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De vieilles légendes circulent à présent dans les plus sombres ruelles de certaines villes. A Tortuga, les vieux ivrognes témoignent de leur engouement à en savoir bien plus que les autres ; certains parlent, bien trop. Quelque part en mer, se trouve une île, habitée ou non, nul ne le sait. Une seule chose reste certaine, c'est qu'elle reste protégée par un grand navire avec des voiles noires; s'étant comme figé dans le temps. Un équipage maudit et obligé de rester aux bords de cette île, à faire ce devoir, celui de la défendre d'opportuns visiteurs et autres petits curieux.

On raconte qu'ils seraient possédés, maudits ; que la déesse des mers elle-même les auraient condamnés à cette éternelle vie, uniquement consacrée à ce même et lancinant devoir. Les rares personnes s'étant approchés de cet endroit, n'en sont jamais revenus pour le prouver. La Fontaine de Jouvence existe-t-elle réellement?


Une carte mènerait à ce fameux secret, une carte que possèderait le capitaine Jack Sparrow. (more?)

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DÉBUT FÉVRIER 2010 - ouverture du forum, AGAINST THE WORLD.

NEWS DU CINQ MARS 2010 - le forum change de design pour adopter le numéro deux, what we fighting for.
 
NEWS DU VINGT-HUIT MARS 2010 - en cette fin de mois et pour fêter la venue du mois d'avril, la troisième version all we need est mise en place ; n'hésitez pas à donner votre avis sur la troisième version ici même, (:

NEWS DU NEUF AVRIL 2010 - un recensement à été mis en place, et tous les membres sont conviés à signaler leur présence à cet endroit. Pour continuer sur une note plus joyeuse, un concours prévoyant l'emblème de la chronique mensuelle d'ATW est officiellement lancé dans la galerie artistique du forum ; que vous pourrez retrouver en lien direct ici-même; =D Bon courage à tous!

NEWS DU PREMIER MAI 2010 - le forum change de nouveau de design pour adopter sa quatrième version, be prepared ; (:

NEWS DU DEUX MAI 2010 - le recensement du forum étant terminé, les membres ne s'étant pas manifestés ont été supprimé.

NEWS DU VINGT-DEUX JUIN 2010 - nouveau design mit en place, ce dernier en est à sa cinquième version, all i ever wanted is war.

NEWS DU PREMIER OCTOBRE 2010 - après un hiatus, le forum reviens parmi nous, avec une nouvelle version du design (world domination, one step at a time), ainsi qu'une intrigue (inscriptions à cet endroit) ! bon jeu à tous ! /o


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 Don't be such a drama queen <r.Stamford>

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MessageSujet: Don't be such a drama queen <r.Stamford>   Jeu 25 Fév - 12:57


« L'incertitude est l'essence même de l'aventure amoureuse »
OSCAR WILDE ♦️ Aphorismes
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    Meredith en se levant ce matin avait profité des premiers rayons de soleil donnant sur sa chambre pour une fois, fainéanter sous les couvertures, s'offrir un moment d'oisiveté pur. Ce n'était pas dans ses habitudes, mais elle en avait eut envie et elle ne voyait pas où le mal pourrait être à celà. Aussi, elle resta allongée, encore une bonne heure après que le soleil se soit levé sur Port Royal, dans son lit, l'esprit errant dans le lointain, baignant dans un univers ouatté et serein. Quand elle se décida à descendre pour prendre un petit déjeûner, elle trouva son chien lui aussi encore endormi dans son panier, les pattes posées sur son jouet favori. Elle sourit et alla se servir deux bonnes tranches de pain, un peu de lait et de la confiture. Et comme n'importe quel animal l'odeur de la nourriture réveilla le chien qui vint mendier auprès de sa maîtresse. Elle lui laissa un morceau de sa tartine et l'envoya dehors ensuite, il avait de quoi se remplir la panse dans le jardin.
    Cette matinée commençait doucement, comme il fallait s'y attendre elle prenait son temps pour se réveiller totalement. Elle avait presque achevé le nouveau chapitre de son nouveau roman. Son cinquième déjà. Elle ne réalisait pas réellement ce que celà impliquait pour elle, si ce n'est qu'elle avait depuis gagné une sorte de paix intérieure, d'épanouissement personnel qu'elle n'avait jamais pu connaître auparavant, car tout ce qu'on prévoyait pour elle n'était que servitude et vie morne au quotidien. Mariage et enfants, ce n'était pas son idée, sa conception du bonheur. Plutôt le contraire en fait, même si elle concevait totalement que pour d'autres femmes celà puisse l'être, et elle aimait les enfants, mais cette vie là n'était tout simplement pas faite pour elle.

