êtes censée avoir le rôle d'arbitre à mes côtés. Hors, vous avez décidé qu'il en soit autrement, qu'à cela ne tienne. Votre incapacité de vous détacher de nos conflits personnels ne fait qu'affirmer votre incompétence à diriger de manière objective cette ville. Je me contenterais de vous remettre mes rapports quotidiens et de vous mettre au courant de mes déplacement ou décision concernant la compagnie ou la marine. J'espère que je n'aurais pas la surprise de voir votre politique se mêler à celle de la compagnie des Indes ou de la marine, toutes deux indépendantes, leur représentant ou gradés devant coopérer avec vous et non se plier à vos caprices. Il marqua une pause, durant laquelle on pouvait presque sentir un vent glaciale. A présent, si vous n’avez rien d’autre à me dire ou me faire savoir. Je compte me retirer pour rencontre le reste de vos collègues. » Droit comme un I, au centre de la pièce, il attendait une réponse de son interlocutrice. Il s’attendait à tout, mais tout particulièrement à la manifestation d’un calme olympien jusqu’à ce qu’il sorte du bureau. Peut-être une menace, qui aurait pour simple but de déstabiliser son discours. Il ne s’en formaliserait pas, c’était de bonne guerre, elle avait besoin de réfléchir, la partie ne faisait que commencer après tout.
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Lady Elvira L. G. GreyG O V E R N O R; ♣ « despote & politicienne manipulatrice »

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« Where are you ? » : quelque part derrière mon arc-en-ciel, à jeter des fleurs partout où je passe. peace&love.
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    'In order to get power and retain it, it is necessary to love power; but love of power is not connected with goodness but with qualities that are the opposite of goodness, such as pride, cunning and cruelty.' - cf. Leo Nikolaevich Tolstoy (quotation)



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MessageSujet: Re: I Don't Do Surprises • Pv Elvira   Mar 20 Avr - 4:53

Sa première réaction, et ainsi, son reflexe premier ; fut d’afficher ce bien-aimé sourire en coin. Les dires du Lord l’amusaient fortement. Elle joua la carte de la discrétion et préféra ne pas retenir ou encore moins rebondir sur chacun de ses dires. Aveugle par ses propres constations, décisions, qui frisaient la perfection à son humble avis, l’opinion de lord Hobbes ne l’offusquait pas, il pouvait la juger injustement autant qu’il le souhaiterait ; elle savait qu’elle faisait très bien son travail. Ecoutant distraitement le discours du noble, Elvira Grey se contenta d’agrandit au fur et à mesure ce rictus à ses lèvres, se faisant délicieusement moqueur et mesquin. Apparemment, le Lord avait décidé de devenir froid. Etonnant, pour Elvira, elle l’avait attendu pendant quelques temps, ce fameux timbre de voix. Elle-même s’y connaissait largement au niveau de la froideur, n’avait-elle pas été froide depuis le début de cet entretien ? C’était ainsi. Les potentiels gêneurs ne méritaient pas qu’elle tente d’être calme, neutre, ou encore douce. Douce – personne n’oserait qualifier Grey de cette manière. Elle était absolument tout, sauf quelqu’un de doux ; surtout lorsque l’on marche sur son soi-disant territoire. Comme le faisait admirablement bien Stamford Hobbes. Croyait-il réellement qu’elle prendrait en note le fait qu’il pourrait peut-être dévier vers ses affaires ? Avait-il cru en l’espace d’un instant, qu’elle lui obéirait bien sagement ? Qu’elle suivrait convenablement ses recommandations ? Justement, c’était l’excitation de l’interdit qui la motivait assez pour décider d’agir selon son humeur dans les jours à venir. De toute manière, ce n’était pas en une semaine qu’une politique autoritaire et durement construite s’assagirait. Et encore moins lorsque la principale concernée, ne le souhaite pas des masses. Non, cet entretien était enrichissant, en un sens. Elvira savait ainsi quelles étaient les limites à franchir, et quelle serait la réaction de son pire ennemi. Enfin, rival, peut-être ? Elle laissait le personnel s’immiscer dans le professionnel ; et cela avait souvent été une faiblesse, en elle-même. La rancune qu’elle vouait tant à cet homme suffisait amplement à aveugler ses jugements, et opter pour la solution qui l’arrangerait le plus. La force. En faite, c’était un jeu. Depuis le départ. Ce qu’elle cherchait réellement, c’était à le tester, comme un enfant de huit ans ferait à ses parents. Lady Grey souhaitait tout simplement de voir jusqu’où pourrait-il aller, et ce qu’il prétendrait faire. Sachant pertinemment bien qu’il ne se gênerait pas de répliquer par la suite. Ainsi allait leur jeu continuel. Basé sur un jeu d’échec ; chacun avançait son pion, esquivait ou non une attaque, puis répondait, inlassablement. Sur ce round-là, il n’y avait pas de grand vainqueur. L’un essayait de se faire comprendre, tandis que l’autre se plaisait à le contredire et n’écoutait que ses propres opinions.