    Une fois son repas terminé, elle s'en alla dans son bureau et s'assit devant son secrétaire où se trouvait ses plumes et ses pages blanches. Certaines giseaient sur le sol, recouvertes de gribouillis, froissées, roulées en boule, raturées, la nuit dernière elle avait été en proie à une crise soudaine d'inspiration, mais visiblement même si la nuit avait été prolixe en écrit, la qualité de ces derniers ne lui avait pas convenue. Et à l'heure à laquelle elle été allé rejoindre son lit, autant dire que l'envie de ranger ce capharnaüm sur le champ ne lui avait même pas paru être envisageable. Et cette fois encore tout resterait ainsi sur le sol pour quelques jours, car pour le moment elle n'était pas d'humeur à ranger. Non, écrire lui conviendrait mieux. Se saisissant de sa plume, elle regarda par la fenêtre la vue offerte sur la ville en contre-bas. La ville elle aussi se réveillait peu à peu, on entendait distraitement le bruit du port, des marchands s'affairant. Reposant le regard sur la page posée devant elle, elle commença à écrire. Et comme bien souvent, une fois happée dans son univers, toute notion de temps lui échappait, et il n'était pas rare qu'elle saute un repas mais celà ne la dérangeait pas. Mais cette fois-ci, il fallait bien qu'elle redescende sur terre à temps, car ce soir elle devait se rendre au théâtre, elle avait pris une place, ils donneraient en représentation une pièce de Shakespeare, Beaucoup De Bruit Pour Rien, une de ses préférées du dramaturge anglais, et celà changeait des pièces plus noires, comme Othello ou Hamlet qu'elle avait déjà pu voir dans son pays natal au Globe Theatre.
    C'est donc près de deux heures avant l'heure fatidique qu'elle stoppa sa main, après avoir écrit près d'une vingtaine de pages qu'elle quitta sa chaise et son secrétaire. Son estomac sembla presque aussitôt lui faire comprendre son mécontentement quant au fait de ne pas avoir reçu son dû en cours de journée. Elle convient alors que la meilleure chose à faire serait de se changer, de revêtir une tenue de circonstance et d'aller dîner en ville avant de se rendre au théâtre ensuite. Elle gagna sa chambre et troqua sa robe rouge, toute simple pour une autre, plus sophistiquée, celle qu'on se devait de porter quand on était une fille comme elle, voulant préserver certaines apparences. Sa robe était dorée, avec des brodures et quelques perles disséminés, mais rien de pharamineux en comparaison à d'autres parures qu'elle avait pu déjà voir porter certaines femmes à Port Royal. Une fois coiffé et parée pour sa sortie, elle s'assura que son chien ai de quoi se nourrir et elle quitta donc sa demeure pour la ville.

    Après dîner, elle flana un peu dans le dédale des rues de la ville, l'obscurité de la nuit naissance englobant peu à peu la ville et ses habitants. Le crépuscule était toujours aussi beau ici. Elle ne saurait dire pourquoi depuis son arrivée ici elle trouvait que comme beaucoup, le fait de se retrouver dans un pareil écrin, une perle perdue au millieu des Caraïbes, tout dans la nature devenait plus beau, plus magique, et pourtant elle avait vu de magnifiques aurores à Londres, et elle aimait sa célèbre "fog" et sa pluie. Mais bon, plutôt pour une fois que de chercher à tout prix de comprendre pourquoi, elle continuait d'avancer vers le théâtre, son sac à la main, le regard furetant ici et là, observant tout ce qui l'entourait. C'était là la source première de son inspiration, l'être humain comme il était vraiment. Mais encor eune fois, à trop se distraire, elle allait arriver en retard, aussi pressa-t-elle le pas. Une fois le seuil franchit, elle rejoignit le hall du théâtre, donna son nom et fut conduite à sa place. Elle avait eut la chance d'obtenir pour elle un balcon privé, par on ne sait quel miracle, mais elle n'allait pas se plaindre, elle aurait une vue imprenable sur la scène.
    Prenant ses aises, elle retira sa cape et son chapeau, prenant place sur la chaise la plus porche de la scène, celle-ci ne commençant que dans dix minutes, elle pouvait prendre un peu de temps pour observer d'un peu plus près la décoration du théâtre. On était bien sûr encore loin du faste londonien, mais pour une colonie britannique bien assez pour en imposer. Ah, l'Homme et son goût pour l'hybris. Depuis toujours on voulait par tous les moyens en imposer, montrer à l'autre sa supériorité quoi qu'il arrive. Mais elle n'était pas là pour analyser la condition humaine, mais se détendre en regardant une comédie. Aussi elle cessa de réflchir, secouant légèrement la tête pour se sortir ces pensées de l'esprit. En détournant la tête sur le côté, entendant derrière elle les gonds de la porte menant à la loge grincés, elle aperçu une silhouette dans l'ombre. Mais ce n'est que quand il pénétra dans la semi-clareté qu'elle pu l'identifier. Hobbes. Elle qui était venue se détendre... Soit, elle n'allait tout de même pas partir comme une voleuse, parce que d'une part elle avait payé sa place et surtout parce que prendre la fuite serait prouver à ce lord qu'il avait raison de clamer haut et fort sa mysoginie. Elle se leva donc, contourna sa chaise et le salua comme il se devait.