Lady Grey soupira légèrement et fit volte-face, ne décrochant toujours pas son sourire narquois de ses lèvres. Il est vrai qu’un titre d’arbitre lui plaisait bien, mais c’était mauvais, elle risquerait de pencher vers l’un des deux côtés. Incapable d’être d’une neutralité même avec tout le monde. Son sens de la diplomatie était à refaire, peut-être. « Non, il est vrai que je ne le souhaite pas, mais il serait inconcevable, selon moi, de changer une chose en laquelle je crois. Je peux vous écouter, probablement comprendre certains choix, mais je me base sur ce que je vois, notamment. » Elvira scruta un long moment le visage de lord Hobbes, songeuse. Il aurait du se douter, que pour comprendre cette femme, il suffisait de savoir que ce qu’elle disait et ce qu’elle pensait en réalité, étaient complètement opposés. Ce serait mentir que de dire qu’Elvira n’éprouvait pas un petit plaisir personnel à le voir aller plus loin dans ses investigations, ou se mêler à ses actes, légèrement, bien sûr. Elle n’était pas masochiste à ce point. Mais c’était ce qui la pousserait à dévoiler les cartes du jeu, et d’ainsi, obtenir gain de cause. Il est plus facile d’écarter une personne lorsque cette dernière se mêle de certaines choses, car on trouve plus aisément une raison, et des personnes désirant également, cet écartement. « Je ne déclenche pas réellement nos conflits personnels, mon cher, vous, cependant, faites absolument tout pour les voir aveugler un jugement qui ne vous satisfera sans doute jamais. »

D’une mauvaise foi même – bien sûr qu’elle alimentait le feu de la haine, par moments, peut-être pas toujours, mais généralement. Comme si la Royal Navy l’intéressait – non, elle n’était pas assez – modulable. Elvira ne s’intéressait pas au sort de la Navy, elle respecterait l’opinion de Stamford sur ce point, et ne s’en approcherait certainement pas. A part pour lire les quelques fiches qu’il voudra bien lui transmettre. La Navy était un secteur bien trop impersonnel. Cependant, la jeune femme tiqua sur une phrase. Ne pouvait-il donc pas comprendre ? Comment voulait-il que la politique en ville ne se rapproche pas de la Compagnie des Indes, si elle était approximativement semblable ? Elvira avait toujours aimé l’autorité, la dureté, la force et surtout le fait de mener le bateau. Elle n’allait tout de même pas changer radicalement pour opter pour une politique plus « souple » à proprement parlé, offrant de nombreux risques de dérapages, sous ce simple prétexte. En quoi étais-ce un mal, honnêtement ? Les citoyens frissonnaient peut-être, mais au moins, les taux de récidives concernant la Piraterie ou les crimes mineurs avaient incroyablement diminués depuis Grey. Certes, peut-être qu’elle poussait sur certains points, mais ce n’était certainement pas les nobles et les riches qui allaient s’en plaindre. A proprement parlé, pas sans quelques sacrifices. Hors, il est vrai, que dans ce genre de politique, il peut y avoir des inconvénients, comme Hobbes l’avait scrupuleusement fait remarquer. Se faire haïr, être craint, et probablement soumis à des coups d’états envisageables – Elvira Grey avait changé une ville en à peine quelques mois, après avoir constaté la « gentillesse » du feu Gouverneur Swann. Comment imaginer un seul instant, qu’une femme à l’apparence angélique puisse être aussi cruelle ? C’était une facette cachée de sa personnalité, une vraie nature, évidemment. Mais Hobbes, l’avait compris. Elle pensait qu’il l’avait un tantinet cernée, peut-être pas complètement, mais dans certains domaines du moins. Pour preuve, il devait être certain qu’elle ne changerait strictement rien. Enfin, peut-être certaines choses, mais ce serait bien trop mineur pour lui.