    « Lord Hobbes, bonsoir. Il semblerait que nous devions partager cette loge ce soir, quel heureux hasard n'est-il pas? »
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MessageSujet: Re: Don't be such a drama queen <r.Stamford>   Lun 1 Mar - 13:00

    _ Vous aimez le théâtre lord Hobbes ? Le concerné leva le nez vers Spencer, qui repartait en fin d'après-midi pour Londres, voyage cours que le brigadier aurait souhaité rejoindre, mais sa mission à Port Royal n'avait fait que de commencer. Il hocha la tête.
    _ Beaucoup. Comme tout ce qui est art, littérature et autre activité intellectuelle. Pourquoi ?
    _ Pour vous mettre dans la liste des personnes à inviter lors de représentations. Il y en a justement une ce soir...
    _ Shakespear ? »
Le commodore hocha à son tour la tête. "Beaucoup de Bruit Pour Rien" lui avait répondu l'interlocuteur avant de lui tendre l'invitation comme s'il s'attendait à ce qu'il accepte depuis le début. Stamford eu un léger sourire amusé et le remercia, il était rare que les personnes qu'il rencontrait prennent des initiatives de ce genre pour lui. Un coup de chance ou un moyen de lui souhaiter bon courage et que quoi qu'il arrive il avait réussit à le convaincre qu'il faisait les bonnes choses. Malgré des rapports tendus, parfois conflictuel, les deux hommes avaient fini par s'entendre et leurs échanges s'étaient améliorés. Chose rare, mais toujours utile, de toute façon il avait su prendre ses marques dans la ville au grand damne du gouverneur. Qui elle, attendait très certainement le faux pas de sa part. Enfin, il avait donc sa soirée prise pour aller au théâtre, ce qui le réjouissait, il aimait toujours aller en représentation, l'invitation dans la main, il nota qu'il avait son propre balcon qu'il partagerait certainement avec d'autres invités. Situation intéressante pour le solitaire et misogyne qu'il était, cela promettait d'être amusant. Il passa le reste de la journée au bureau à lire des rapports, recevoir des personnes avant de finalement pouvoir retourner chez lui pour se changer. La demeure qui lui servait de logement de fonction était une sublime maison coloniale, trop grande pour lui, il avait même permis à ses domestiques de s'y installer s'ils le désiraient dans certaines chambres. Il ne dormait de toute façon dans aucune d'elles, préférant passer ses nuits dans la bibliothèque où les anciens propriétaires avaient laissé leurs livres et autre. Il n'était pas un patron trop exigeant, voulant être seul, aimant être seul et compter sur ses employés pour prendre soin de la maison et répondre à ses envies comme boire ou manger et supporter ses lubies. Comme par exemple demander l'avis de la femme de chambre sur la politique du gouverneur ou celle du cuisinier sur les livres qu'il lisait. Il avait même disputé des parties d'échecs avec le jardinier et le palefrenier. Il n'avait réellement qu'eux comme compagnon et n'aimait pas se montrer aux soirées des aristocrates et évitait tout ce genre de fréquentions.

Sa montre à gousset lui indiquait un peu avant 19 heures, il descendit dans le hall pour signaler qu'il y allait et salua ses employés avec un léger sourire avant de monter dans la calèche qui s'arrêta au théâtre. Il précisa qu'il rentrerait à pied, le cochet protesta, mais pas très longtemps face au regard et l'obstination de Stamford. Il y avait du monde et du beau monde, il salua quelques têtes connues, ravi d'entendre que s'était dommage qu'il arrivait si tard. Il partirait aussi assez tôt pour éviter de croiser qui que ce soit. Pour le moment personne qui ne voulait pas voir ou débattre avec. Un exploit, il allait pouvoir éviter toute sorte d'échanges plus ou moins houleux et éviter toute hypocrisie. Il venait donc d'échapper à un couple curieux d'avoir son avis sur les rumeurs qui circulaient à son propos, ouvrant doucement la porte de la loge qui grinça légèrement, une fois qu'il s'avança légèrement dans la lumière pour saluer la personne présente celle-ci se leva, c'était la fille de la famille Abercrombie. Voilà qui était plutôt amusant, automatiquement il eut un sourire amusé qui se dessina sur ses lèvres.
    _ Lord Hobbes, bonsoir. Il semblerait que nous devions partager cette loge ce soir, quel heureux hasard n'est-il pas? Il lui fit un baise main avant de hocher la tête.
    _ Heureux je l'ignore, mais c'est en effet un hasard de se retrouver dans la loge d'un théâtre, si loin de notre capitale. Que faites-vous donc à Port Royal Miss Abercrombie ? Je n'ai pas relevé dans la dernière lettre de votre père que vous étiez partie pour de nouvelles perspectives... »
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MessageSujet: Re: Don't be such a drama queen <r.Stamford>   Lun 1 Mar - 18:10

    Le théâtre, Meredith avait toujours énormément apprécié cet art. Bien sûr, elle en connaissait son histoire, et n'approuvait pas que les rôles féminins soient joués par des hommes parce que le sexisme et le séggrégasionisme régnaient encore hélas dans la société actuelle, il y avait des domaines réservés strictement aux hommes, d'autres aux femmes, un des raisons pour lesquelles Meredith avait fui l'Angleterre, pour vivre la vie qu'elle voulait, loin de ces préjugés idiots et obselètes. Amoureuse de Shakespeare depuis son enfance, elle aimait la satire qu'il offrait dans ses pièces, la trahison et l'adultère dans Othello, l'amour inconditionnel et ravageur dans Romeo et Juliet, et bien sûr un caméo de tous les travers humains et ses bons côtés dans la pièce jouée précisemment ce soir au théâtre de la ville. Alors elle n'avait pas hésité une seconde en l'apprenant à prendre une place, après tout celà la divertirait, elle se sentirait moins seule l'espace d'un soir, et elle profiterait de cette sortie pour s'inspirer pour qui sait un prochain roman.

    En effet, si ce soir elle n'était pas chez elle, elle n'aurait pas à se sentir presque une étrangère dans sa propre maison. Celle-ci était grande pour ses occupants, à savoir elle, son chien et sa gouvernante, qui ne venait presque jamais, et bien sûr jamais le soir. Mere était une jeune femme indépendante, mais si elle avait une gouvernante c'était avant tout pour assurer une présence dans la maison quand elle s'absentait ou alors un rempart pour les gens qu'elle ne voulait pas voir. Heureusement, ici ce n'était pas réellement un problème, car tous les habitants de Port Royal ne la connaissaient pas, ou peu, et du coup personne n'apprendrait pour le moment et elle l'espérait encore un autre, son identité d'écrivain. Le fait qu'Elvira elle le sache déjà la dérangeait, elle préférait donc conserver son anonymat encore un moment, pour ne pas être forcée de partir précipitamment le cas échéant, car même si la société évoluait, elle ne voulait pas risquer de tout perdre pour une poignée d'idiots réfractaires à l'idée qu'une femme soit faite pour faire autre chose qu'élever ses enfants et s'assurer que son mari soit satisfait d'elle. Non mais où allait-on si l'on continuait à penser de la sorte?
    Mais elle n'allait pas se lancer sur le sujet ce soir, elle n'était pas là pour faire sa révolution des moeurs mais pour passer un agréable moment au théâtre. En arrivant elle ne put s'empêcher de bien sûr observer tout l'eventail du ghotta de la ville présent ici pour faire acte de présence ou alors se faire voir. Ca pouvait devenir si...oui pathétique était bien le mot. Pathétique dans le sens où elle se demandait vraiment quel sens pouvait avoir une vie comme celle-là, où seul le paraître comptait, que tout était source de parade, de mascarade car même si certains aimaient ce côté m'as-tu vu et étaient ainsi au naturel, d'autres ne portaient là que des masques, un vrai jeu de comédien, approprié vu le lieu me direz-vous. Impossible alors de ne pas trouver une source intarrissable d'inspiration dans ces moments là.