Elvira manqua de rire légèrement, à l’entente du mot « caprice » ; oh oui bien sûr, elle aimait particulièrement faire valoir ses choix au détriment de tous les autres, devant les plus grands. Non, c’était bien plus subtil que cela. Elle n’obligeait pas, n’exigeait pas, et ne forçait sans doute pas. Bien au contraire, elle ne faisait que proposer, persuader et convaincre. Tout allait dans l’indirect, avec Elvira Grey. Elle ne dirait jamais une chose en toute franchise, mais préférerait plutôt y aller progressivement, en se voilant de mystère, et suggérant jusqu’à avoir une réponse favorable et positive ; sans donner son humble avis dés le départ. Un semblant d’hypocrisie et de lâcheté. Ce qu’elle aimait par-dessus tout, c’était de voir les autres émettre le même avis qu’elle, sans avoir clairement dit le sien ; ce n’était pas une femme très directe, elle préférait qu’on ne fasse pas le lien avec elle dés le début.

« Auriez-vous finit votre petit discours fort instructif, my lord ? » elle ponctua ce dernier mot de ce petit air sarcastique. A chaque fois que ses lèvres prononçaient cette appellation, cela sonnait étrangement faux à chaque reprise. A croire que le titre de son interlocuteur ne lui plaisait pas tellement. Lord. Il n'en avait pas la trempe, selon Elvira, il était tout le contraire de certains Lords avides et peu scrupuleux ; c'était étrange, un tel contraste. « Vous êtes un homme mystérieux, lord Hobbes, très mystérieux, mais également intéressant. Nous nous reverrons, soyez-en certain. »

On n'oublie pas un visage comme le sien, et encore moins un visage avec autant d'arrogance. Elle préférait jouer la carte de l'hypocrite. Et attendre, car un jour -- les dés finiront par tourner en sa faveur, qui sait ? La lady resta face à la carte maritime, scrutant à peine son interlocuteur ; après lui avoir offert un dernier sourire ironique. Sincèrement, elle espérait vraiment le recroiser le plus rapidement que possible -- elle avait son prochain tour à jouer. Round 2.





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MessageSujet: Re: I Don't Do Surprises • Pv Elvira   Dim 25 Avr - 0:39

Stamford l'écouta, d'une oreille distraite, plus bavarde que tout ses collègues de la compagnie des Indes réunis, elle répétait inlassablement la même chose que certaines têtes dures qui s'étaient rapidement vu descendre de leur piédestal. Si elle voulait être traitée à sa juste valeur, si elle voulait être traité comme les hommes, le lord s'en donnerait à cœur, espérant ne pas entendre après les remarques cinglantes de féministe qu'il connaissait bien. Les femmes voulaient défendre leur capacité à être aussi forte que les hommes, mais souhaiter maintenir des privilèges que leur sexe leur permettait d'avoir. Il fallait choisir. C'était tout simplement l'humble avis de Stamford, qui armé d'une patience à tout épreuve se contenta de laisser un sourire cynique s'affichait au vent des paroles de son interlocutrice qui après avoir eut tout l'intérêt qu'il aurait pu porter à une femme, un membre de la compagnie, à un gouverneur, venait de voir la lumière du projecteur être tiré vers l'extérieur et le reste de la pièce où les dizaine de miroir reflétait son reflet. Pour les narcissique qui aimait voir leur reflet, que l'on préfère celui-ci, n'était pas forcément à leur goût. La mauvaise foi, les manières de la jeune femme, tout, tout avaient le don d’irriter n'importe quelle personne qui n'avait pas pour habitude d'avoir à faire face aux ordres d'une femme. C'était une première pour Stamford aussi, mais contrairement à la plupart des hommes macho, il ne s'arrêter pas au sexe de son interlocuteur. Non, il n'avait jamais été tendre avec l'autorité, bien qu'habitué à coopérer avec les gouverneurs, la jeune femme avait refusé cette éventualité. Grand bien lui fasse, il n'aura pas à se justifié, puisqu'elle ne tenta rien de plus pour le convaincre de faire marche arrière. Si elle avait fait l'effort, peut-être qu'il aurait pu reconsidérer sa décision.

Les choses se passe autrement dans le monde d'Elvira Grey, donc ce monde qui allait devenir celui de Stamford, tout de moins son objet d'étude pour le temps qu'il passera à Port Royal. Ce qui promettait quelque chose d'aussi intéressant que dangereux, parce que l'inconvénient d'être loin du pays, c'est que la compagnie des indes semble bien plus influente qu'ailleurs et que transgressait les règles pour mettre au profit certaines choses semble ne pas effrayait son interlocutrice. Tant mieux pour elle, lui ça ne l'effrayait pas non plus. Il s'était donc lancé dans son speech qui n'eut que l'effet rechercher de la manifestation de l'hypocrisie et l'arrogance de son interlocutrice qui lui confirma certaine choses.
    ▬ Auriez-vous finit votre petit discours fort instructif, my lord ? »
Le sourire cynique de Stamford s'agrandit un peu plus, son interlocutrice cherchait encore où elle pouvait bien frapper pour effacer ce sourire cynique, cessez l'hilarité qu'il exprimait. Le moyen de le faire plier, rien n'y faisait, bien que son égocentrisme était bien présent, il n'était pas aussi facile à touché du doigts, les caprice de la jeune femme ne feraient pas le poids contre les siens et quant à leur arrogance, celle du lord n'avait pas pour base son statut ou son matérialisme. Les coups d'épée dans l'eau de la jeune femme l'amusait, plus que tout et promettait des échanges de plus en plus enflammait dans l'avenir. Elle ne voudra pas craquer, mais le lord ne comptait pas non plus, il faudrait qu'elle frappe fort et vite, parce que pour le moment, le jeu était fait que même s'il n'y avait pas de vainqueur à la fin de cette conversation, il y avait un meneur. Et c'était au tour de la jeune femme de jouer a présent.
    ▬ Vous êtes un homme mystérieux, lord Hobbes, très mystérieux, mais également intéressant. Nous nous reverrons, soyez-en certain. »
Le sourire de Stamford continuait de grandir, il hocha la tête, et d'un ton légèrement moqueur il répondit,
    ▬ Je n'en doute pas. Bonne journée, gouverneur. »
Il tourna les talons, sans autres forme de cérémonie. La coutume aurait voulu qu’il lui lance des compliments similaire, mais voilà bien des années qu’il ne se chargeait plus de rendre la pareille en passant la brosse à reluire sur les bottes de ses interlocuteurs influent. Femme, homme, politique, supérieurs ou autre, l’échange d’amabilité hypocrite ou qui écorchait les lèvres de ses interlocuteur, il n’y répondait plus de rien. Elvira n’était pas l’exception, elle ne méritait de toute façon plus son attention. En sortant de la salle, refermant la porte derrière lui, il crut entendre échapper un juron, peut-être un bruit de l’extérieur, une fenêtre étant ouverte. Il remarqua que plusieurs soldat avaient rapidement repris leur place, évitant le regard soupçonneux du lord que certain eurent envie d’écouter l’échange. Il ne releva rien, se contentant de traverser le couloir sous le regard de certain, à l’extérieur son hôte de la compagnie l’attendait, voyant le sourire satisfait du lord il comprit que la discussion s’était passé comme lui avait dis ce dernier. Il lâcha un soupire. Vous avez fait votre petit numéro Hobbes ? Fut les mots qu’il lâcha en premier lorsque le brigadier fut à sa hauteur et pour toute réponse, il fit part de son attention à rejoindre le port à pied en passant par la ville. Un nouveau juron s’éleva avant que le commodore rentre dans le fort. Welcome in Port Royal.

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