    Une fois arrivée à sa place, elle pu constater en effet qu'elle devrait probablement partager sa loge avec quelqu'un, ce qui ne la dérangeait pas, celà offrait un peu de compagnie, elle se lierait peut-être d'amitié avec quelqu'un, elle était certes plutôt solitaire mais pas associale. Mais elle n'aurait pas l'occasion de faire la connaissance de quelqu'un d'autre, elle retrouvait au contraire une vieille relation de son père. Lord Hobbes. Ils s'étaient connus il y a déjà des années auparavant. Le père de Merry était en effet une relation du lord qui se tenait à présent devant elle, invité régulier de la maison Abercrombie, pour des sessions de débats, entre hommes bien sûr, dans lequelles la présence de la jeune femme été tolérée jusqu'à un certain point. Elle s'était toujours relativement tenue correctement, n'intervenant pas pour exprimer sa vision des choses bien que l'envie ne lui manquait jamais. Mais bien sûr, chassez le naturel, il reviendra toujours au galop. Et ce qui devait finir par arriver arriva. Lors d'une énième soirée où son père et Stamford discutaient autour d'un verre de whisky et d'un cigare, elle s'interposa, à juste titre, même si son père s'était immédiatemment excusé auprès de lui de l'insolence de sa fille. Mais ils avaient ce soir là partagé un débat serré, chacun avançant de bons arguments pour défendre leurs positions. Et depuis ils avaient pris l'habitude de réitérer ce genre de petits intermèdes verbaux.
    Hobbes avait beau avoir bien des traits de caractère qui horripîlait Meredith, il n'en restait pas moins une personne fascinante, une personnalité qu'elle avait cerné plutôt bien, et avec qui malgré leurs échanges plutôt corsés, elle aimait passer du temps. Elle n'était donc pas si fâchée de voir qu'un coup du sort les avaient réunis ce soir dans cette loge de théâtre. Cédant aux coutumes d'usage, après un baise-main pour la saluer, il lui répondit donc. Il ignorait bien sûr qu'elle avait quitté sa terre natale, enfin la réelle raison qui l'avait poussée à partir. Son père devait en effet aussi bien se garder d'en parler autour de lui. Il était donc temps de lui servir comme aux autres son beau mensonge, qui vu son teint pouvait relativement passé pour véridique
    .

    « Père a du oublier ou estimer qu'une telle nouvelle ne constituait pas sujet à nouvelle. Je suis venue ici non pas pour y trouver des perspectives mais pour ma santé. Il semberait à en croire mon médecin que le soleil des Caraïbes soit plus propice pour moi que la rudesse de notre climat britannique. Mais je constate avec plaisir qu'il y aura au moins dans cette ville un visage qui me soit familier. »

    En un sens c'était vrai, voir des visages qu'elle avait l'habitude de cotoyer dans le passé était rassurant, au moins elle ne serait jamais réellement seule ici. Bien sûr, Elvira lui rendait assez souvent visite, mais ce n'était pas pareil. Elle ne saurait vous dire pourquoi savoir Hobbes ici, dans la même ville qu'elle lui réchauffait le coeur. Elle retira donc sa main après, et retourna prendre place sur sa chaise.
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MessageSujet: Re: Don't be such a drama queen <r.Stamford>   Dim 7 Mar - 22:13

Du balcon, on voyait toute la salle, c’était une belle et grande salle du balcon qui surplombait la scène où était monté un décors qui semblait tout à fait honorable pour un théâtre de colonie. Il aperçu des tête connu installés dans les autres loges, il fit même un signe à l’un de ses gradés, invité lui aussi. En bas il y avait aussi beaucoup monde, beaucoup plus mixte que les loges qui étaient occupées par les aristocrates, quelques bourgeois ainsi que des membres de la compagnie des Indes et de la marine royale. Tout le gratin qu’il n’appréciait pas été là, quant au reste de la foule quelques visage familier, mais bon pas plus, car, si en une semaine il avait rencontré la plupart de la classe haute et l’élite de Port Royal, il connaissait beaucoup moins les seconds couteau. De toute manière il ne demandait pas de connaître tout le monde, il préférait passé inaperçu et même si lui connaissait certain membre de l’aristocratie, ces derniers eux ignorait son existence ou alors sa simple réputation. Quand on est représentant de la marine royal et la personne ayant, dès son arrivée provoqué le gouverneur, les nouvelles circulaient rapidement dans la ville. Son regard continuait à circuler dans la foule, il y avait d’un peu de tout et du monde ce qui était plutôt agréable pour la troupe. Le théâtre. Stamford avait l’impression d’être constamment témoin d’une mauvaise pièce. L’hypocrisie était tout de même le masque préféré de la plupart de la population, tant que d’autre prenait celui de la peur et du désespoir. C’était bien triste. Le Lord aimait les étudier, commenter mentalement leur vie et leur allure, parfois même notant par écris certaines choses qui l’avait amusé ou plus peiné. Peut-être un jour finirait-il par écrire réellement quelque chose qui témoignerait de leur vie d’un peu tout le monde qui finalement faisait d’eux des personnes pas si différente des uns des autres. Le tout un peu romancé, comme un roman, d’ailleurs certain auteurs savaient très bien le faire, mêlé réalité et fiction. Lecture qu’il appréciait généralement.
Il était à moitié attentif à la jeune femme dont il tenait toujours la main dans la sienne. Ca ne le déplaisait pas, mais il était peut-être temps qu’il lui rende sa main.
    _ Père a du oublier ou estimer qu'une telle nouvelle ne constituait pas sujet à nouvelle.
    _ Surement... Admis Stamford, légèrement ailleurs, son regard scrutant toujours la salle avec intérêt.
    _ Je suis venue ici non pas pour y trouver des perspectives mais pour ma santé. Il semblerait à en croire mon médecin que le soleil des Caraïbes soit plus propice pour moi que la rudesse de notre climat britannique. Mais je constate avec plaisir qu'il y aura au moins dans cette ville un visage qui me soit familier. »
Le lord sortit de ses pensées lorsqu'elle prononça cette dernière phrase, croisant le regard de son interlocutrice qui retira doucement sa main pour reprendre sa place. Il s'avérait que le brigadier était assez surpris de ce qu'avait dit la jeune femme, tout comme le regard presque chaleureux qu'il avait croisé. Non pas qu'il pouvait être aussi facilement désarçonné, mais Meredith avait toujours eu la faculté de le faire taire. Il n'avait pas réellement l'habitude de ce genre de pseudo compliment et il ne pouvait qu'admettre qu'il était heureux de la voir ici. Restant un instant encore debout, il finit par retirer sa veste avant d'aller s'installer aux côtés de la jeune femme lui chuchotant,
    _ Votre médecin a eu raison, vous êtes rayonnante. Un compliment, sincère, chose rare qui pouvait s’échapper de la bouche de Hobbes, accompagné d’un sourire amusé. Et vous vous plaisez ici ? »
La question, aussi innocente soit-elle ne l’était pas, il voulait le savoir un peu comme se passait la vie à travers le regard de la jeune femme. Son opinion l’avait toujours intéressé, bien qu’elle soit de sexe féminin et qu’ils ne partageaient pas toujours le même avis sur certain sujet. Depuis son arrivé il avait constaté que la vie à Port Royal n’était pas réellement facile. Les lois imposées par le gouverneur étaient strictes, voir un peu trop autoritaire au goût de Stamford. C’était assez intriguant, peut-être même gênant a ses yeux. Lui arrivant parfois de critiquer celles qui encadraient la ville de Londres, à côté, il avait l’impression d’avoir quitter un régime plus juste. Mais cela faisait quelques années qu’il n’avait plus réellement confiance en la justice de son pays qui, malgré le nouveau régime stable, continuait de favorisait les plus puissant et riche. Et ce dans tous les milieux. Il n’avait pas forcément envie de discuter de sujet qui fâche ou qui pouvaient rapidement l’enflammer. En parler avec Meredith pouvait tout de même s’avérait plutôt intéressant, connaître un nouvel avis d’une femme issue la bourgeoisie. Elle avait toujours su être pertinente, clair dans ses propos et faire preuve d’un certain recul, qu’il pouvait avoir, mais pas toujours. Donc autant profiter de la présence de celle-ci pour en discuter, même s’ils étaient au théâtre. Il arrivait que le lord sache baisser les armes.
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